La photographie à l’hiver 2020 dans le Vieux-Québec (2)

Ruelle du Vieux-Québec hiver 2020
Ruelle du Vieux-Québec hiver 2020

Les quelques décorations de Noël encore restantes dans le Vieux-Québec agrémentent la scène hivernale de cette journée de tempête de neige du 7 février 2020. La composition photographique est facilitée par la présence de plusieurs éléments offrant de l’intérêt : la couleur des lumières du sapin et son reflet sur la neige, les lampadaires jaunâtres en série, les personnages au fond de la scène, la fumée s’échappant d’un côté du bâtiment et l’heure bleue, cette période magique de la journée où l’on voit encore la couleur du ciel quelques minutes avant la nuit.

Tempête de neige dans le Vieux-Québec en 2020
Tempête de neige dans le Vieux-Québec en 2020

La photo en noir et blanc ci-dessus a reçu un traitement infrarouge. De cette façon, les personnages passant devant les phares de la voiture sont bien visibles, tout en permettant également de bien distinguer les objets environnants. La photographie de nuit avec des personnages en mouvement et des contrastes lumineux aussi dramatiques exige un ISO plus élevé si on ne veut pas laisser de côté des objets qui présenteraient un intérêt pour la composition photographique.

Malgré tout, les phares de la voiture causent des erreurs de lecture de l’appareil-photo qui interprète mal la luminosité moyenne de la scène. Sans traitement numérique de l’image, les bâtiments environnants seraient tous extrêmement foncés. L’utilisation de l’infrarouge règle une partie du problème.

Les photos ont été prises avec un Canon 5DSr.

La photographie à l’hiver 2020 dans le Vieux-Québec (1)

Le Vieux-Québec durant la tempête de février 2020
Le Vieux-Québec durant la tempête de février 2020

Un projet de photographie en hiver peut consister à planifier une session photo lors d’une bonne grosse tempête de neige. Les prochains quelques articles ayant trait à la photographie concerneront la tempête de neige qui a eu lieu le 7 février 2020 à Québec.

La photo ci-dessus a été prise près de Côte de la Fabrique, dans le Vieux-Québec, après la tempête du 7 février 2020 qui a laissé 35 centimètres de neige. J’ai privilégié le traitement de la photo en noir et blanc car, pour cette scène de tempête de neige, les couleurs n’ajoutaient rien de significatif allant même jusqu’à distraire le spectateur.

La technique de photographie du noir et blanc oppose ici très bien les formes sombres et claires. La piétonne et les phares de véhicules ressortent beaucoup mieux et l’effet de poudrerie près des bâtiments se distingue davantage.

Déneigement retardé dans le Vieux-Québec.
Déneigement retardé dans le Vieux-Québec.

Les marées contribuent parfois au ralentissement du déneigement après une tempête de neige dans le secteur de la haute-ville du Vieux-Québec. Difficile à croire quand on connaît la hauteur du Cap Diamant par rapport au fleuve…!

Si la tempête se produit au moment de fortes marées, il y peut y avoir débordement du fleuve St-Laurent sur certaines sections de l’autoroute en basse-ville. Les camions chargés de ramasser la neige doivent alors effectuer un long détour qui les ramènent dans des secteurs déjà affectés par la congestion automobile et où les limites de vitesse sont considérablement moindres.

Pendant que la souffleuse est sur place et prête à dégager les rues du Vieux-Québec, les camions se font attendre… (À suivre).

Un monde sans rivage.

Un monde sans rivage.
Un monde sans rivage.

Il s’agit d’une histoire vécue dans l’environnement arctique. En 1897, trois aventuriers utilisent une montgolfière dans le but d’atteindre le pôle Nord. Ils disparaissent et on retrouve leur trace en 1930 sur l’île Blanche, la plus reculée de l’archipel du Svalbard. Le pire, c’est que le responsable de l’expédition connaissait déjà, avant le départ, les faiblesses de cette montgolfière composée de multiples pièces : « […] Le ballon, si majestueux, mais si fragile, perdait son souffle contre sa main » p.236

Voici quelques passages du roman qui permettent d’imaginer la mauvaise gestion du risque et la naïveté des aventuriers face aux conditions météorologiques extrêmes que peut représenter un voyage dans un monde de froid et de glace :

« Dans cette région dont on connaît mal le climat, Andrée pensait qu’en été, un soleil radieux ne cessait de briller. Il ne brille pas. Et la brume tombe. Le ballon s’alourdit. D’un coup, c’est la panique […] » p. 95

« Les voilà, tous les trois, moins chaudement vêtus que le moindre touriste à l’assaut de la moindre petite montagne […] » p. 128

« Bientôt, ils se drogueront à la morphine, à l’opium, pour soulager diarrhées, crampes et douleurs, pour calmer la toux alors qu’ils croyaient qu’aucun microbe ne survivait ici, dans la glace» p. 138

