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Photographie aviation : Air Transat A321neo à Québec

Air Transat Airbus A321neo à Québec
Air Transat Airbus A321neo à Québec

Aujourd’hui, la pluie et le brouillard nuisent aux opérations de l’aéroport international Jean-Lesage de Québec (CYQB). C’est à peine si les avions ont le droit de décoller ou atterrir. Mais le capitaine de ce vol d’Air Transat décide de procéder, car la météo le permet encore pour une courte période.

En écoutant le balayeur de fréquences, on comprend que le gros porteur décollera de la piste 06. Cette dernière étant mouillée, il n’est pas question de prendre l’appareil en photo au moment de la poussée des moteurs : on ne verra que de l’eau projetée. Il faut donc se concentrer sur l’A321neo pendant qu’il circule lentement.

Conseils photographiques

Comme le ciel ne présente rien de bien captivant à cause de son gris uniforme, il devient impératif de trouver autre chose pour dynamiser la scène. Les lumières de piste feront l’affaire. En les incluant au premier plan de la photo, elles ajoutent de la vie et encadrent l’appareil qui entre sur la piste.

J’évite de prendre l’avion directement de côté ou de l’arrière, car l’effet est un peu statique. L’entrée en angle sur la piste comporte un intérêt supplémentaire. De plus, il n’est pas nécessaire de montrer tout le fuselage de l’Airbus pour obtenir un bon cliché.

Avec seulement un ciel gris uniforme, une partie de l’avion et quelques lumières de piste, il devient alors possible de produire un cliché présentant davantage de dynamisme.

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Photographie aviation et conditions météo extrêmes pour le Québec.

Air Canada 777-300ER au décollage de l'aéroport international Jean-Lesage de Québec.
Air Canada 777-300ER au décollage de l’aéroport international Jean-Lesage de Québec.

Durant l’été 2025, beaucoup de gros porteurs qui devaient se poser à l’aéroport de Montréal ont dû se dérouter vers l’aéroport international Jean-Lesage de Québec (CYQB). En effet, de très nombreuses lignes d’orages ont nui aux arrivées et départs dans les principaux aéroports de la province de Québec.

La météo extrême qui se trouvait dans l’ouest s’est déplacée graduellement vers l’est. Cela a eu l’effet de retarder et même d’annuler le départ de bien des avions à Québec.

Quand la majeure partie des orages ont finalement passé l’aéroport de Québec en soirée, un Boeing 777-300ER d’Air Canada est décollé de la piste 24 pour ramener ses passagers vers Montréal.

En arrière-plan, on aperçoit des avions d’Air Transat. On note aussi le logo de Swiss Air sur un Airbus A330-343. Il provenait de Zurich et a lui aussi été dérouté vers Québec, de même qu’un Boeing 777-228LR d’Air France et quelques autres.

Ci-dessous, on observe le Boeing 777-300ER en train d’effectuer le plein en carburant à un moment où la météo extrême n’atteint pas encore au-dessus de l’aéroport. Deux camions-citernes de la compagnie Avjet se tiennent près de l’appareil. La hauteur de chaque camion est inférieure au diamètre interne des moteurs du Boeing. Pendant plusieurs années, cet appareil détenait le record des plus gros moteurs sur un avion civil. Désormais, c’est le Boeing 777X qui lui ravit la palme.

B777-300ER de Air Canada au ravitaillement à Québec CYQB
B777-300ER de Air Canada au ravitaillement à Québec CYQB

Technique de photographie

Les deux photos ont nécessité certains compromis. Tout fonctionne si on accepte d’être totalement détrempé et de travailler les deux pieds dans l’eau le long d’une clôture de métal en présence d’éclairs ici et là. Pour quelques photos, la session a duré deux heures.

J’ai pris les clichés à partir d’un trou dans la clôture aéroportuaire. Mon objectif Canon EF 300 mm f/2.8 L IS II USM était protégé par un sac de plastique bien serré autour du pare-soleil.

Un balayeur de fréquences fournissait les informations quant à la circulation aérienne. Un contrôleur a signifié à un pilote d’Air France qu’une telle situation de déroutement d’aéronefs lors de météo extrême ne s’était pas vue depuis plusieurs années.

J’ai réglé mon appareil-photo plein format pour ne prendre que des clichés avec la fonction RAW. La mise au point s’effectuait avec le mode SERVO. J’ai réduit la profondeur de champ de façon à optimiser la vitesse et limiter la grosseur du grain photographique (ISO).

Dans la sélection des clichés, j’ai préféré celui où l’on aperçoit le Boeing au décollage, mais où le logo de la compagnie suisse demeure toujours visible. Il convenait de souligner la présence de l’appareil à Québec. Cliquez sur le lien pour d’autres photos reliées à l’aviation sur mon blogue. Il y a également un menu déroulant avec plusieurs galeries de clichés dédiés aux avions.

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Photographie aviation : Le Dash 8-400 de PAL Airlines à Québec.

Le Dash 8-400 est connu aussi sous le terme DH8D ou Q400 (Q étant pour « quiet »). On le voit ici au seuil de la piste 29 à l’aéroport international Jean-Lesage de Québec. Il est en attente d’autorisation de décollage.

Avion DH8D de PAL Airlines DH8D et Saab-340B de Pascan à l'aéroport international Jean-Lesage de Québec.
Avion DH8D de PAL Airlines DH8D et Saab-340B de Pascan à l’aéroport international Jean-Lesage de Québec.

Technique de photographie

J’effectue la mise au point sur l’arrière de l’appareil. La profondeur de champ limitée embrouille le reste de l’image. La vitesse d’obturation se situe entre 1/80 et 1/125, de façon à ne pas fixer les hélices. Cela donne une photo plus dynamique.

