Musée de la défense aérienne de Bagotville et un F-18 en vol
En septembre 2025, des militaires canadiens se sont envolés vers l’Estonie pour participer à l’Opération Réassurance. Le Canada désire offrir du support à l’OTAN dans cette région du monde. On prévoit d’abord l’exercice Cobra Warrior 25-2 en Grande-Bretagne pendant six semaines, suivi de Tarrasis 25 en Estonie.
Dix-huit mois de préparation ont été nécessaires pour mettre au point cette opération. Certains atterrissages se feront sur une autoroute, histoire d’augmenter le niveau de réalisme et de difficulté pour les pilotes.
Deux F-18 à l’entraînement à Bagotville, Québec.
Le hasard a voulu que nous passions par Bagotville la journée où tout se mettait en branle. Installés en bout de piste, nous avons pu assister au départ de nombreux appareils, dont un Boeing 777-200 nolisé de Eastern transportant environ 160 militaires canadiens. Un Boeing C-17 et huit F-18 traverseront également l’Atlantique pour prendre part à la mission. Participeront aussi aux manœuvres des aéronefs de Trenton et de Winnipeg, dont un CC-150 Polaris, un CC-130H Hercules et un CC-130J Hercules.
Un Boeing C-17 canadien au départ de Bagoville pour l’Estonie.
Eastern B777-200 au départ de Bagotville, Canada, pour l’Estonie
Au même moment où ces départs avaient lieu, des F-18 et les A-4 Skyhawk de Top Aces se présentaient en finale après des exercices de combat dans la région du Saguenay.
Étant donné que nous connaissons maintenant le gagnant, voici sept photos de Julian Alaphilippe, l’équipe Tudor, Marion Rousse (la conjointe du vainqueur), Tadej Pogacar et Pavel Sivakov.
Équipe Tudor et Alaphilippe sur la côte de la Montagne à Québec
La course de 216 kilomètres s’est déroulée entre le Vieux-Québec, les Plaines d’Abraham, le quartier Montcalm et le boulevard Champlain. Ci-dessus, les cyclistes grimpent la côte de la Montagne qui a une pente moyenne de 9 % sur 600 mètres, mais avec bonne section à 13 %.
Ci-dessous, une photo du peloton principal avec en arrière-plan le Château Frontenac.
Vue du Château Frontenac au GPC Québec 2025
À proximité du Château Frontenac, j’en profite pour faire un cliché de Tadej Pogacar et Julian Alaphilippe, deux des noms les plus connus de la course.
Pogacar et Alaphilippe le vainqueur de la course GPC Québec 2025
L’équipe Tudor ouvre la voie pour Alaphilippe au GPC Québec 2025
Sur la rue Saint-Louis, la jeune équipe suisse Tudor travaille pour sauver des efforts à Julian Alaphilippe. Ci-dessous, Julian Alaphilippe après sa victoire. On note en arrière-plan Tadej Pogacar et Pavel Sivakov de l’équipe UAE. Ce dernier est arrivé deux secondes derrière Alaphilippe, alors qu’Alberto Bettiol de l’équipe XDS Astana Team a pris la troisième position avec quatre secondes de retard.
Pogacar était bien positionné, mais en fin de course, le groupe dans lequel il roulait a refusé d’effectuer des relais. Alors il a décidé de baisser de rythme et d’assister à la victoire de quelqu’un d’autre.
Alaphilippe, Pogacar et Sivakov après le Grand Prix cycliste de Québec 2025
Marion Rousse, ancienne championne de France et directrice du Tour de France des femmes, agissait comme analyste au GPC de Québec. Elle a quitté son poste quelques minutes pour venir féliciter son conjoint Julian Alaphilippe. On la voit ci-dessous sur la photo se dirigeant vers l’équipe Tudor et son conjoint.
