Archives de catégorie : Photographie aviation

Un Boeing 737-800 en finale pour l’aéroport international de Toronto.

Un Boeing 737-800 est en finale pour la piste 05 de l'aéroport international de Toronto.
Un Boeing 737-800 est en finale pour la piste 05 de l’aéroport international de Toronto.

La photo ci-dessus montre un Boeing 737-800 en approche pour la piste 05 de l’aéroport international de Toronto. Je me suis servi des aides d’approche de précision au seuil de la piste 05 pour encadrer l’avion en approche. Il a fallu quelques essais pour s’assurer qu’un avion de cette dimension ne semble pas toucher les antennes avec ses ailes. A même moment, l’appareil-photo s’occupait de la mise au point pour cet avion qui approchait rapidement.

La photo a été prise en février par une température de -20 C. La lumière est toujours plus douce à ce temps de l’année. Pour cette photo sans trépied, l’objectif utilisé était un Canon EF 50mm f/1.4 USM.

Japan Air Force One au Sommet du G7 à Québec

Le Boeing 747-400 du gouvernement du Japon, avec le premier ministre Japonais à bord, quitte Québec à la fin du Sommet du G7 en 2018.
Le Boeing 747-400 du gouvernement du Japon, avec le premier ministre Japonais à bord, quitte Québec à la fin du Sommet du G7 en 2018.

La photo ci-dessus montre le Boeing 747-400 de Japan Air Force quittant la ville de Québec après le sommet du G7 en 2018.

Ci-dessous se trouve un vidéo montrant l’entraînement effectué par les pilotes pour s’acclimater à l’aéroport international Jean-Lesage de Québec. Les pistes de CYQB n’ont que 150 pieds de large.

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Aviation

Le Challenger 600 C-GQBQ du Gouvernement du Québec

Challenger CL-600 C-GQBQ du Gouvernement du Québec au décollage de l'aéroport international Jean-Lesage de Québec
Challenger CL-600 C-GQBQ du Gouvernement du Québec au décollage de l’aéroport international Jean-Lesage de Québec

Un retour dans le passé avec cette photo du Challenger 600 C-GQBQ du Gouvernement du Québec, au décollage de l’aéroport international Jean-Lesage de Québec. La photo a été prise à l’automne 2012 avec un appareil-photo plein format Canon 5D MKII à partir de la passerelle de la tour de contrôle de Québec.

En ce qui a trait à la composition photographique, la règle des tiers est ici respectée, autant par la division des deux zones d’arbres en arrière-plan,  en haut et en bas de la photo, que dans la position de l’aéronef.

J’ai profité des spectaculaires couleurs de l’automne pour rajouter de l’intérêt à la scène.

 

Photographie aviation: le Beaver sur flotteurs de la compagnie aérienne Harbour Air

Un Beaver DHC-2 sur flotteurs de la compagnie Harbour Air au décollage de Vancouver
Un Beaver DHC-2 sur flotteurs de la compagnie Harbour Air au décollage de Vancouver

La photographie ci-dessus représente un Beaver (DHC-2) sur flotteurs de la compagnie Harbour Air quelques minutes après son décollage de la base d’hydravions dans le port de Vancouver en Colombie-Britannique. Elle a été prise au moyen d’un appareil-photo plein format Canon 5DSR muni d’un téléobjectif Canon 70-200 f2.8L IS II USM.

L’avion, minuscule dans la photo, aurait pu être rapproché considérablement grâce aux possibilités du capteur de plus de 50 mégapixels du Canon 5DSR. L’image aurait été de très bonne qualité mais l’effet que je recherchais initialement aurait été diminué.

Contrairement à ce qu’il semble à première vue, la scène n’a pas été capturée à partir d’un autre aéronef en vol mais bien à partir du sol, alors que je me tenais près de la base de la compagnie aérienne Harbour Air. Les précipitations continues de la matinée avaient saturé l’air d’humidité et provoqué la création d’une couche de nuages de bas niveau.