L’avion étant de dos, l’intérêt demeure tout de même restreint, à moins qu’il se passe quelque chose de spécial. Le balayeur de fréquences indique qu’un Saab-340B (SF32) de la compagnie Pascan décollera sous peu de la piste 24. Avec un peu de chance, je pourrai le capturer et l’inclure dans le cliché du Q400.

Quelques secondes plus tard, l’appareil entre dans le champ de vision de l’objectif. Il s’agit de le saisir pendant qu’il est encore vis-à-vis des vapeurs d’essence des moteurs. J’ai pris quelques photos et conservé celle avec la meilleure composition photographique.

Ci-dessous se trouve une photo d’un appareil d’Air Canada Rouge au décollage de la 24 après une bonne averse.

Un Airbus d'Air Canada Rouge décolle sur une piste mouillée de l'aéroport international Jean-Lesage de Québec.
Un Airbus d’Air Canada Rouge décolle sur une piste mouillée de l’aéroport international Jean-Lesage de Québec.

Cette fois-ci, pas question de limiter la vitesse d’obturation à 1/125. L’avion n’ayant pas d’hélices, on peut choisir 1/1000 sans se tromper. Pour plus de dynamisme, on attend que le nez de l’avion commence à lever. On conserve également une longue traînée d’éclaboussures d’eau.

Enfin, il est souvent préférable de montrer un peu de paysage à l’avant-plan pour mieux situer l’appareil dans son environnement.

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Photographie et aviation : l’Antonov An 124-100M à Québec.

Antonov An 124-100M au sol à l'aéroport international Jean-Lesage de Québec (CYQB)
Antonov An 124-100M au sol à l’aéroport international Jean-Lesage de Québec (CYQB)

Nous avons eu droit à une belle surprise cette semaine à l’aéroport international Jean-Lesage de Québec (CYQB). En effet, un avion-cargo Antonov An 124-100M qui devait atterrir à Montréal a dû changer de destination. La raison en serait le Grand Prix de Formule 1 de Montréal.

Sur 55 avions de ce modèle construits dans les années 1980, il n’en reste que 26 en service dans le monde. L’Antonov 124 peut emporter une charge 17 % supérieure à celle du C-5A Galaxy.

J’ai pris la première photo en plan rapproché pour faire ressortir l’énormité de l’appareil par rapport à un humain. On note également le logo « Be brave like Kharkiv » sur le nez de l’avion, en référence à la guerre entre l’Ukraine et la Russie.

Antonov AN 124-100M au départ de l'aéroport international Jean-Lesage de Québec (CYQB) pour Harrisburg (KMDT) aux États-Unis.
Antonov AN 124-100M au départ de l’aéroport international Jean-Lesage de Québec (CYQB) pour Harrisburg (KMDT) aux États-Unis.

Conseils photographiques

L’appareil a effectué un décollage de la piste 24 en direction de Harrisburg (KMDT) en Pennsylvanie. La piste étant mouillée, un photographe positionné au seuil de la 24 pour observer le décollage n’aurait vu que de l’eau soulevée par les réacteurs.

Les seuils des pistes 06 et 29 représentaient donc un excellent choix. La 29 autorisait une belle photo de côté sans contaminants visuels. Curieusement, alors que de nombreux amateurs de photographie étaient massés près des seuils de la 06 et de la 24, j’étais seul près de la 29. Cela a permis d’obtenir un cliché sous un angle original.

L’avion-cargo étant passablement éloigné de ma position, j’ai utilisé un téléobjectif Canon 70-200 mm f2.8L IS II USM. Une vitesse d’obturateur acceptable pour éviter le flou de bougé a nécessité de sacrifier la profondeur de champ.

Les 50,6 mégapixels du capteur plein format ont ensuite permis de recadrer le sujet suffisamment sans compromettre la qualité de la photo.

Technique de photographie

Une bonne session de photographie va de pair avec une planification appropriée. On peut écouter la fréquence sol 121.9, tour de contrôle 118.65 et terminal 127.85 pour améliorer les chances de succès.

Un cellulaire permet d’utiliser l’application Flightradar24 (pour les arrivées et départs prévus et les trajectoires actuelles). Flightaware  représente aussi un excellent choix. Le cellulaire sert aussi pour connaître les fermetures de route qui empêcheraient de se rendre à l’endroit désiré autour de l’aéroport. Il nous renseigne également sur la météo actuelle et les prévisions météorologiques. Au Canada, le site AWWS représente une mine d’informations pour les férus d’aviation.

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Simulation de vol

Tour du monde en simulation de vol (6)

La sixième étape de ce tour du monde en simulation de vol se poursuit avec un voyage entre l’aéroport de Molde (ENML) et celui de Sandane/Anda (ENSD) dans le sud de la Norvège.

Prêt pour le départ de l'aéroport virtuel de Molde (ENML) vers l'aéroport virtuel de Sandane (ENSD).
Prêt pour le départ de l’aéroport virtuel de Molde (ENML) vers l’aéroport virtuel de Sandane (ENSD).

La destination ne peut accueillir un jet privé tel que le Cessna Citation Longitude, car la piste 08/26 n’est longue que de 3182 pieds. La location d’un bon vieux bimoteur léger repeint cent fois s’avère nécessaire pour le trajet, en espérant que les moteurs tiennent le coup.

En route vers l'aéroport virtuel de Sandane (ENSD) en Norvège avec Microsoft Flight Simulator.
En route vers l’aéroport virtuel de Sandane (ENSD) en Norvège avec Microsoft Flight Simulator.

Les montagnes de Norvège s’offrent à nous et l’ascension se poursuit progressivement pour être certain que les sommets les plus élevés le long de la route ne poseront pas de problèmes.

L'outil Navigraph pour la simulation de vol et la carte VFR de ENML vers ENSD.
L’outil Navigraph pour la simulation de vol et la carte VFR de ENML vers ENSD.