Marion Rousse vient féliciter Julian Alaphilippe au GP cycliste 2025 de Québec
Ce fut encore une fois une course enlevante qui s’est déroulée pour une quatorzième année consécutive sous le soleil et une température idéale. Chaque année, de plus en plus de spectateurs intéressés au cyclisme viennent assister à cette course du UCI World Tour. Il en va de même pour la course de Montréal.
Voici le lien pour tous les résultats de la course de Québec.
Première visite de l’avion de recherche et sauvetage canadien Kingfisher à l’aéroport international Jean-Lesage de Québec
En juillet 2025, l’aéroport international Jean-Lesage de Québec (CYQB) a reçu sa première visite du CC-295 Kingfisher canadien. Il s’agit du nouvel avion de recherche et sauvetage des Forces canadiennes. Seize exemplaires de l’appareil ont été commandés.
Le Kingfisher est équipé de détecteurs qui peuvent localiser des objets ou des personnes jusqu’à une distance de quarante kilomètres, même par faible luminosité. Son autonomie lui permet de demeurer en vol sur plus de 4500 kilomètres.
Conseils photographiques
J’arrive trop tard à l’aéroport de Québec : l’avion est déjà stationné. Une information obtenue des pilotes permet cependant de prévoir un décollage dans la prochaine heure sur la piste 06.
La circulation au sol demeure une excellente façon de photographier un aéronef tout en bénéficiant d’un arrière-plan intéressant. De plus, pour cette première visite du Kingfisher, on réduit au minimum les erreurs dans la technique de photographie.
Les communications avec la tour de contrôle indiquent le moment où le CC-295 se met en marche. Il s’arrêtera juste avant d’entrer sur la piste 06. Un téléobjectif de 200 mm ferait normalement l’affaire, pourvu que l’ISO ne soit pas trop haut. Mais aujourd’hui, j’étrenne une récente acquisition : un téléobjectif fixe Canon EF 300 mm f/2.8 L IS II USM.
En milieu de journée, un photographe bénéficie plus d’une quantité de lumière que d’une qualité de celle-ci. Cependant, le but ici n’est pas de saisir un bouquet de fleurs ou un mariage, donc la lumière très vive ne causera pas de problèmes. La couleur flamboyante de l’appareil détournera l’attention du manque d’intérêt de la lumière ambiante.
La vitesse d’obturation réduite à 1/125 et l’ISO réglé à 200, j’attends le moment où le Kingfisher se trouve vis-à-vis de la tour de contrôle. Cela constituera un arrière-plan de qualité. Une vingtaine de photos plus tard, l’avion n’est plus qu’un souvenir.
Le survol de la planète s’effectue aujourd’hui entre les aéroports virtuels de London City (EGLC) en Angleterre et celui de Rotterdam-La Haye (EHDR) dans les Pays-Bas. La météo se présente bien, à part quelques bons gros TCU ici et là le long du trajet. L’équipage importe le plan de vol de Simbrief dans Navigraph pour faciliter la navigation entre les deux pays.
L’aéronef TBM930 au décollage de l’aéroport virtuel de London City (EGLC) en Angleterre.
Pour un trajet rapide et en tout confort, nous choisissons le très performant Daher TBM930 aux couleurs du Canada. Microsoft a vraiment conçu une merveille d’avion virtuel.
Avion virtuel TBM930 au-dessus de l’Angleterre en route pour l’aéroport de Rotterdam (EHDR), Pays-Bas.
Le plafond d’opération se situe à 31 000 pieds et la distance maximale franchie par le TBM930 tourne autour de 1730 nm. Grâce à une vitesse de croisière de 330 nœuds, nous traversons la Manche en un rien de temps. Comme on doit s’y attendre, de nombreux navires circulent entre la mer du Nord et la Manche.
Avion turbopropulseur TBM930 au-dessus de l’eau en approche pour les Pays-Bas.