S’en est suivi un recadrage au moyen d’un logiciel de traitement d’image. Cette dernière est volontairement de format non standard, de façon à bien montrer la situation particulière dans laquelle se trouve le pilote, en vol à vue entre deux couches rapprochées de nuages et avec une chaîne de montagnes sur sa droite. Il me semble qu’un photographe n’a pas à se sentir lié par des formats arbitraires contraignants lorsque ces derniers ont un impact négatif sur l’objectif recherché.

Photographie aviation: coucher de soleil sur un Q-400 de Bombardier

Couleurs d'un coucher de soleil se reflétant sur un Bombardier Q-400 d'Air Canada à Toronto
Couleurs d’un coucher de soleil se reflétant sur un Bombardier Q-400 d’Air Canada à Toronto

Les installations du terminal d’Air Canada à l’aéroport international Lester B. Pearson de Toronto obligent le voyageur qui fait le trajet Toronto-Québec à sortir à l’extérieur du bâtiment pour prendre l’avion. Cela a ses avantages, surtout lorsque le vol s’effectue en soirée et qu’il y a, au moment de l’embarquement, un magnifique coucher de soleil.

Mais photographier directement les couleurs d’un coucher de soleil à main levée et sans filtres ni trépied est une recette pour un désastre. Pas question non plus de s’arrêter trop longtemps dans cette zone sécurisée où les agents et le flot des passagers en route vers le DHC-8-400 exigent une action rapide.

Une méthode efficace qui donnera des résultats concluants est de photographier indirectement les couleurs du coucher de soleil en utilisant l’avion comme réflecteur.

Dans un premier temps, il est préférable d’utiliser un objectif exigeant très peu de lumière. Cela permet de limiter la grosseur du grain photographique tout en offrant une vitesse suffisamment rapide pour éviter une photo floue. La scène a donc été capturée avec un appareil-photo plein format Canon 5DSR muni d’un objectif Canon EF 50mm f/1.4 USM.

Dans un deuxième temps, il suffit de recadrer la photo au moyen d’un logiciel de traitement d’image de façon à éliminer tous les détails inutiles. Il y a deux objectifs : 1) il est évidemment nécessaire de conserver dans la photo les parties de l’avion susceptibles de mieux représenter le coucher de soleil et 2) utiliser au mieux les éléments offrant un intérêt graphique pour le spectateur.

Si je n’avais conservé qu’une série de hublots en gros plan pour ne montrer que le coucher de soleil dans toute sa splendeur et ses couleurs, il n’y aurait eu que des couleurs claires, sans contrastes. Cela aurait donné une photo sans intérêt. Le fait de conserver la partie sombre du haut de l’appareil ajoute un fort contraste de luminosité, permet d’inclure les lignes diagonales du Q-400 (1-2-3-4-5) et une réflexion des reflets eux-mêmes (6) sous l’aile de l’appareil. Le tout est représenté dans la photo ci-dessous.

Théorie photographie: détails des lignes diagonales sur un Q-400 de Bombardier
Théorie photographie: détails des lignes diagonales sur un Q-400 de Bombardier

Photographie aviation: coucher de soleil sur le port de Vancouver

Twin Otter sur flotteurs C-GQKN et Turbo Otter C-FODH de la compagnie Harbour Air au moment d'un coucher de soleil dans la port de Vancouver durant l'été 2016
Twin Otter sur flotteurs C-GQKN et Turbo Otter C-FODH de la compagnie Harbour Air au moment d’un coucher de soleil dans la port de Vancouver durant l’été 2016

La photo ci-dessus a été prise avec un appareil-photo plein format Canon 5DSR dans le port de Vancouver, en Colombie-Britannique, à l’été 2016. Après une journée frénétique de décollages et d’atterrissages, le calme était maintenant revenu. Le Twin Otter sur flotteurs C-GQKN et le Turbo Otter sur flotteurs C-FODH de la compagnie Harbour Air étaient maintenant stationnés pour la nuit.

Les photos prises au crépuscule et à l’aube bénéficient d’une lumière unique. Cependant, photographier les avions à contre-jour, avec les derniers rayons de soleil encore visibles, nécessitent davantage de précautions.