Ci-dessus, une vue du tableau de bord de l’appareil en montée avec une carte de la compagnie Navigraph indiquant le trajet effectué en vol visuel. La météo virtuelle est intégrée en temps réel à chaque fois qu’un nouveau bulletin météorologique est émis par une station d’observation au sol à travers le monde.

Vue des montagnes norvégiennes à partir du siège du capitaine.
Vue des montagnes norvégiennes à partir du siège du capitaine.
Soleil du matin dans les montagnes norvégiennes avec Microsoft Flight Simulator.
Soleil du matin dans les montagnes norvégiennes avec Microsoft Flight Simulator.

Une autre vue du soleil levant qui donne vie au magnifique paysage montagneux de la Norvège.

Approche pour l'aéroport virtuel de Sandane en simulation de vol.
Approche pour l’aéroport virtuel de Sandane en simulation de vol.

Nous sommes maintenant pratiquement rendus à destination. L’avion se trouve en base gauche pour la piste 08 de l’aéroport de Sandane/Alda.

Virage en finale pour la piste 08 de l'aéroport virtuel de Sandane (ENSD) in Norway.
Virage en finale pour la piste 08 de l’aéroport virtuel de Sandane (ENSD) in Norway.

Au-dessus du Innvikfjorden https://www.shutterstock.com/fr/search/innvikfjorden encore gelé, le dernier virage s’effectue pour stabiliser l’appareil en finale piste 08. En courte finale, on note une falaise immédiatement près du seuil 08 et également un léger dénivellement dont il faut tenir compte pour l’atterrissage.

Vue de l'aéroport virtuel de Sandane (ENSD) avec Microsoft Flight Simulator.
Vue de l’aéroport virtuel de Sandane (ENSD) avec Microsoft Flight Simulator.

Ci-dessus, une vue de l’aéroport virtuel de Sandane/Alda (ENSD) lorsque l’on utilise le logiciel Microsoft Flight Simulator. Il n’y a pas de marge pour l’erreur, les deux seuils de piste étant bordés par une falaise et une étendue d’eau.

L'aide au stationnement est offerte à l'aéroport virtuel de Sandane (ENSD) en Norvège.
L’aide au stationnement est offerte à l’aéroport virtuel de Sandane (ENSD) en Norvège.

Le service à l’aéroport est excellent. Deux employés attendent notre arrivée pour nous aider à stationner l’appareil.

Sandane est connue pour ses panoramas magnifiques, ses cascades, son glacier Briksdalsbreen  et ses randonnées équestres. Le village est blotti à l’intérieur des terres du Gloppe Fjord. Si vous y voyagez en été, vous devez vous préparer à des précipitations tout de même importantes.

Le prochain vol s’effectuera entre Sandane et Stockholm-Bromma (ESSB) en Suède avec un Beechcraft King Air 350I qui n’a pas volé depuis longtemps. Nous devrons survoler les hautes montagnes du Jostedalsbreen Nasjonalpark avant d’atteindre notre destination.

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Roman graphique et bandes dessinées

Warbirds : B-25 Mitchell : Tonnerre sur Tokyo

Bande dessinée de la série Warbirds: B-25 Mitchell - Tonnerre sur Tokyo
Bande dessinée de la série Warbirds: B-25 Mitchell – Tonnerre sur Tokyo

Cette bande dessinée publiée en 2023 constitue la troisième de la série Warbirds, aux éditions Soleil.

Le 18 avril 1942, quelques mois après le raid sur Pearl Harbor, seize bombardiers B-25B Mitchell décollent du nouveau porte-avions Hornet pour une attaque-surprise sur cinq villes japonaises. Il s’agit en fait d’une mission connue sous le nom de « Raid Doolittle ».

Ces machines qui ne sont pas conçues pour opérer à partir d’un porte-avions ne pourront rejoindre leurs cibles et revenir à bon port en sécurité, faute de carburant suffisant. Tous les pilotes en sont parfaitement conscients et se portent volontaires.

La flotte de seize appareils, commandée par Jimmy Doolittle, atteint avec succès son objectif visant à semer la confusion chez l’adversaire et montrer que le Japon demeure vulnérable pour des attaques-surprises. Les Japonais se demandent comment des bombardiers américains ont pu atteindre et frapper leur pays ? D’où sont-ils décollés ? Ils savent bien que les B-25 Mitchell ne sont pas conçus pour décoller d’un porte-avions et qu’ils demeurent incapables de s’y poser.

Le génie de l’intervention tient à la combinaison de multiples décisions très risquées qui, ensemble, surprennent l’ennemi. Premièrement, faute de pouvoir faire atterrir les avions sur le Hornet, on les installe avec une grue, en sachant bien que jamais ils ne reviendront sur le navire.

De plus, on entraîne les commandants de bord à décoller sur des distances impensables pour eux, au moyen d’une technique poussée à l’extrême. Le déplacement rapide du vaisseau améliore la composante de vent de face si indispensable pour des manœuvres aussi périlleuses.

Les pilotes doivent faire preuve d’une très grande maîtrise pour respecter la trajectoire de départ sur une plateforme qui bouge de gauche à droite en pleine tempête. On doit absolument éviter les bâtiments sur le côté du Hornet et l’écart disponible entre le bout de l’aile et la tour du navire ne dépasse pas deux mètres. Malgré tous les obstacles, l’ensemble des B-25 réussit à décoller. Ce sera une mission sans retour vers le Japon.

Doolittle pilote le premier B-25 qui décollera du porte-avions. Il ne bénéficie que d’une très petite portion du pont pour s’exécuter, car il y a encore quinze autres bombardiers qui attendent leur tour pour s’envoler. Le deuxième pilote à quitter le pont évite de justesse un amerrissage, alors que l’appareil s’enfonce légèrement et qu’une roue du train d’atterrissage touche à l’eau. Mais l’avion gagne juste assez de vitesse pour demeurer en l’air.

