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La popularité du plastique

Ancienne publicité sur l'utilité du plastique.
Ancienne publicité sur l’utilité du plastique.

Les temps changent et le plastique est en perte de vitesse à cause de son effet sur l’environnement. Il y a cependant une époque où c’était tout le contraire et où l’on vantait le futur prometteur (avec raison d’ailleurs!) du plastique. Ci-dessus, vous pouvez voir la photo d’une vieille publicité avec un message bien différent de ce que l’on entend aujourd’hui. On propose même de vous enseigner comment vous servir du plastique à la maison!

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Geai bleu en automne à Québec.

Geai bleu dans un sorbier de Russie.
Geai bleu dans un sorbier de Russie.

La photo ci-dessus, captée avec un Canon 5DS R muni d’un téléobjectif Canon 70-200 f2.8L IS II USM a été prise un matin d’automne à Québec, après une nuit avec gel. Les baies du sorbier de Russie n’ont pas encore été toutes mangées par les différentes sortes d’oiseaux et on peut donc s’en servir pour la photographie d’oiseaux avant qu’il ne soit trop tard.

En prévision des journées froides de l’hiver, j’ai conçu une mangeoire rétractable pour aider la famille de cinq geais bleus qui vit dans le voisinage. Je croyais qu’ils prendraient plusieurs jours à apprivoiser le nouveau système, mais en moins de 24 heures, ils s’empiffraient allègrement.

Geai bleu mangeant des arachides.
Geai bleu mangeant des arachides.

Les cinq geais bleus ont chacun un comportement bien défini. J’en ai un qui accepte de manger des arachides dans mes mains, mais il confond le bout de mes doigts avec le bout d’une arachide. Il tire comme un bon, mais rien n’y fait : l’arachide ne suit pas. Il souffre probablement de myopie…

Il y en a un autre qui passe son temps à changer d’idée; il choisit une arachide, puis la remet dans le pot, puis en choisit une autre. Après avoir tergiversé et interchangé les arachides à de multiples reprises, il s’envole. Un autre est un as de la voltige; il arrive à grande vitesse et capte l’arachide en une fraction de seconde sans s’arrêter. Il ne l’échappe que très rarement.

Grive solitaire dans un sorbier de Russie
Grive solitaire dans un sorbier de Russie

Pendant ce temps, la grive solitaire  installée dans le sorbier continue à déguster les petites baies rouges, indifférente aux activités des geais bleus.

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Environnement

Photographie d’oiseaux : le Grand Pic (femelle) au Québec.

Grand Pic femelle au travail sur un érable argenté en 2020.
Grand Pic femelle au travail sur un érable argenté en 2020.

La semaine dernière, un Grand Pic femelle s’est posé sur notre érable argenté. Lorsqu’il creuse un trou dans l’arbre pour rechercher sa nourriture, il frappe le tronc beaucoup plus fortement et à un rythme passablement plus lent que le Pic Chevelu. C’est ce qui a attiré notre attention.

L’oiseau est impressionnant, surtout lorsque c’est la première fois qu’on a la chance de l’observer en plein travail. Le Grand Pic mesure entre 40 et 49 cm et se trouve au Canada et aux États-Unis. Une fois son travail terminé, il a laissé dans l’arbre un trou d’environ 10 x 7 cm.

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La vie secrète des arbres, de Peter Wohlleben.

La vie secrète des arbres, de Peter Wohlleben.
La vie secrète des arbres, de Peter Wohlleben.

Au moyen d’un discours scientifique vulgarisé, l’auteur présente la façon dont les arbres communiquent entre eux et s’entraident mutuellement. Nous découvrons un réseau incroyablement bien organisé.

De nombreux passages du livre remettent en question de fausses croyances et suggèrent  combien il est nécessaire de repenser la gestion des forêts et des parcs urbains. J’ai choisi quelques citations pour donner une idée du ton du livre.

« Les racines d’un arbre s’étendent sur une surface qui dépasse de plus du double l’envergure de la couronne. Il en résulte un entrelacement des ramifications souterraines qui crée autant de points de contact et d’échanges entre les arbres ». p.23

« C’est au printemps, juste avant le débourrement, que l’on enregistre les tensions les plus fortes sur les colonnes d’eau. À cette époque, l’eau circule avec une telle intensité dans l’arbre qu’on peut l’entendre en posant un stéthoscope sur le tronc ». p.72

« Un arbre est constitué à peu de chose près du même pourcentage d’eau qu’un corps humain ». p.76

À propos du chêne et du vin: « Le chêne […] produit des tanins qui repoussent les insectes et, tout à fait accessoirement et sans qu’il y soit pour grand-chose, donne aussi ce goût particulier au vin qui sera élevé dans des barriques faites avec son bois ». p.85

« Si nous voulons que les forêts jouent pleinement leur rôle dans les changements climatiques, nous devons les laisser vieillir ». p.112

« Lors d’une grosse pluie d’orage, un arbre adulte peut emmagasiner jusqu’à plus de 1000 litres d’eau supplémentaires ». p.116