Lorsque les contrastes sont trop élevés, il est possible de corriger la situation en procédant avec la prise de plusieurs photos. Il suffit d’effectuer quelques expositions différentes et de les unifier au moyen d’un logiciel comme Photomatix (photographie HDR). Cela ne prend que quelques minutes. Cependant, avec des avions sur flotteurs qui sont toujours légèrement en mouvement, même une fois attachés pour la nuit, le risque de photo floue augmente. La meilleure façon de procéder est d’utiliser un filtre ND gradué et de le placer exactement là où l’intensité de la lumière est la plus forte. Naturellement, il y aura des hautes lumières surexposées.

Ceci dit, vous avez toujours une bonne marge de manœuvre, étant donné qu’il n’y a aucun problème à montrer un montant limité de hautes lumières surexposées dans les rayons du soleil, étant donné qu’il n’y a pas vraiment de détails perdus dans cette zone. Pendant que les puristes peuvent être en désaccord et choisissent de passer des heures devant l’ordinateur à tenter de tout corriger, vous êtes à l’extérieur à profiter au maximum d’une autre journée d’exploration photographique.

Si la photo a été prise en utilisant des fichiers RAW (ou RAW et JPEG), il est possible d’améliorer la scène en corrigeant quelques éléments tels que les contrastes, la luminosité, les couleurs, la saturation et la lumière ambiante, etc. Cela ne requiert que très peu de temps devant l’ordinateur quand vous êtes familier avec les bases d’un logiciel de traitement de l’image.

Photographie aviation: la pluie au service du photographe

Twin Otter sur flotteurs C-GQKN de la compagnie aérienne Harbour Air en finale pour le Port de Vancouver, en Colombie-Britannique, durant l'été 2016. Photo prise avec un appareil-photo plein format Canon 5DSR
Twin Otter sur flotteurs C-GQKN de la compagnie aérienne Harbour Air en finale pour le Port de Vancouver, en Colombie-Britannique, durant l’été 2016. Photo prise avec un appareil-photo plein format Canon 5DSR

La journée s’annonçait plutôt ordinaire pour ma session de photographie au port de Vancouver. Le ciel était passablement banal, ce qui signifie sans nuages. Mais dès midi, une nouvelle masse d’air plus humide a fait son entrée en Colombie-Britannique et très rapidement le ciel bleu a fait place aux nuages et aux précipitations, en même temps que la lumière de forte intensité qui prévalait vers midi a soudainement diminué à un niveau plus acceptable pour la photographie.

Les pilotes des différents avions de brousse sur flotteurs tels que les Twin Otter (DHC-6), Turbo Otter (DHC-3T) et Beaver (DHC-2) ont dû composer avec la détérioration de la météo pour compléter les vols prévus dans la journée. Mais le malheur des uns fait le bonheur des autres : pour la photographie reliée à l’aviation, les nuages bas et une lumière plus tamisée signifiaient qu’il serait désormais possible d’obtenir des photos plus intéressantes.

La photo ci-dessus a été prise avec un appareil-photo plein format DSLR Canon 5DSR muni d’un téléobjectif Canon 70-200 f2.8L IS II USM. De sorte que les hélices ne soient pas figées, j’ai choisi une vitesse d’obturation passablement basse. La scène a été recadrée pour éliminer les distractions visuelles. Le capteur plein format de 50.6 mégapixels du Canon 5DSR facilite la tâche lorsqu’un recadrage est requis.

Au premier plan, on aperçoit un Twin Otter sur flotteurs (C-GQKN) de la compagnie Harbour Air en approche pour l’amerrissage dans le Port de Vancouver. Au second plan, très loin et dans le coin supérieur droit de la photo, un pilote de Turbo Otter sur flotteurs compose lui aussi avec la dégradation de la météo, en s’assurant de conserver un contact visuel avec les obstacles élevés environnants.