Les bombardiers et équipages connaissent des sorts différents, une fois les pilonnages effectués sur les objectifs japonais. Les auteurs concluent ainsi : « Le raid détruisit 112 bâtiments et fit 87 morts, en environ 6 minutes. […] La destruction de 15 des 16 B-25, incapables de rejoindre un terrain chinois pour s’y poser, fut tout de même à déplorer, le 16e B-25 ayant atterri sans encombre en URSS. À déplorer aussi la mort accidentelle de trois aviateurs (avions 3 et 6) et la capture de 8 autres (avions 6 et 16) par les Japonais, dont 4 ne revinrent jamais au pays, 3 ayant été exécutés comme “criminels de guerre” et le 4e étant mort en captivité. Bien pire encore, les Japonais se vengèrent des Chinois, qui avaient aidé tous les aviateurs survivants, en organisant le massacre d’environ 250 000 civils dans les provinces du Zhejiang et du Jiangxi alors sous leur contrôle. Ce qui laissera des traces… ».

Des tests d’atterrissage et de décollage sur un autre porte-avions, le Forrestal, ont aussi été effectués des décennies plus tard avec un C-130 Hercules. J’ai tenté de reprendre l’expérience en simulation de vol. Le vol se trouve dans la section « vols virtuels exigeants » de mon blogue. Le Forrestal n’étant pas disponible sous forme virtuelle, je me suis servi du porte-avions USS Enterprise.

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Titre : Warbirds : B-25 Mitchell : Tonnerre sur Tokyo

Auteurs : Richard D. Nolane et Vladimir Aleksic

Éditions : Soleil/D. Nolane/Aleksic

ISBN : 978-2-302-09745-2

© 2023

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Pionniers de l'aviation

Livres : Our Transatlantic Flight.

Notre vol transatlantique, par Sir John Alcock et Sir Arthur Whitten Brown
Notre vol transatlantique, par Sir John Alcock et Sir Arthur Whitten Brown

Je prends la liberté de traduire la version anglaise du texte publié sur mon site web.

Avant 1949, Terre-Neuve s’appelait Dominion of Newfoundland et faisait partie du British Commonwealth. En 1949, Terre-Neuve et Labrador est devenue une province du Canada.

Le premier vol direct sans escale en direction est à traverser l’Atlantique.

Le livre « Our transatlantic flight » raconte le vol historique qui a été accompli en 1919, juste après la Première Guerre mondiale, de Terre-Neuve vers l’Irlande. Il y avait un prix de 10,000 £ offert par Lord Northcliffe  en Grande-Bretagne pour quiconque réussirait le premier vol sans escale en direction est à travers l’Atlantique.

Un triomphe pour l’aviation britannique

Sir John Alcock et Sir Arthur Whitten Brown  , respectivement pilote et navigateur, ont écrit l’histoire de leur vol historique dans ce livre publié en 1969. Les citations suivantes proviennent des pilotes eux-mêmes : «  Pour la première fois dans l’histoire de l’aviation, l’Atlantique a été traversé en ligne directe, lors d’un vol sans escale qui a duré 15 heures 57 minutes. » (p.13) « Le vol fut un triomphe pour l’aviation britannique; le pilote et le navigateur étaient tous les deux Britanniques, l’avion était un Vickers-Vimy et les deux moteurs étaient fabriqués par Rolls-Royce. » (p.13)

Sir John Alcock et Sir Arthur Whitten Brown
Sir John Alcock et Sir Arthur Whitten Brown

Comme pour toutes les grandes réalisations humaines, une très bonne planification de vol et un peu de chance ont été nécessaires pour faire de ce vol un succès. S’il y avait une panne moteur pendant le vol, même si la planification était excellente, il n’y aurait qu’un seul résultat: la descente vers la mer.

Pour se rendre à Terre-Neuve en préparation pour le vol historique, Alcock et Brown montèrent à bord d’un navire en Angleterre, initialement à destination d’Halifax. Ils se dirigèrent ensuite vers Port aux Basques et arrivèrent finalement à St.John’s. Là, ils rejoignent un petit groupe d’aviateurs britanniques arrivés quelques jours auparavant et qui se préparaient également pour la compétition. « Les soirées se déroulèrent principalement à jouer aux cartes avec les autres concurrents à l’hôtel Cochrane, ou à visiter les cinémas voisins. St.John’s elle-même nous accueillit très bien. »(P.60)

Le transport maritime fût utilisé pour transporter le biplan Vickers-Vimy à Terre-Neuve le 4 mai. Il fût ensuite assemblé. « Les journalistes représentant le Daily Mail, le New York Times et le New York World nous apportèrent souvent leur aide lorsque des effectifs supplémentaires étaient nécessaires. »(P.61).

Pendant la construction de l’avion, de plus en plus de visiteurs venaient sur le site. Brown écrit: « Bien que nous n’éprouvions aucun souci tant que la foule se contentait de regarder, nous devions surveiller pour éviter les petits dommages. Tester la fermeté du tissu avec la pointe d’un parapluie était un passe-temps favori des spectateurs […]. »(P.61)

Le Vickers-Vimy est réassemblé à Quidi Vidi, à Terre-Neuve.
Le Vickers-Vimy est réassemblé à Quidi Vidi, à Terre-Neuve.

Il fut difficile de trouver un terrain qui pourrait être improvisé en aérodrome: « Terre-Neuve est un endroit hospitalier, mais ses meilleurs amis ne peuvent pas prétendre qu’il est idéal pour l’aviation. L’ensemble de l’île n’a aucun terrain qui pourrait être transformé en un aérodrome de première classe. Le quartier autour de St.John’s est particulièrement difficile. Une partie du pays est boisée, mais pour l’ensemble, il présente une surface onduleuse et sinueuse sur laquelle les avions ne peuvent pas rouler avec un quelconque degré de douceur. Le sol est mou et parsemé de rochers, car seule une couche mince de terre recouvre la couche rocheuse. Un autre handicap est la prévalence de brouillards épais qui avancent vers l’ouest depuis la mer. »(P.59)

Ils ont testé l’avion en vol le 9 juin à Quidi Vidi. Pendant le court vol, l’équipage a pu apercevoir des icebergs près de la côte. Ils ont fait un deuxième essai le 12 juin et ont constaté que l’émetteur causait constamment des problèmes. Mais, au moins, les moteurs semblaient fiables …

Le départ

Les deux hommes quittèrent Terre-Neuve le 14 juin 1919. Afin de combattre l’air froid en vol, ils portaient des vêtements chauffés électriquement. Une batterie située entre deux sièges fournissait l’énergie nécessaire.