Nous voici au-dessus des Pays-Bas. La route programmée se lit ainsi : EGLC piste 09 DEP ODUK1H ODUKU M84 TOVGU M84 CLN P44 RATLO M197 REDFA MASOS. Nous avons sélectionné l’arrivée REDF3R et l’approche RNAV piste 24.
Avion Daher TBM930 de Working Title Simulations au-dessus des Pays-Bas en approche pour l’aéroport virtuel de Rotterdam (EHDR) avec Microsoft Flight Simulator
Ci-dessous, la photo du cockpit montre l’intérieur du TBM930 et le trajet suivi pour l’approche. Nous descendons rapidement pour respecter l’altitude de 2000 pieds recommandée un peu plus loin pour l’arrivée.
Cockpit du Daher TBM930 au moment de l’approche piste 24 pour l’aéroport de Rotterdam (EHDR) en simulation de vol MSFS
Les vents soufflent fort aujourd’hui et il y a de la turbulence mécanique tout au long du trajet vers Rotterdam.
Un TBM930 approche de la piste 24 de l’aéroport virtuel de Rotterdam (EHDR) avec Microsoft Flight Simulator.
L’autopilote se charge de garder le monomoteur turbopropulsé légèrement à droite de l’axe de la piste 24 lors de la longue finale pour contrer les forts vents de travers. La fonction VNAV s’acquitte très bien de son travail en ce qui a trait à l’altitude à respecter en descente.
Le Daher TBM930 de MSFS en finale piste 24 pour l’aéroport de Rotterdam en simulationi de vol.
En courte finale, nous débranchons l’autopilote. Les vents de surface soufflent du 320/14 nœuds. Quelques instants plus tard, nous posons l’aéronef virtuel sans tout casser. Une courte circulation au sol nous amène à un stationnement où du personnel nous attend.
Un Daher TBM930 canadien arrive à l’aéroport virtuel de Rotterdam The Hague (EHDR) avec Microsoft Flight Simulator
Voler virtuellement avec le TBM930 constitue une gâterie. Il fait partie des meilleurs avions virtuels disponibles actuellement sur le marché pour utilisation avec le simulateur de vol Microsoft Flight Simulator (MSFS). De plus, les pilotes virtuels n’ont pas à débourser un supplément pour cet appareil, car il est fourni avec le logiciel MSFS.
La prochaine étape de ce tour du monde en simulation de vol s’effectue entre Rotterdam et l’aéroport de Paris-le Bourget (LFPB) en France. Des clients ont affrété un vieux MD-11 aux couleurs de KLM pour un vol historique vers le Musée de l’Air et de l’Espace du Bourget.
Cliquez sur le lien pour les étapes précédentes de ce survol de la planète en simulation de vol dans mon blogue.
Sur 55 avions de ce modèle construits dans les années 1980, il n’en reste que 26 en service dans le monde. L’Antonov 124 peut emporter une charge 17 % supérieure à celle du C-5A Galaxy.
J’ai pris la première photo en plan rapproché pour faire ressortir l’énormité de l’appareil par rapport à un humain. On note également le logo « Be brave like Kharkiv » sur le nez de l’avion, en référence à la guerre entre l’Ukraine et la Russie.
Antonov AN 124-100M au départ de l’aéroport international Jean-Lesage de Québec (CYQB) pour Harrisburg (KMDT) aux États-Unis.
Conseils photographiques
L’appareil a effectué un décollage de la piste 24 en direction de Harrisburg (KMDT) en Pennsylvanie. La piste étant mouillée, un photographe positionné au seuil de la 24 pour observer le décollage n’aurait vu que de l’eau soulevée par les réacteurs.
Les seuils des pistes 06 et 29 représentaient donc un excellent choix. La 29 autorisait une belle photo de côté sans contaminants visuels. Curieusement, alors que de nombreux amateurs de photographie étaient massés près des seuils de la 06 et de la 24, j’étais seul près de la 29. Cela a permis d’obtenir un cliché sous un angle original.