Photographie aviation: un Twin Otter sur flotteurs à l’amerrissage à Vancouver

Twin Otter C-FGQH sur flotteurs de Westcoast Air à l'arrivée dans la Port de Vancouver, en Colombie-Britannique durant l'été 2016. Photo prise avec un appareil-photo Canon 5DSR
Twin Otter C-FGQH sur flotteurs de Westcoast Air à l’arrivée dans la Port de Vancouver, en Colombie-Britannique durant l’été 2016. Photo prise avec un appareil-photo Canon 5DSR

La photo ci-dessus a été prise en Colombie-Britannique, durant l’été 2016, avec un appareil-photo plein format Canon 5DSR muni d’un téléobjectif Canon 70-200 f2.8L IS II USM.

Un Twin Otter sur flotteurs (DHC-6) de la compagnie Westcoast Air (C-FGQH) se préparait à amerrir dans le Port de Vancouver. Il est évident que d’ajuster la vitesse d’obturation à 1/1200 aurait suffi pour obtenir une image nette. Mais cela aurait enlevé toute impression de mouvement, en figeant les hélices et l’arrière-plan.

La vitesse d’obturation devait être suffisamment lente pour permettre la rotation des hélices. Il est clair que les hélices d’un aéronef en finale pour l’amerrissage tournent moins vite qu’au décollage. D’où la nécessité d’utiliser une vitesse maximale plus lente, variant entre 1/40 et 1/125.

Une vitesse plus lente augmente cependant le risque d’une photo floue de l’avion, spécialement parce que le photographe se doit de bouger avec l’appareil-photo pour obtenir l’effet de mouvement désiré. Le fait d’utiliser un téléobjectif augmente également la possibilité de flou de bougé et il est impératif que le stabilisateur soit activé, de même que la fonction « panning horizontal» sur l’objectif.

Pour créer un arrière-plan sans détails précis, l’appareil-photo est en mouvement et suit exactement le déplacement de l’avion. Cela nécessite donc une accélération progressive du mouvement de l’appareil-photo, en fonction de la position de l’avion par rapport au photographe.

Lorsque le Twin Otter se rapproche, le suivi devient plus compliqué, les choses s’accélèrent. Il faut déjà avoir positionné ses pieds dans la bonne direction pour n’avoir qu’un pivot à faire et non une posture complète du corps à changer. Le moindre mouvement inutile ou brusque serait immédiatement visible sur la photo.

Avec un peu de pratique, le respect des éléments suivants permettra au photographe d’obtenir un résultat concluant : une vitesse entre 1/40 et 1/125, une position appropriée des pieds, un pivot sans mouvements brusques et une accélération progressive de la rotation du corps enlignée sur la vitesse de l’avion. Plus la vitesse d’obturation sera lente et plus l’effet de mouvement sera visible. Attendez-vous cependant à davantage de photos manquées entre 1/40 et 1/60.

Un dernier détail : à l’instant même où les flotteurs de l’avion touchent l’eau, la décélération commence. La vitesse de pivot du photographe doit immédiatement ralentir sinon la photo perdra de sa netteté.

Le Twin Otter Series 400 de la compagnie Viking à Victoria en Colombie-Britannique

Twin Otter Series 400 stationné à Victoria, Colombie-Britannique, en 2016
Twin Otter Series 400 stationné à Victoria, Colombie-Britannique, en 2016

De passage à Victoria en 2016, j’en ai profité pour visiter les installations de Viking Air Ltd, la compagnie canadienne qui produit aujourd’hui le fameux Twin Otter Series 400. Cette compagnie est passablement méconnue des Canadiens car sa production est pratiquement toute destinée à l’exportation. Sur les cent avions construits jusqu’à présent, seulement deux ont été achetés par une compagnie canadienne. Viking assure également le service pour les Twin Otter des séries 100 à 300 en activité à travers le monde.

Au premier plan, un Twin Otter Series 400 fabriqué par Viking à Victoria, Colombie-Britannique. Au second plan, un bombardier d'eau CL-215 récemment acquis par Viking et qui sera possiblement modifié en CL-415.
Au premier plan, un Twin Otter Series 400 fabriqué par Viking à Victoria, Colombie-Britannique. Au second plan, un bombardier d’eau CL-215 récemment acquis par Viking et qui sera possiblement modifié en CL-415.