Les pics sont des oiseaux qui font faire le travail difficile par d’autres organismes! : « Contrairement à la croyance trop répandue qui voudrait qu’ils ne creusent que des arbres morts, les pics recherchent souvent des individus sains. […] Ils piochent donc un peu le tronc puis ils s’accordent une pause de plusieurs mois et comptent sur l’aide de champignons. Pour ces derniers, l’invitation est bienvenue, car en temps normal ils ne peuvent pas franchir la barrière de l’écorce. Trop heureux de l’occasion, ils s’empressent de coloniser l’ouverture et commencent à dégrader le bois. […] Quelques temps plus tard, les fibres du bois sont en effet si tendres que les travaux [commencés par le pic] peuvent reprendre. Un jour arrive où la loge est prête à être habitée ». p.140

Des arbres avec du feuillage offrent naturellement plus de résistance au vent : « Avec le réchauffement climatique, les températures automnales restent plus longtemps élevées, le feuillage demeure sur les rameaux parfois jusqu’à la première semaine de novembre. Or, le début de la saison des tempêtes n’a pas changé, il survient toujours en octobre, de sorte que le risque qu’une bourrasque renverse un arbre couvert de feuilles augmente ». p.166

« L’air d’une jeune forêt de pins est rendu presque stérile par l’action des phytoncides excrétés par les aiguilles. Les arbres peuvent donc véritablement désinfecter leur environnement ». p.170

Plusieurs personnes pensent qu’on peut s’orienter en forêt en observant où se trouve la mousse sur les arbres, car elle serait censée indiquée le nord. Voici ce qu’en pense l’auteur : « Les mousses colonisent le côté du tronc le long duquel l’eau s’écoule après la pluie. Peu d’arbres étant parfaitement droits, il y a en effet presque toujours un côté plus arrosé que l’autre. […] Chaque [arbre] tendant à pencher dans un sens différent, ce n’est pas la mousse qui peut aider à retrouver son chemin. Mieux vaut se fier à une boussole pour s’orienter ». p.180

« Les forêts de conifères abaissent sensiblement la charge microbienne de l’air, ce que les personnes allergiques perçoivent mieux que quiconque ». p.232

« En été, les arbres rejettent chaque jour dans l’atmosphère environ 10 000 kilos d’oxygène par kilomètre carré ». p. 233

Bonne lecture!

Titre : La vie secrète des arbres

Auteur : Peter Wohlleben

Éditions : Multi Mondes

© 2017

ISBN : 978-2-897773-017-8

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Nature glacée de l’hiver 2019 à Québec.

Reflets naturels dans la pluie verglaçante durant l'hiver 2019 à Québec.
Reflets naturels dans la pluie verglaçante durant l’hiver 2019 à Québec.

La pluie verglaçante tombée à Québec durant l’hiver 2019 n’a pas que des effets négatifs. Pour les amateurs de photographie, elle représente une occasion en or de travailler sur des sujets éphémères.

Le bleu visible dans la glace représente les reflets du magnifique ciel d’hiver dont je profitais pour l’occasion. Dans la photo grandeur nature, il est même possible de voir dans les reflets glacés une image des bouleaux entourant la scène.

Pour éviter toute distraction, l’arrière-plan a délibérément été gardé flou au moyen d’une ouverture réglée à 3.5. Étant donné la force des vents, la vitesse d’obturation était nécessairement plus élevée, soit 1/6400. L’ISO a volontairement été limitée à 250, pour conserver  la qualité de la photo lors de l’agrandissement ultérieur. Le capteur plein format de 50.6 mégapixels offrait une grande flexibilité pour le traitement numérique.

La photo a été captée avec un appareil-photo Canon 5DSR muni d’un téléobjectif Canon EF 70-200mm f/2.8L II USM. Je n’avais que cet objectif sous la main au moment de ma promenade dans la nature. La focale était de 200mm avec le stabilisateur activé et un réglage 1.2 mètres/infini plutôt que le traditionnel 2.5 mètres/infini.

Pour d’autres photos de la ville de Québec, cliquez sur les liens suivants de mon blogue :

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Environnement

Vert paradoxe

Vert ParadoxeVert Paradoxe est certainement une belle surprise. L’auteur, David Owen, emprunte le chemin risqué de critiquer l’utilité réelle des produits éco-énergétiques pour l’environnement. Il développe son sujet de manière humoristique, en se citant lui-même à plusieurs reprises comme mauvais élève face à la consommation excessive des ressources planétaires. La preuve étant qu’il est plus facile de réfléchir à un problème que de passer véritablement à l’action.

M. Owen, démontre avec succès que la seule solution efficace pour ralentir le réchauffement planétaire et agir contre l’utilisation excessive des ressources planétaires est une baisse de la consommation générale. Plutôt que de supporter l’idée que les solutions éco-énergétiques sauveront l’environnement, il démontre qu’elles ont en fin de compte l’effet inverse.