L’avion-cargo étant passablement éloigné de ma position, j’ai utilisé un téléobjectif Canon 70-200 mm f2.8L IS II USM. Une vitesse d’obturateur acceptable pour éviter le flou de bougé a nécessité de sacrifier la profondeur de champ.
Les 50,6 mégapixels du capteur plein format ont ensuite permis de recadrer le sujet suffisamment sans compromettre la qualité de la photo.
Technique de photographie
Une bonne session de photographie va de pair avec une planification appropriée. On peut écouter la fréquence sol 121.9, tour de contrôle 118.65 et terminal 127.85 pour améliorer les chances de succès.
Un cellulaire permet d’utiliser l’application Flightradar24 (pour les arrivées et départs prévus et les trajectoires actuelles). Flightaware représente aussi un excellent choix. Le cellulaire sert aussi pour connaître les fermetures de route qui empêcheraient de se rendre à l’endroit désiré autour de l’aéroport. Il nous renseigne également sur la météo actuelle et les prévisions météorologiques. Au Canada, le site AWWS représente une mine d’informations pour les férus d’aviation.
Old Quebec in winter seen from Parc Montmorency in 2025
Le temps est venu pour une autre sortie hivernale dans le Vieux-Québec. La session de photographie de nuit sera consacrée à l’architecture.
La température se situe autour de -14 C et les vents soufflent à 15 km/h. Sans gants pour pouvoir manipuler les petits boutons de l’appareil-photo, la peau ressent -22 C. Une pause régulière devient essentielle pour se dégeler un peu les doigts !
J’ai pris la photo à partir du parc Montmorency, juste en haut de la côte de la Montagne. Ce lieu historique constitue une attraction touristique majeure de Québec. Louis Hébert, le premier agriculteur du Canada, a cultivé la terre à cet endroit lors de son arrivée en Nouvelle-France. Il faut cependant comprendre que les autochtones connaissaient l’agriculture et cultivaient le sol bien avant la venue des colons français.
À gauche sur la photo se trouve une sculpture de Sir Georges-Étienne Cartier, l’un des Pères de la Confédération. On aperçoit également le Château Frontenac et l’édifice Price au loin. Au premier plan se trouve un bâtiment qui a maintes fois changé de fonction. Il fut à l’origine le premier Palais épiscopal.
Technique de photographie
Pour ce cliché, j’ai planté mon trépied dans 40 centimètres de neige. J’utilisais un appareil-photo Canon 5 DSr muni d’un zoom ultra grand-angulaire Canon EF 11-24 mm F/4L USM. J’aurais pu régler l’ISO à 200 grâce à la stabilité du trépied, mais le vent exigeait un résultat plus rapide à cause des possibles vibrations. L’ISO et la vitesse de l’obturateur obéissent donc aux conditions climatiques ambiantes plutôt qu’à la faible lumière.
Reflets durant la nuit sur la rue Saint-Louis dans le Vieux-Québec en 2025.
Encore une soirée parfaite pour photographier le Vieux-Québec en hiver ! Je me considère très chanceux d’avoir un accès quotidien à cet endroit magique. En effet, il s’agit d’un joyau de l’UNESCO et d’une attraction touristique majeure du Canada.
Théorie et technique de photographie
Ce soir, on trouve tout : des vents calmes, une neige faible, une température acceptable et un plafond nuageux à basse altitude. Il faut en profiter pour améliorer la technique de photographie. Pour couronner le tout, Québec se trouve entre deux périodes d’affluence touristique. Cela diminue le nombre personnes floues lors de la photographie de nuit.
La neige fond immédiatement lorsqu’elle atteint la rue Saint-Louis. Elle crée de multiples reflets propices aux effets spéciaux.
Il est possible de travailler sous un bel éclairage, même en pleine nuit. En effet, les lueurs de la ville se reflètent sur la base des nuages et sur les précipitations. Cela illumine en retour les vieux édifices.