Le Vickers-Vimy décolle de Terre-Neuve en 1919.
Le Vickers-Vimy décolle de Terre-Neuve en 1919.

Le décollage court fut très difficile en raison du vent et de la surface accidentée de l’aérodrome. Brown écrit : « Plusieurs fois, j’ai retenu mon souffle, de peur que le dessous de l’avion ne heurte un toit ou une cime d’arbre. Je suis convaincu que seul le pilotage intelligent d’Alcock nous a sauvés d’une catastrophe si tôt dans le voyage. »(P. 73)

Il leur a fallu 8 minutes pour atteindre 1000 pieds. À peine une heure après le départ et une fois au-dessus de l’océan, le générateur est tombé en panne et l’équipage a été coupé de tout moyen de communication.

Au fur et à mesure que l’avion consommait de l’essence, le centre de gravité changeait et comme il n’y avait pas de compensation automatique sur la machine, le pilote devait exercer une pression permanente vers l’arrière sur la commande de contrôle.

Voler dans les nuages, le brouillard et la turbulence.

Pendant ce vol dans les nuages ​​et le brouillard, Brown, n’ayant quasiment pas de moyens pour faciliter la navigation, a eu de réels problèmes pour estimer la position de l’avion et limiter les erreurs de vol. Il a dû attendre une altitude plus élevée et que la nuit vienne pour améliorer ses calculs : « J’attendais impatiemment la première vue de la lune, de l’étoile Polaire et d’autres vieux amis de chaque navigateur. »(P.84). Le brouillard et les nuages ​​étaient si épais qu’ils « coupaient parfois de la vue des parties du Vickers-Vimy. »(P.95)

Sans instruments appropriés pour voler dans les nuages, ils comptaient sur un « compte-tours » pour établir la vitesse de montée ou de descente. C’est assez éprouvant. « Une augmentation soudaine des révolutions indiquait que l’avion plongeait; une perte soudaine de régime montrait qu’il grimpait dangereusement. »(P.176)

Mais cela ne suffit pas. Ils durent également faire face à des turbulences qui secouaient l’avion alors qu’ils ne pouvaient rien voir à l’extérieur. Ils devinrent désorientés : « L’indicateur de vitesse fonctionnait mal et de fortes secousses m’empêchaient de tenir notre cap. La machine tanguait d’un côté à l’autre et il était difficile de savoir dans quelle position nous étions vraiment. Une vrille fut le résultat inévitable. D’une altitude de 4 000 pieds, nous avons rapidement tournoyé vers le bas. […]. Mis à part les changements de niveaux indiqués par l’anéroïde, seul le fait que nos corps étaient fermement pressés contre les sièges indiquait que nous tombions. Comment et à quel angle nous tombions, nous ne le savions pas. Alcock essaya de ramener l’avion en vol rectiligne, mais échoua parce que nous avions perdu tout sens de ce qui était horizontal. J’ai cherché dans tous les sens un signe extérieur, et je n’ai vu qu’une nébulosité opaque. »(P.88)

« Ce fut un moment de tension pour nous, et quand enfin nous sommes sortis du brouillard, nous nous sommes retrouvés au-dessus de l’eau à un angle extrêmement dangereux. La huppe blanche des vagues était trop près pour être à l’aise, mais un rapide aperçu de l’horizon m’a permis de reprendre le contrôle de l’engin. »(P.40).

Le dégivrage d’une jauge installée à l’extérieur du cockpit.

La neige et le grésil  continuaient de tomber. Ils ne réalisèrent pas à quel point ils avaient eu de la chance de continuer à voler dans un tel temps. De nos jours, il existe de nombreuses façons de déloger la glace d’une aile pendant que l’avion est en vol. Voici ce que Brown dit de leur situation : « […] Les côtés supérieurs de l’avion étaient entièrement recouverts d’une croûte de grésil. La neige fondue s’enfonça dans les charnières des ailerons et les bloqua, de sorte que pendant environ une heure la machine eut à peine un contrôle latéral. Heureusement, le Vickers-Vimy possède une grande stabilité latérale inhérente; et, comme les commandes de gouvernail de direction n’ont jamais été obstruées par le grésil, nous avons été capables de maintenir la bonne direction. »(P.95)

Après douze heures de vol, la vitre d’une jauge située à l’extérieur du cockpit est devenue obscurcie par l’accumulation de neige collante. Brown dû s’en occuper pendant qu’Alcock volait. « La seule façon d’atteindre la jauge était de sortir du cockpit et de m’agenouiller sur le dessus du fuselage, tout en agrippant une traverse pour maintenir mon équilibre. […] Le violent afflux d’air, qui avait tendance à me pousser en arrière, était un autre inconfort. […] Jusqu’à la fin de la tempête, une répétition de cette performance, à des intervalles assez fréquents, a continué d’être nécessaire. »(P.94)

Afin de sauver leur peau, ils ont éventuellement exécuté une descente de 11 000 à 1 000 pieds et dans l’air plus chaud les ailerons ont recommencé à fonctionner. Alors qu’ils continuaient leur descente en dessous de 1000 pieds au-dessus de l’océan, ils étaient toujours entourés de brouillard. Ils ont dû faire du vol à basse altitude extrême : « Alcock laissait l’avion descendre très graduellement, ne sachant pas si le nuage s’étendait jusqu’à la surface de l’océan ni à quel moment le train d’atterrissage de l’engin pourrait soudainement toucher les vagues. Il avait desserré sa ceinture de sécurité et était prêt à abandonner le navire si nous heurtions l’eau […]. »(P.96)

L’arrivée

Le vol transatlantique se termine en Irlande dans un marais.
Le vol transatlantique se termine en Irlande dans un marais.