La science permettant de créer des produits nouveaux et de moins en moins dispendieux, leur utilisation à outrance devient la norme. De même, par leur faible coût, les produits deviennent soudainement accessibles à un très grand nombre de nouveaux consommateurs, créant un effet-rebond et augmentant ainsi la consommation et l’impact sur l’environnement. Il ne s’agit pas ici d’empêcher les humains les plus démunis d’avoir accès à une meilleure qualité de vie mais plutôt de favoriser un partage plus équitable des ressources planétaires entre tous en demandant aux pays les plus riches de diminuer leur consommation globale.

Plusieurs moyens de transport sont analysés : l’usage de l’automobile électrique, le train léger, l’aviation moderne. Considérons le transport par avion : il y a des décennies, un avion effectuant un vol intercontinental polluait beaucoup plus qu’aujourd’hui. Les innovations technologiques ont fait en sorte que la pollution pour chaque vol diminue considérablement. Les moteurs brûlent moins de combustibles fossiles, les aéronefs sont équipés de pièces en alliage léger, etc. Bref un franc succès pourrait-on croire, si on regarde les résultats à micro-échelle. Mais en adoptant une vision planétaire, il est facile de réaliser que le nombre de vols s’est accru de façon extraordinaire. L’augmentation de la population mondiale, la baisse du coût des billets, une offre accessible à une nouvelle clientèle font en sorte que le bilan carbone s’alourdit.

En ce qui a trait aux résultats de la consommation sur l’environnement, la vision à micro-échelle prévaut. Le consommateur responsable se dit : « J’ai acheté mon véhicule électrique, ou mon véhicule hybride, et donc j’ai fait ma part pour l’environnement ». La solution véritable ne résiderait pourtant pas dans le fait de pouvoir effectuer plus de kilomètres pour un litre d’essence mais plutôt de limiter le nombre de kilomètres effectués dans une année, et à la limite réduire le nombre de conducteurs et de véhicules. Cela paraît énorme comme proposition. L’auteur démontre que l’usage d’un véhicule, quel qu’il soit, nécessite un réseau routier très bien développé et maintenu. Ce réseau routier en développement de même que la meilleure performance des véhicules réguliers ou électriques invitent les utilisateurs, de plus en plus nombreux, à toujours s’éloigner un peu davantage des zones hautement densifiées.

David Owen souligne ainsi l’importance de la densification. Mais une densification bien réfléchie, c’est-à-dire où le citoyen ne sent plus le besoin d’utiliser un véhicule automobile car il a tous les services à proximité. Le site www.walkscore.com contient des informations intéressantes à ce sujet. L’auteur cite en exemple certaines des villes les plus éco-énergétiques du monde : New-York, Hong-Kong. Facile à constater, mais moins évident à régler. Surtout quand on réalise que ces villes deviennent des exemples pour l’environnement parce qu’elles n’ont pas le choix, la limitation de leur territoire exigeant une densification massive. Cependant, quand le virage de la densification planifiée est pris, on ne peut nier que les services offerts à la population augmentent et se diversifient.

D’autre part, s’il y a densification des quartiers près du centre-ville mais que, du même coup, on élargit et rallonge des autoroutes permettant de circuler plus facilement vers la banlieue et les zones moins densément peuplées, on applique des politiques contradictoires, ralentissant grandement du même coup le processus de densification. Le juste équilibre est difficile à réaliser.

Pour régler des problèmes de circulation, plusieurs villes adoptent le train léger alors que la densité de la population et la grandeur du territoire couvert indiquent que les opérations seront d’avance vouées à l’échec. L’auteur cite Phoenix en exemple : cette ville a un train léger moderne desservant des habitants deux fois plus nombreux que ceux vivant à Manhattan mais sur un territoire deux cents fois plus vaste. Il y a donc un déficit récurrent et ce moyen de transport s’avère inefficace.

Le nœud du problème est finalement qu’il est plus facile d’acheter des produits éco-énergétiques et de continuer à conserver un train de vie que de diminuer le niveau de notre confort général en limitant la consommation des ressources planétaires. Mais il faut avouer que ce n’est pas une tâche facile pour le citoyen que de changer son mode de vie, surtout lorsqu’il est constamment sollicité par la publicité et la propagande pour consommer davantage.

En fin de livre, David Owen cite quelques mots de Daniel Nocera, détenteur de la chaire Henry Dreyfus en science de l’énergie au MIT : « […] La confusion se produit quand on croit qu’avec son cœur on peut résoudre les problèmes environnementaux, alors qu’on ne s’attaque qu’à ceux de la conscience ».

Vert Paradoxe a originalement été publié en 2011 par Riverhead Books sous le titre The Conumdrum : How Scientific Innovation, Increased Efficiency and Good Intentions can Make Our Energy and Climate Problems Worse.

Edition française par Écosociété, 2013. ISBN 978-2-89719-085-9

Note : David Owen est un collaborateur régulier du New Yorker. Il est l’auteur de nombreux livres, dont Green Metropolis (2009), à propos de la supériorité écologique des mégapoles comme New-York.