Il s’agit désormais de trouver un angle original pour capturer la rue Saint-Louis. Je tente d’éviter le cadre trop répété de la carte postale !
L’œil du spectateur doit demeurer concentré sur la rue et sur l’architecture. Il doit voyager vers l’arrière-plan pour découvrir une section des bâtiments de l’Assemblée nationale au loin. La composition photographique s’effectue facilement.
Pour atteindre l’objectif, il faut capter l’attention du spectateur. On peut se servir d’un objet à la forme attrayante comme premier plan. Nul besoin qu’il soit complètement visible. Le vase installé sur le Monument Samuel-de-Champlain fera l’affaire. Ce n’est pas lui qui nous intéresse vraiment, mais il sert d’entrée dans la scène.
Ce sont tous des conseils photographiques simples et efficaces qui améliorent les chances d’obtenir de belles photos lors de sorties dans le Vieux-Québec en hiver.
Roman graphique Elon Musk par Darryl Cunningham, éditions Delcourt/Ancrages.
La famille Musk
J’aime bien les histoires vécues et en particulier les enquêtes qui étudient le comportement humain. En lisant ce roman graphique sur Elon Musk, on réalise le haut niveau d’initiative du personnage et son appréciation du risque élevé dans toute entreprise. Cette qualité est également présente dans la généalogie familiale, en commençant par le grand-père. Cette famille agit toutefois clairement sans se préoccuper des normes sociales.
Ce qu’Elon désire surtout est d’orienter son talent et sa créativité pour avoir une influence sur la marche du monde, spécialement en ce qui concerne internet, les énergies renouvelables et l’espace. Le roman graphique, en plus de mentionner les succès de Musk, souligne cependant les zones d’ombre trop souvent occultées.
Considérant que l’humanité colonisera l’espace un jour, Elon Musk cherche à acheter une fusée, mais elles sont toutes trop chères. Une équipe de scientifiques de Spacex invente donc une fusée nommée Falcon 1, que la société réussit à mettre en orbite après six ans de travail. En 2011, Spacex construit la première fusée réutilisable au monde. Un an plus tard, la Falcon 9 équipée d’une capsule Dragon ravitaille la station spatiale internationale (SSI). Devant ce succès, le gouvernement réinjecte un autre 440 millions $ dans Spacex pour du développement. J’écris « un autre 440 millions $ » car ce n’est pas le premier investissement de l’État dans cette société.
Sociétés sauvées de justesse
À la lecture du livre, on réalise combien de fois les sociétés de Musk ont frôlé la catastrophe, mais ont été sauvées de justesse par la persévérance, beaucoup de chance, des relations gouvernementales au plus haut niveau et de belles promesses.
On n’a qu’à penser à Tesla et Spacex, deux entreprises en danger qui furent épargnées de la faillite par l’injection soudaine d’argent public sous la forme d’un contrat de 1,6 milliard de dollars en provenance de la NASA. Le tout précédé et suivi d’importants prêts du gouvernement américain : « Sans le soutien des contribuables américains, la fortune de Musk n’existerait pas ».
Le livre parle également d’une fraude possible alors que l’organisme de sécurité des marchés financiers (SEC) a déposé une plainte pour Tweets trompeurs quant à Tesla. Ces tweets auraient fait grimper l’action de 6 %. Un accord a eu lieu une semaine plus tard entre Musk et la SEC. Sur ce sujet, Musk n’admet ou ne dément pas les allégations. « Musk et Tesla durent payer une amende de 20 millions chacun et Musk dut quitter son poste de président du conseil d’administration de Tesla pour trois ans tout en restant P.-D.G. »
Une page du roman graphique Elon Musk: enquête sur un nouveau maître du monde.