Au départ, personne en Irlande ne pensait que l’avion était arrivé d’Amérique du Nord. Mais quand ils ont vu des sacs postaux de Terre-Neuve, il y a eu « des acclamations et des poignées de main douloureuses » (p.102)

Manchette principale du Sunday Evening Telegraph en 1919.
Manchette principale du Sunday Evening Telegraph en 1919.

Ils furent acclamés par la foule en Irlande et en Angleterre et reçurent leur prix de Winston Churchill.

John Alcock célébré par la foule
John Alcock célébré par la foule
Winston Churchill présente le chèque du Daily Mail aux deux pilotes.
Winston Churchill présente le chèque du Daily Mail aux deux pilotes.

Leur record resta incontesté pendant huit ans jusqu’au vol de Lindbergh en 1927.

Le futur des vols transatlantiques.

Vers la fin du livre, les auteurs risquent une prédiction sur l’avenir du vol transatlantique. Mais l’aviation a fait un tel progrès en très peu de temps que, inévitablement, leurs réflexions sur le sujet sont devenues obsolètes en quelques années. Voici quelques exemples :

« Malgré le fait que les deux premiers vols outre-Atlantique ont été effectués respectivement par un hydravion et un avion, il est évident que l’avenir du vol transatlantique appartient au dirigeable. »(P.121)

« […] Le type d’avion lourd nécessaire pour transporter une charge économique sur de longues distances ne serait pas capable de faire beaucoup plus que 85 à 90 milles à l’heure. La différence entre cette vitesse et la vitesse actuelle du dirigeable de 60 milles à l’heure serait réduite par le fait qu’un avion doit atterrir à des stations intermédiaires pour le ravitaillement en carburant. »(P.123)

« Il n’est pas souhaitable de voler à de grandes hauteurs en raison de la basse température; mais avec des dispositions appropriées pour le chauffage, il n’y a aucune raison pour qu’un vol à 10,000 pieds ne devienne pas commun. »(P.136)

L’ère de l’aviation.

Il y a une courte section dans le livre sur « l’ère de l’aviation ». J’ai choisi deux petits extraits concernant l’Allemagne et le Canada :

À propos des excellents Zeppelins allemands : « Le nouveau type de Zeppelin — le Bodensee — est si efficace qu’aucune condition météorologique, à l’exception d’un fort vent de travers par rapport au hangar, ne l’empêche d’effectuer son vol quotidien de 390 miles entre Friedrichshafen et Staalsen, à treize miles de Berlin. »(P.140)

Sur l’utilisation des avions par le Canada : « Le Canada a trouvé une utilisation très réussie des avions dans la prospection du bois du Labrador. Plusieurs avions sont revenus d’une exploration avec de précieuses photographies et des cartes représentant des centaines de milliers de livres [£] de terres forestières. Des patrouilles aériennes de lutte contre les incendies sont également envoyées au-dessus des forêts. » (p.142) et « Déjà, la Gendarmerie à cheval du nord-ouest du Canada [aujourd’hui la GRC] a capturé des criminels au moyen de patrouilles aériennes. »(P.146)

Conclusion

Le Manchester Guardian déclarait, le 16 juin 1919 : « […] Pour autant qu’on puisse le prévoir, l’avenir du transport aérien au-dessus de l’Atlantique n’est pas pour l’avion. Ce dernier peut être utilisé à de nombreuses reprises pour des exploits personnels. Mais de façon à rendre l’avion suffisamment sûr pour un usage professionnel sur de telles routes maritimes, nous devrions avoir tous les cyclones de l’Atlantique marqués sur la carte et leur progression indiquée d’heure en heure. »(P.169)

Titre : Our transatlantic flight

Auteurs : Sir John Alcock et Sir Arthur Whitten Brown

Éditions : William Kimber

© 1969

SBN : 7183-0221-4

Pour d’autres articles de ce genre sur mon site web: les pionniers de l’aviation

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Simulation de vol

Le Shorts 360 et l’aéroport Juancho E. Yrausquin (SAB)

Dans la section des vols virtuels insensés de mon site web , je propose maintenant ce vol du Shorts 360 entre l’aéroport de St.Maartens (Princess Juliana Intl) et l’aéroport Juancho E. Yrausquin (SABA, SAB ou TNCS selon le cas).

La piste de l’aéroport Juancho E. Yrausquin est normalement utilisée par des DHC-6,  des BN-2  ou des hélicoptères.

Le Shorts 360 au décollage de l'aérport Princess Juliana Intl.
Le Shorts 360 au décollage de l’aérport Princess Juliana Intl.

L’Île est en vue…

Le Shorts 360 et l'Île de SABA en vue.
Le Shorts 360 et l’Île de SABA en vue.

Les distances officielles d’atterrissage et de décollage requises sont passablement plus longues que ce que l’aéroport Juancho E.Yrausquin (SAB), avec sa courte piste de 1299 pieds, permet d’offrir.

Mais pour l’amateur de simulation de vol (FSX), Saba offre un beau défi car une approche très bien ajustée à une vitesse de 90 kts est nécessaire pour n’occuper que l’espace autorisé de la piste.

Le Shorts 360 et l'Île de SABA.
Le Shorts 360 et l’Île de SABA.

Piste 12 en vue, à l’extrême gauche de la photo. Vitesse et altitude ajustée.