Début 2016, Bombardier et Viking ont conclu une entente commerciale qui fait en sorte que c’est maintenant Viking qui est le nouveau propriétaire des brevets et plans de fabrication des bombardiers d’eau CL-215 et CL-415. Viking s’occupe non seulement du service pour les aéronefs existants mais évalue également la possibilité de relancer la production de ces appareils. Tout dépendra de la demande. Mais avec des conditions météorologiques de plus en plus extrêmes qui favorisent un nombre accru de feux de forêts dévastateurs, il est permis de croire que nous verrons d’ici quelques années les premiers bombardiers d’eau fabriqués par Viking.

À Victoria, un Twin Otter Series 400 sur flotteurs fabriqué par Viking a été acheté par Reignwood Air. Il est prêt à être livré en Chine (2016).
À Victoria, un Twin Otter Series 400 sur flotteurs fabriqué par Viking a été acheté par Reignwood Air. Il est prêt à être livré en Chine (2016).

Avec les changements actuellement en cours dans la règlementation en Chine, Viking est confiant de voir augmenter ses commandes de Twin Otter Series 400 sur flotteurs. La compagnie recevra en 2016, à leurs installations de Victoria, le premier simulateur de vol essentiellement destiné à la formation de pilotes opérant le Twin Otter sur flotteurs.

Un Twin Otter Series 400 de Viking, à Victoria, prêt à être livré en Russie
Un Twin Otter Series 400 de Viking, à Victoria, prêt à être livré en Russie

Pour l’instant, la Russie demeure le plus important client de Viking, malgré quelques soubresauts reliés à la crise politique entre ce pays et l’Ukraine et la dévaluation du rouble qui ont forcé un ralentissement de la cadence de production des appareils destinés aux compagnies russes. La situation se stabilisant au niveau politique, l’embauche a repris chez Viking et le nombre d’employés atteindrait aujourd’hui au moins 350 employés, si ma mémoire est bonne.

Turbo Otter DHC-3T C-GVTO à Victoria, Canada, en 2016
Turbo Otter DHC-3T C-GVTO à Victoria, Canada, en 2016

La plupart des Canadiens ignorent aujourd’hui qu’une compagnie canadienne a repris la production des fameux Twin Otter et se prépare possiblement à relancer la production des CL-415. Plusieurs associent Viking à une compagnie qui transporte des passagers dans la région de Vancouver. Entretemps, quelques CL-215s récemment acquis par Viking seront possiblement convertis dans la version plus puissante du CL-415. Il ne faudra cependant qu’une bonne commande de Harbour Air ou d’une autre compagnie canadienne bien connue pour que le nom de Viking devienne aussi connu que celui de Bombardier ou De Havilland.

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Photographie aviation : les CL-415 du Québec en direction de Fort McMurray, Alberta

Des CL-415 du Québec en renfort à Fort McMurray

Un avion-citerne Bombardier CL-415 du Gouvernement du Québec en préparation pour un vol vers Fort McMurray en mai 2016
Un avion-citerne Bombardier CL-415 du Gouvernement du Québec en préparation pour un vol vers Fort McMurray en mai 2016

Le 5 mai 2016, conformément à ce qui avait été annoncé par le gouvernement du Québec, quatre CL-415 sont décollés de l’aéroport international Jean-Lesage de Québec (CYQB) à destination de Fort McMurray en Alberta pour aider à lutter contre les feux de forêt dévastateurs qui font rage dans cette province. Il s’agit même du pire désastre naturel que le Canada ait connu dans toute son histoire.

Préparer des équipages et des avions pour un vol voyage sur cette distance demande naturellement beaucoup de coordination de la part de la  SOPFEU. Une fois rendus à Fort Murray, les pilotes des CL-415 de la province de Québec seront alors sous le commandement des autorités de luttes contre les feux de forêt du gouvernement albertain, car ce sont ces dernières qui sont les mieux placées pour connaître exactement les besoins locaux.