Promesses fantasques ou annonces sans fondement
Musk a du talent quand il s’agit de vanter ses produits. Mais l’auteur spécifie ceci : « Il est indéniable que Musk est déterminé, intraitable et qu’il possède un vrai don pour l’autopromotion. Cela dit, ce n’est pas un inventeur et encore moins un scientifique. »
Le bouquin énumère certaines promesses fantasques tout en soulignant que les médias aident Musk en transmettant des informations qui ne sont pas systématiquement vérifiables ou démontrées. Le résultat est que le lecteur moyen a l’impression qu’Elon Musk a développé Spacex et Tesla tout seul : « La légende du milliardaire “qui-s’est-fait-tout-seul” sera toujours plus séduisante que la banale réalité ».
Comme exemple de promesses fantasques, Musk annonce que toutes les recharges de batterie seront gratuites pour la Tesla Model S. Ce n’est que du vent. Il annonce aussi qu’une Tesla roulera en 2017 de façon autonome entre Los Angeles et New York. Au moment d’écrire ces lignes, il n’y a eu aucune concrétisation d’une telle promesse.
Il fait également d’autres déclarations osées en 2016 alors qu’il fonde Neuralink. Cette compagnie fait l’objet de critiques, car les recherches qu’elle finance sont mal maîtrisées. Elles génèrent de la souffrance animale inutile. En 2024, Elon Musk dévoile que « sa société a réussi l’implantation d’un appareil capable de “lire les pensées” dans le cerveau d’un individu […] ». Il ne fournit aucun détail sur le lieu de l’opération ni sur les résultats.
Musk fait également des annonces sans fondement quant à la vaccination et la virulence de la Covid-19. Alors qu’il déclare que ce virus a un taux de mortalité très bas et qu’il ne se fera pas vacciner, l’OMS annonce en 2023 que la planète en est à plus de trois millions de décès. Il change d’idée et se fait vacciner. Mais quel effet ont eu entretemps ses propos sur les Américains récalcitrants ?
Elon Musk, Twitter et X
« Depuis son rachat par Musk, Twitter (ou plutôt “X”) est un outil de promotion des intérêts, des préjugés et des théories du complot des partis de droite de la classe politique américaine. Ce parti pris a fait déferler sur le site un raz-de-marée de racisme, d’antisémitisme, de climatoscepticisme, de haine envers les LGBTQ+ et d’infox médicales. »
Le long-termisme et la colonisation de diverses planètes sont des thèmes chers à Elon Musk. Voici ce que le bouquin en dit : « Le long-termisme est une idéologie extrêmement dangereuse. C’est une religion séculaire bâtie autour de l’adoration de “la valeur à venir” et dont l’éthique vous absout de ne pas vous inquiéter des menaces telles que le changement climatique et la pauvreté mondiale, tout en faisant de vous une bonne personne, car vous vous préoccupez de l’avenir de l’humanité en tant que race ayant conquis d’autres planètes. »
« Personne ne devrait disposer du pouvoir discrétionnaire dont jouit Elon Musk, car il ne l’a pas mérité et il ne le doit pas à lui seul. Il ne comprend pas tout ce que son succès doit aux privilèges et à la chance. Résultat, il se croit bien plus intelligent qu’il ne l’est en réalité ».
Elon Musk et le président américain Donald Trump
Si l’attitude et les décisions qui caractérisent Elon Musk dans l’entrepreneuriat se transposent à l’État, il se pourrait qu’elles nuisent aux aspirations du président américain quant à sa vision de la politique américaine et des actions à prendre face aux défis à venir.
Par exemple, Musk est reconnu pour éviter la confrontation avec le président chinois, car la Chine constitue le deuxième plus grand marché pour Tesla. Mais Trump ne s’est pas gêné dans son premier mandat pour imposer des tarifs douaniers substantiels à la Chine. Musk a aussi « interféré directement dans le combat que mène l’Ukraine face à l’invasion russe ». Les intérêts stratégiques des deux individus pourraient diverger de façon importante à certains moments.