L’approche se fait sur la piste 12, visible à l’extrême gauche de la photo. La vitesse est déjà ajustée. Les vents soufflent en provenance de180/07. L’approche se fait avec plein volets.

Le Shorts 360 est en courte finale pour la piste 12 de l'aéroport Juancho E. Yrausquin.
Le Shorts 360 est en courte finale pour la piste 12 de l’aéroport Juancho E. Yrausquin.
Le Shorts 360 sur le point d'atterrir sur l'aéroport de SABA.
Le Shorts 360 sur le point d’atterrir sur l’aéroport de SABA.

L’appareil peut être immobilisé de justesse dans la partie autorisée de la piste et la portion restante est utilisée pour virer et remonter la piste.

Le Shorts 360 après son atterrissage sur la piste 12 de l'aéroport Juancho E. Yrausquin.
Le Shorts 360 après son atterrissage sur la piste 12 de l’aéroport Juancho E. Yrausquin.
Le Shorts 360 quitte la piste 12 de l'aéroport Juancho E. Yrausquin.
Le Shorts 360 quitte la piste 12 de l’aéroport Juancho E. Yrausquin.
Le Shorts 360 est stationné à l'aéroport Juancho E. Yrausquin.
Le Shorts 360 est stationné à l’aéroport Juancho E. Yrausquin.

L’appareil pourra également quitter l’aéroport de justesse en utilisant toute la piste requise. La vitesse atteinte se situe entre 100 et 110 nœuds. Les volets sont ajustés au 2/3 pour le décollage.

Bon vol!

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Simulation de vol

Les jets régionaux CRJ-900ER et CRJ-700ER de Digital Aviation & Aerosoft

La cause des délais et les avantages pour le consommateur

Le jet régional virtuel de Bombardier CRJ-900ER (Aerosoft) portant les couleurs de la compagnie Alaska Airlines est en montée dans la région de Valdez en Alaska (ORBX)
Le jet régional virtuel de Bombardier CRJ-900ER (Aerosoft) portant les couleurs de la compagnie Alaska Airlines est en montée dans la région de Valdez en Alaska (ORBX)

Digital Aviation & Aerosoft ont finalement réussi à compléter leur projet de créer les aéronefs virtuels CRJ-900ER et CRJ-700ER de Bombardier. Après des mois de retard, les enthousiastes de simulation de vol peuvent enfin se réjouir. Le CRJ est surtout utilisé pour faire la liaison entre les aéroports et régions un peu plus éloignées et les grands centres. Il atteint rapidement son altitude de croisière et peut y rester longtemps, mais il n’est pas conçu pour être un aéronef très rapide.

La compagnie explique que dès le départ, elle a sous-estimé la complexité du projet et, à cause des délais encourus, s’est finalement fait rattraper par la compétition. Afin d’offrir un produit supérieur, elle a dû revoir ce qui était considéré comme presque terminé pour l’améliorer encore davantage avant la mise en marché.

Avion virtuel CRJ-700ER (Aerosoft) de la compagnie aérienne Alaska Airlines au décollage de l'aéroport virtuel de Valdez (ORBX)
Avion virtuel CRJ-700ER (Aerosoft) de la compagnie aérienne Alaska Airlines au décollage de l’aéroport virtuel de Valdez (ORBX)

Avec le CRJ-700ER et le CRJ-900ER, le consommateur peut d’ores et déjà bénéficier d’aéronefs dont l’extérieur a été complètement revu par rapport à ce qui était initialement prévu. Le directeur de projet indique que ce n’est que grâce aux encouragements et aux appuis de la communauté des amateurs de simulation de vol que la compagnie a décidé de compléter le projet, malgré les retards et les coûts additionnels.

Le premier vol avec le CRJ

Aéronef virtuel CRJ-900ER de la compagnie Air Nostrum au départ de l'aéroport virtuel de St-Martin (Fly Tampa St.Maarten)
Aéronef virtuel CRJ-900ER de la compagnie Air Nostrum au départ de l’aéroport virtuel de St-Martin (Fly Tampa St.Maarten)

Pour le premier vol, le manuel recommande de sélectionner et activer d’abord un des avions initialement fournis avec FSX, avec le moteur déjà démarré. Ensuite, le pilote virtuel sélectionne le CRJ de son choix. Cela évitera, selon les dires de la compagnie, de multiples problèmes.

Cockpit virtuel 2D

Le fait que le cockpit virtuel soit en 2D permet certainement de sauver quelques FPS. L’accès aux boutons et commandes à l’intérieur du cockpit est simplifié par l’usage des chiffres de 1 à 9 sur le clavier, chaque chiffre donnant un accès immédiat à la section choisie du tableau de bord et des commandes.

Navigation

Le pilote virtuel a accès à la base de données NavDataPro pour la navigation aérienne. Il s’agit de la base de données la plus utilisée dans le monde pour la navigation dans les aéronefs. Cependant, il y a possibilité d’utiliser Navigraph, pour ceux qui connaissent déjà ce logiciel.

Demande sur les processeurs de l’ordinateur

Avion virtuel CRJ-900ER (Aerosoft) de la compagnie U.S. Airways au décollage de l'aéroport virtuel de Denver (Flightbeam Studios)
Avion virtuel CRJ-900ER (Aerosoft) de la compagnie U.S. Airways au décollage de l’aéroport virtuel de Denver (Flightbeam Studios)

J’ai opéré les appareils sur différents aéroports virtuels tels que St. Maarten (Fly Tampa St. Maarten), Montréal international (Fly Tampa Montreal), Denver international (Flightbeam Studios) et Valdez (ORBX) sans éprouver d’ennuis quant aux processeurs du simulateur de vol. Il était hors de question de tenter d’utiliser l’aéroport de Courchevel (LLH Creations), à cause de sa trop courte piste en pente, mais le survol à basse altitude et haute vitesse n’a causé aucun problème quant aux FPS.