J’image que les spécialistes en information de vol (FSS) du centre d’information de vol (CIV) de Nav Canada à Edmonton en ont plein les bras ces temps-ci…

Des membres d'équipage marchent vers les avions-citernes CL-415 du Gouvernement du Québec; ils décolleront sous peu pour Fort McMurray en Alberta, pour aider à la lutte contre les feux de forêt (2016)
Des membres d’équipage marchent vers les avions-citernes CL-415 du Gouvernement du Québec; ils décolleront sous peu pour Fort McMurray en Alberta, pour aider à la lutte contre les feux de forêt (2016)

La photo ci-dessus montre des membres d’équipage en direction de leur appareil. Une fois rendus sur place, ils devront non seulement s’attaquer aux incendies, mais également se rendre sur des régions qui ne sont pas encore touchées par les feux et arroser massivement certains secteurs pour empêcher le début de nouveaux incendies.

Le CL-415 numéro 245 du Gouvernement du Québec circule à l'aéroport international Jean-Lesage de Québec pour un décollage vers Fort McMurray en Alberta pour aider à combattre les feux de forêt hors de contrôle dans cette province en 2016.
Le CL-415 numéro 245 du Gouvernement du Québec circule à l’aéroport international Jean-Lesage de Québec pour un décollage vers Fort McMurray en Alberta pour aider à combattre les feux de forêt hors de contrôle dans cette province en 2016.

Photographier des avions à hélices

L'avion citerne Bombardier CL-415 décolle de l'aéroport international Jean-Lesage de Québec en direction de Fort McMurray, en Alberta, pour aider à la lutte contre les feux de fôret (2016)
L’avion citerne Bombardier CL-415 décolle de l’aéroport international Jean-Lesage de Québec en direction de Fort McMurray, en Alberta, pour aider à la lutte contre les feux de fôret (2016)

Il est assez délicat de photographier des avions à hélices en voulant donner l’impression de mouvement. Dans un réflexe de vouloir éviter des photos floues, le photographe utilise une vitesse correspondant minimalement à la focale utilisée lors de la prise de photo. Dans le cas de la photo ci-dessus, il s’agissait de 400 mm. Mais si une vitesse de 1/400 était utilisée, les hélices sembleraient figées complètement et l’avion aurait l’air de monter alors que ses moteurs sont éteints.

Il a donc fallu réduire la vitesse à 1/160, augmentant du même coup le risque d’obtenir une photo floue. Le secret pour une photo nette et des hélices en mouvement est de suivre très exactement le déplacement de l’avion de sorte qu’il apparaisse complètement immobile dans le viseur. Cela demande un peu d’entraînement mais permet d’obtenir des photos plus réalistes.

Le CL-415 en noir et blanc

La photo ci-dessous représente le CL-415, numéro 245, alors qu’il était en vol sous un ciel de cirrus intéressants en 2015. La photo méritait une transformation en noir et blanc, pour faire ressortir les multiples tracés des nuages.

Photo noir et blanc du CL-415 C-GQBG fabriqué par Bombardier et survolant la Ville de Québec en 2015
Photo noir et blanc du CL-415 C-GQBG fabriqué par Bombardier et survolant la Ville de Québec en 2015

Aide du gouvernement du Canada pour les citoyens de l’Alberta

Le gouvernement du Canada, sous Justin Trudeau, a promis d’égaler les montants qui seront offerts par les Canadiens à la Croix-Rouge dans le but d’aider les citoyens de Fort McMurray.

Bien sûr, sa contribution ne s’arrêtera pas là (loin de là, en fait), mais le message a été lancé à toute la population de contribuer généreusement à soutenir la Croix-Rouge. Il est d’ores et déjà connu que les dommages matériels s’élèveront à au moins neuf milliards de dollars et qu’il faudra de nombreuses années de travail soutenu pour tout reconstruire. Le Parti libéral du Canada avait bâti sa campagne politique autour des investissements dans les infrastructures. Avec les feux de forêt de Fort McMurray, il y aura beaucoup de nouvelles dépenses non planifiées.

Plus de 1400 pompiers sont à l’œuvre pour combattre les incendies. On ne compte jusqu’à présent que très peu de pertes de vie bien que « très peu » soit toujours trop. La crise est, de l’avis de tous, bien gérée par le gouvernement de l’Alberta.