Mais, il faut également considérer que les actions des deux hommes puissent entrer en phase, ce qui signifierait des bouleversements beaucoup plus rapides et plus profonds que prévu.
Une chose est certaine : les solutions apportées aux difficultés américaines par le duo Trump/Musk surprendront les observateurs de la scène politique et économique. La famille Musk ne s’est jamais préoccupée de la poussière qu’elle soulève au moment d’aller de l’avant avec ses idées. Et l’analyse réductrice de Trump quant à la cause des problèmes américains n’aidera en rien à rassurer les différents acteurs nationaux et internationaux. On le constate avec les propos actuels sur le Groënland, le canal de Panama et le Canada.
Les pays visés par leurs initiatives devront s’attendre à tout et user de créativité, de combativité et de sang-froid pour imposer le respect et la mesure.
L’étape 10 de ce tour du monde en simulation de vol s’effectue entre la Pologne et l’Allemagne. Deux appareils très différents serviront à compléter le trajet durant cette journée de voyage en vol VFR : un vieux Junkers Ju 52/3m et un hélicoptère d’affaires moderne, le H160 d’Airbus.
Junkers JU 52 au décollage de l’aéroport de Lublin (EPLB) en Pologne.
Le départ s’opère à partir de l’aéroport de Lublin (EPLB) en Pologne. Le Junkers Ju 52/3m décolle sur une courte distance et sans problème. Le gros trimoteur à roue de queue est aussi prévisible que le Cessna C-170B que j’avais utilisé dans la vraie vie pour traverser le Canada en 1981. On aperçoit ci-dessus les champs cultivés de la Pologne.
Le Junkers JU 52 et le château Moritzburg en Allemagne en simulation de vol.
La matinée s’annonce très belle quant à la météo. La première étape du trajet permet le survol du château de Moritzburg (Schloss Moritzburg), au nord-ouest de Dresde. Sa construction date de 1542 et était originalement le pavillon de chasse du duc de Saxe.
Un Junkers JU 52 est en route pour le Musée national de préhistoire de Halle en Allemagne.
Sur le trajet en direction Halle se trouve un grand parc d’éoliennes. L’Allemagne comme l’Europe développe son énergie verte rapidement. L’attitude récente de la Russie face à l’approvisionnement en gaz naturel de l’Europe a drastiquement changé la planification énergétique des pays avoisinants.
Un Junkers JU 52 survole le Musée national de préhistoire de Halle, en Allemagne, en simulation de vol.
Ci-dessus, au centre de la photo, se trouve une vue partielle du Musée national de la préhistoire de Halle (Landesmuseum für Vorgeschichte Halle) qui se situe non loin de Leipzig. Il s’agit d’un des principaux musées archéologiques d’Europe centrale.
Vol autour du Kyffhaüser-Denkmal en Allemagne par un Junkers 52 en simulation de vol.
Avant d’atteindre l’aéroport de Calden pour changer d’appareil, nous contemplons le monument Kyffhaüser (Kyffhaüser Denkmal). Une fois à Calden, nous sauterons dans un hélicoptère moderne construit par Airbus, le H160, pour nous diriger vers Göttingen, plus précisément au-dessus de la rue Münchhausenstrasse.
Nous avons obtenu la permission de survoler cette artère à très basse altitude, le temps de saluer une vieille connaissance. Cette autorisation douteuse va probablement causer la perte de son poste au ministre des Transports de l’Allemagne.
Rues de Göttingen, Allemagne, en simulation de vol.
Un survol de cette rue de Göttingen est nécessaire pour vérifier l’ampleur de la circulation.
Hélicoptère H160 en descente au-dessus de la Münchhausenstrasse à Göttingen en Allemagne, en simulation de vol.
La descente se fait graduellement entre les bâtiments. Nous effectuons un vol stationnaire juste au-dessus des voitures. Les piétons semblent nous saluer, mais il se peut que nous interprétions le geste de façon erronée.