Un avion virtuel CRJ-700ER (Aerosoft) de la compagnie Air France HOP est en vol au-dessus de l'aéroport virtuel de Courchevel en France (LLH Creations)
Un avion virtuel CRJ-700ER (Aerosoft) de la compagnie Air France HOP est en vol au-dessus de l’aéroport virtuel de Courchevel en France (LLH Creations)

Pilotage à basse vitesse

Le CRJ offre une bonne marge de manœuvre quant au pilotage à basse vitesse. Cependant, dû au positionnement des moteurs, le nez de l’avion se soulève rapidement lorsque la manette des gaz est ramenée à zéro. Dans une descente progressive, cela ne cause pas de problème, mais si la manœuvre est faite en courte finale, alors que l’avion est encore au-dessus de 50 pieds, le nez se soulèvera rapidement et la vitesse baissera considérablement, ce qui peut provoquer un décrochage.

Les aérofreins

Il ne faut pas trop compter sur les aérofreins pour ralentir le CRJ. Ils sont d’une efficacité limitée, autant dans la vraie vie que dans le vol virtuel.

Tendance au flottement

Si l’avion se présente un peu au-dessus de la vitesse recommandée au-dessus du seuil de piste, il flotte sur une longue distance avant de finalement entrer en contact avec la piste.

Distance de décollage et d’atterrissage

Un avion virtuel CRJ-900ER de la compagnie Air Canada (Aerosoft) est en approche pour l'aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal (Fly Tampa Montréal)
Un avion virtuel CRJ-900ER de la compagnie Air Canada (Aerosoft) est en approche pour l’aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal (Fly Tampa Montréal)

Le CRJ se satisfait de pistes relativement courtes pour ses opérations. Le CRJ-700 nécessite 5040 pieds pour le décollage (poids maximal) et l’atterrissage (poids maximal autorisé), dans des conditions atmosphériques standard. Le CRJ-900 a, quant à lui, besoin de 6060 pieds pour le décollage et de 5260 pieds pour l’atterrissage. La distance pouvant être couverte se situe entre 1300 et 1400 nm.

Programmes faciles à utiliser

Pour le CRJ, Digital Aviation & Aerosoft ont conçu des gestionnaires qui permettent de choisir le nombre de passagers désirés et le cargo, de même que de calculer le poids en carburant, le centre de gravité et le montant de compensateur nécessaire pour le décollage. Il y a même une fonction FS2 Crew si désirée. Un autre gestionnaire facilite l’installation de nouvelles couleurs de compagnies.

L’arrivée de ce jet régional dans le monde de la simulation de vol était attendue depuis longtemps; certains n’y croyaient plus, incluant les gens de Digital Aviation & Aerosoft eux-mêmes. Les amateurs vont enfin pouvoir mettre la main sur un jet régional virtuel de grande qualité et de classe mondiale.

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Comportement humain

Souvenirs sans gloire: les confessions d’un pilote de ligne

Il fallait tout de même un peu de modestie pour avoir le culot d’exposer publiquement ses erreurs de pilotage, surtout lorsque l’on est commandant de bord d’un avion de ligne.

Couverture du livre: "Souvenirs sans gloire - Les confessions d'un pilote de ligne"
Couverture du livre: « Souvenirs sans gloire – Les confessions d’un pilote de ligne »

Cependant, il faut dire que le bouquin ne traite pas que des erreurs de l’auteur, Michel Vanvaerenbergh, mais également de celles des membres d’équipage de la compagnie Sabena.

Généralement, les erreurs de pilotage sont discutées à l’interne et des correctifs sont publiés par la compagnie aérienne ou l’organisme concerné pour dissémination au personnel navigant, de façon à limiter les risques de répétition. Mais de publier un livre sur ses propres erreurs est original et également fort utile. Les pilotes débutants ou chevronnés sauront certainement profit des erreurs exposées.

Quelques-unes de ces histoires font frissonner : à plusieurs reprises, le lecteur réalise que les pilotes et leurs passagers sont passés à deux doigts de la catastrophe. À une occasion, les pilotes devaient décider si une piste était assez longue pour permettre un décollage. Ils n’avaient pas les documents appropriés permettant de faire les calculs à bord de l’avion, et le bureau de la Sabena était fermé. Ils estimèrent que le décollage pouvait se faire, mais réalisèrent trop tard, lors de la course au décollage, que la fin de la piste approchait trop rapidement. Ils arrachèrent le Boeing du sol avant qu’il n’ait atteint la vitesse appropriée. L’avion refusa de monter durant sept minutes. Cela signifie que l’aéronef était près de la vitesse de décrochage et que, comme l’affirme l’auteur, tous ont eu beaucoup de chance.

Quatrième de couverture du livre: "Souvenirs sans gloire"
Quatrième de couverture du livre: « Souvenirs sans gloire »

L’auteur raconte l’histoire de membres d’équipage sous l’influence de l’alcool avec qui il a dû composer. Il y a également un récit incroyable sur un vol d’essai effectué avec des pilotes d’une compagnie du Yémen qui n’utilisaient jamais les graphiques pour ajuster les paramètres de leur appareil, préférant assumer, pour plus de facilité, que l’avion est toujours à son poids maximal.

À plusieurs reprises, il est possible de constater qu’une trop grande assurance de la part des membres d’équipage, incluant l’auteur, a failli être la cause d’un écrasement d’avion.

Le style littéraire utilisé n’a qu’un seul objectif : aller droit au but. Oubliez donc toutes les fioritures inutiles. De même, les récits sont écrits sans paragraphes, ce à quoi je n’étais pas habitué. Mais ce ne sont que des détails avec lesquels le lecteur peut aisément composer.

Les faits vécus ajoutant généralement une petite touche d’intensité supplémentaire pour un lecteur, « Souvenirs sans gloire » est certainement un livre à ne pas manquer, encore plus spécialement pour le mordu d’aviation.

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