Au moment d’écrire ces lignes, il n’y avait pas de pluie prévue au programme pour encore plusieurs jours et la sécheresse touchait également la moitié sud de la Saskatchewan et une partie du Manitoba. Les vents devaient même augmenter en intensité, ce qui devrait nécessiter encore davantage de ressources pour maîtriser les incendies.

Il me semble que les gouvernements des provinces canadiennes devraient envisager l’achat de CL-415 supplémentaires pour se donner une marge de manœuvre accrue et pouvoir réagir encore plus rapidement, compte tenu de la tendance des dernières années en ce qui concerne le nombre et l’importance des feux de forêt. Ci-dessous, le CL-415 numéro 247 à l’envol pour Fort McMurray.

Un Bombardier CL-415 C-GQBK au décollage de l'aéroport international Jean-Lesage de Québec en direction de Fort McMurray, en Alberta, en mai 2016
Un Bombardier CL-415 C-GQBK au décollage de l’aéroport international Jean-Lesage de Québec en direction de Fort McMurray, en Alberta, en mai 2016

Les CL-215 n’iront pas vers Fort McMurray

Pendant que de nombreux CL-415 quittent pour l’Alberta, quelques appareils, dont les deux Canadair CL-215 visibles ci-dessous, demeurent à l’aéroport de Québec en cas de besoin et pour les pratiques saisonnières des pilotes qui seront bientôt assignés à des régions spécifiques de la province de Québec.

Deux vénérables bombardiers d'eau CL-215 stationnés à l'aéroport international Jean-Lesage de Québec en mai 2016.
Deux vénérables bombardiers d’eau CL-215 stationnés à l’aéroport international Jean-Lesage de Québec en mai 2016.

Le réchauffement planétaire

Certains diront que le réchauffement planétaire n’est en rien responsable de feux de forêt d’une telle ampleur. Ils ont peut-être raison, mais j’ai tendance à adopter une vision plus large que ce qui se passe uniquement en Alberta. Les transferts de chaleur entre le Nord et le Sud sont de plus en plus intenses afin d’équilibrer les températures autour de la planète. Tous les moyens sont bons pour rétablir l’équilibre de la température planétaire et, parfois, occasionner de sérieux problèmes à un secteur en particulier.

La région de Kamloops, en Colombie-Britannique, durant les nombreux feux de forêt de 2014
La région de Kamloops, en Colombie-Britannique, durant les nombreux feux de forêt de 2014

Un phénomène El Nino puissant, des blocages Oméga à répétitions et la circulation de l’air dans les différentes cellules (Hadley, Ferrell, polaire et Walker) participent aux échanges de chaleur. De même, à une échelle plus réduite, il y a également les différents fronts froids et fronts chauds dont nous entendons parler régulièrement dans les bulletins de prévisions météorologiques.

Ce ne sont pas des fronts chauds localisés qui font en sorte que le pergélisol n’assure plus que les pistes d’atterrissage dans l’Arctique demeurent utilisables. Les fronts ne sont pas plus responsables du fait que les maisons sur pilotis n’ont maintenant plus de fondation stable. Plusieurs records de température ont été battus dans les dernières années dans les villes les plus au nord du Canada. Là encore, il y aura des sommes très importantes à investir pour repenser et réparer les infrastructures nordiques.

Des feux de broussailles dès le mois d’avril en Alberta

Cette année, dès avril, il y avait déjà des feux de broussaille étendus dans une région aussi nordique que Fort McMurray en Alberta parce qu’il n’y a pratiquement pas eu de neige cet hiver. Je me suis alors demandé ce qui se passerait rendu en juillet. Les Albertains n’ont pas eu besoin d’attendre aussi longtemps pour avoir la réponse.

Forêt incendiée de l'Ouest canadien en 2014
Forêt incendiée de l’Ouest canadien en 2014

La modélisation des impacts des changements climatiques indique que déjà, dans la région de Fort McMurray, il y a un allongement de quinze jours de la saison des feux de forêt. Plus de chaleur peut signifier plus de sécheresse. Mais une augmentations des températures favorise aussi la formation des orages et avec eux viennent les éclairs qui allumeront de nouveaux feux.