Notre ami est à la fenêtre et prend le temps de cesser sa lecture d’une excellente bande dessinée pour nous envoyer la main. Nous poursuivons ensuite notre route jusqu’à l’aéroport de Padderborn Lippstadt (EDLP), la destination pour aujourd’hui.
Un hélicoptère H160 atterrit à l’aéroport Padderborn Lippstadt (EDLP) en Allemagne en simulation de vol.
Il y a tout de même passablement d’activité à l’aéroport. Tout de suite après l’atterrissage, nous commencerons la planification de l’étape 11 de ce voyage autour du monde en simulation de vol et météo réelle.
La pleine lune des moissons monte dans le ciel de Matane en septembre 2024.
Le cliché ci-dessus a été pris à Matane, au Québec, en septembre 2024. Il s’agit davantage d’un hasard que d’une planification. En effet, j’étais sur la plage en train de photographier le coucher de soleil et quand le ciel est devenu trop sombre, je me suis retourné pour voir s’il restait quelque chose d’intéressant à saisir. Et je suis tombé sur cette pleine lune des moissons qui montait dans le firmament.
Photographier une pleine lune représente un bon défi. On ne capture souvent qu’un disque pratiquement blanc très brillant, en perdant les nuances de couleurs et les détails de la géographie lunaire.
Les conseils offerts sur internet pour réussir une séance photo de la pleine lune avec un appareil-photo normal vont dans toutes les directions. Mais une chose est certaine : pour améliorer ses chances de succès, mieux vaut ne pas attendre la nuit noire, car alors la très importante luminosité de l’astre devient impossible à atténuer tout en conservant une vue de la topographie planétaire.
La plupart du temps, on a le choix entre une excellente photo de pleine lune, mais un relief terrestre environnant très noir où l’on ne discerne rien, ou encore un relief terrestre visible et de qualité acceptable, mais une lune qui ne représente qu’un grand cercle lumineux tout blanc.
La méthode qui fonctionne pour la photo ci-dessus est la suivante : on doit être sur place au bon moment, c’est-à-dire durant l’heure bleue et non la nuit complète. Donc, dans mon cas, j’ai été chanceux car cela n’était pas planifié.
Le trépied est nécessaire, de même que le câble de rallonge. Il faut ensuite éviter d’allonger les expositions pour deux raisons : premièrement, la lune est un astre en mouvement. Plus l’exposition est longue et plus le disque se déplace. Vous vous retrouvez avec une lune ovale plutôt que ronde. Une longue exposition engrange également davantage de lumière et le disque de la lune passe au blanc complet.
Pleine lune des moissons dans le ciel de Matane en 2024.
Les compromis deviennent nécessaires. Chercher à obtenir une lune parfaite et un premier plan exactement à la bonne luminosité représente tout un défi. Par le temps que tous les essais ont été tentés pour obtenir un résultat sans faille, la lune est déjà trop haute dans le ciel. Il faut agir rapidement.
On nous conseille de diminuer l’ISO à 200. Si je fais cela, j’augmente le temps d’exposition et introduis trop de lumière dans l’appareil-photo. Je recours plutôt à un ISO plus élevé pour réduire l’exposition et utilise toutes les fonctions de l’appareil-photo susceptibles de diminuer l’entrée de lumière trop forte : une vitesse d’obturation plus élevée, une forte correction négative de l’exposition, etc.
En n’exagérant pas les réglages et en utilisant les fichiers RAW, il reste encore assez de flexibilité pour faire ressortir le premier plan, dans ce cas-ci les maisons bordant les plages de Matane et les luminaires environnants.
En résumé, photographier durant l’heure bleue, agir rapidement, accepter les compromis, limiter le temps d’exposition de toutes les façons possibles et utiliser les fichiers RAW pour faciliter le travail de postproduction.