Une chose est sûre : les compagnies d’assurance ne perdront pas de temps avec les différentes théories sur le réchauffement planétaire. Les réassureurs (les sociétés qui assurent les compagnies d’assurance) entendent bien limiter leurs pertes et les primes augmenteront rapidement pour suivre le nombre et l’intensité des désastres naturels.

Entre les départs des CL-415, une photo du trafic aérien local

FedEx ATR 72-202F C-FTAR et Air Canada Express Bombardier DHC-8-Q-402NG (C-GIJZ) à l'aéroport international Jean-Lesage de Québec en mai 2016
FedEx ATR 72-202F C-FTAR et Air Canada Express Bombardier DHC-8-Q-402NG (C-GIJZ) à l’aéroport international Jean-Lesage de Québec en mai 2016

À l’aéroport de Québec, entre les décollages des quatre Bombardier CL-415 en direction de Fort McMurray, j’ai pu assister à quelques mouvements d’aéronefs. Sur la photo ci-dessus, il est possible d’apercevoir un ATR 72 de FedEx (C-FTAR) circulant vers la rampe après un atterrissage piste 06, de même qu’un Q-400 de Bombardier propriété d’Air Canada Express (C-GIJZ) : on le voit ici en train d’être remorqué en prévision d’un décollage imminent.

Le Hawker Hunter N339AX de la compagnie ATAC

La chance étant au rendez-vous, j’ai pu photographier ce Hawker Hunter (N339AX) de la compagnie américaine ATAC, en train d’effectuer un décollage de Québec. Il est assez difficile d’ignorer la présence de ce jet militaire lors d’un décollage. Le bruit émis par le réacteur en impose…

Un Hawker Hunter de la compagnie américaine ATAC est au décollage de l'aéroport international Jean-Lesage de Québec (CYQB) en mai 2016
Un Hawker Hunter de la compagnie américaine ATAC est au décollage de l’aéroport international Jean-Lesage de Québec (CYQB) en mai 2016

Un Hawker Hunter, de la compagnie américaine ATAC, au décollage de l'aéroport international Jean-Lesage de Québec en mai 2016
Un Hawker Hunter, de la compagnie américaine ATAC, au décollage de l’aéroport international Jean-Lesage de Québec en mai 2016

Les photos ci-dessus ont été prises avec un appareil-photo Canon 5D MKII, équipé d’un téléobjectif Canon 70-200 f2.8L IS II USM muni d’un filtre polarisant et couplé à un doubleur de focale Canon Extender EF 2X III, ce qui portait la focale à 400 mm. Malgré tout, un recadrage important a été nécessaire étant donné ma position fort éloignée de la piste.

Désirant m’assurer de la netteté de l’image (le flou de bougé étant plus probable avec une focale de 400 mm pendant que l’on tente de suivre un jet qui passe devant soi à haute vitesse), j’ai ajusté la vitesse d’obturation à 1/1600 et assuré que l’autofocus soit sur AI servo.

Je réalise maintenant qu’une vitesse moindre aurait pu faire l’affaire, car elle aurait permis de rendre le boisé flou à l’arrière, augmentant ainsi la sensation de vitesse de l’appareil. Mais on ne voit pas souvent un Hawker Hunter en vol aujourd’hui et j’ai préféré jouer de prudence. La photo idéale sera pour la prochaine fois…

CL-415 et CL-215 regroupés à Québec (2012)

Une dernière photo, prise il y a plusieurs années, soit à l’automne 2012, montre le nombre impressionnant d’avions-citernes CL-415 et CL-215 stationnés à l’aéroport international Jean-Lesage de Québec (CYQB). Durant la saison morte, les appareils sont ramenés à Québec en provenance des différentes bases où ils sont en exploitation durant l’été.

CL-415 et CL-215 Gouvernement du Québec, aéroport international Jean-Lesage de Québec (CYQB) 2012
CL-415 et CL-215 Gouvernement du Québec, aéroport international Jean-Lesage de Québec (CYQB) 2012

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