« Mais ils n’avancent pas, ils reculent. En plus d’être un désert, en plus d’être glacé, le lieu qu’ils arpentent a la capacité de se mouvoir. Ce n’est pas une terre ferme, mais un agglomérat de forme qui sans cesse se déplacent […], les conduisant le plus souvent dans la direction opposée à celle qu’ils voudraient prendre » p. 212

« Leur réchaud à pétrole donne des signes de faiblesse. Il s’allume, s’éteint, sans cesse. Personne n’a pensé à prendre des pièces de rechange. Sans oser se le dire peut-être, ils craignent de n’avoir bientôt plus aucune flamme pour réchauffer leur nuit » p. 252

La première chose dont il faut être conscient à l’achat de ce livre, c’est qu’il s’agit d’un roman. Étant donné qu’il existe peu d’informations concrètes sur ce vol en ballon, un fort pourcentage du livre consiste à imaginer, de la façon la plus réaliste possible, ce qu’ont pu vivre les trois aérostiers. Hélène Gaudy a cependant effectué beaucoup de recherches et a eu accès à des photographies et un journal de bord pour rédiger son roman. Il n’y a pas de photographies incluses dans le livre. La photo en page couverture est le seul élément visuel pour situer le lecteur. Cependant de nombreuses photos de l’expédition peuvent être trouvées sur le site suivant : https://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9dition_polaire_de_S._A._Andr%C3%A9e

Bonne lecture!

Titre : Un monde sans rivage

Auteure : Hélène Gaudy

Éditions : Actes Sud       

© 2019

ISBN : 978-2-330-12494-6

Fraude internet sur le site Ulicense

N’utilisez pas le site internet « Ulicense.online » pour commander des produits en ligne. Il s’agit d’un site frauduleux qui donne toute l’apparence d’être légitime. L’apparence du site est soignée et donne une impression de professionnalisme. J’ai donc commandé un produit Microsoft, pensant qu’ils avaient l’autorisation de vendre ce produit. La clé d’activation ne fonctionne pas et il n’y a aucun moyen de rejoindre qui que ce soit, peu importe la méthode. Je cherchais de l’aide pour le produit et ce fût le vide le plus complet.

J’ai par la suite visité le site « trustpilot.com » pour voir ce qu’en pensent les usagers et ai trouvé beaucoup de plaintes récentes mentionnant également que Ulicense est un scam. Passez le message à vos proches pour leur éviter de faire la même erreur que moi.

Le pétrolier Nave Equinox devant Lévis.

Le pétrolier Nave Equinox avec Lévis en arrière-plan.
Le pétrolier Nave Equinox avec Lévis en arrière-plan.

La semaine dernière, il n’y avait pratiquement pas de glace sur le fleuve St-Laurent près de Québec. Depuis le début de l’hiver, des températures très douces avaient permis aux navires d’emprunter le St-Laurent sans rencontrer le moindre obstacle. Depuis une semaine cependant, des températures plus saisonnières, dont certaines journées entre  -15C et -22C ont changé l’apparence de la voie maritime.

La photo ci-dessus représente le pétrolier/chimiquier Nave Equinox, un navire construit en 2007, en approche pour Québec. Bien qu’à -15C, la journée était tout de même idéale pour la photo, car le couvert nuageux était fragmenté, laissant passer ici et là la lumière diffuse du soleil de janvier.

La photo a été prise à partir de la terrasse Dufferin, près du Château Frontenac. Le navire était passablement éloigné et un recadrage important a été appliqué pour rapprocher le vaisseau. La photo a été prise à main levée et la netteté de l’image a été conservée en utilisant une vitesse d’obturation très rapide, soit 1/8000 sec. Il y avait donc moins de chances que des vibrations altèrent la photo.

L’appareil-photo utilisé était un Canon 5DSr muni d’un objectif Canon EF 85mm f/1,2L II USM. Un capteur de 50,6 mégapixels limitait la pixellisation de l’image lors du grossissement.

Les maîtres de l’air.

Il s’agit du livre qui a inspiré la nouvelle série de Tom Hanks et Steven Spielberg. « Les maîtres de l’air » est un livre de près de 700 pages dont le contenu est absolument fascinant. Très bien documenté, il raconte l’histoire des jeunes bombardiers américains qui ont fait partie de la 8e Air Force américaine ayant combattu l’Allemagne nazie. L’impact de l’arrivée de tous ces équipages et avions sur le sol britannique est décrit en détail…

Le lecteur constate combien d’équipages de bombardiers sont morts inutilement du fait que le commandement aérien croyait qu’une flotte de bombardiers B-17 pouvait effectuer des bombardements sans avoir besoin d’escorte pour assurer sa défense. On comprend mieux l’importance de l’arrivée des avions de chasse Mustang sur la sécurité des opérations.

Les stratégies d’attaque, de défense et les idées préconçues quant aux meilleurs types de bombardements y sont discutées en détail, très souvent en citant les acteurs de l’époque. Les choix des cibles, de même que les manquements importants dans le renseignement sont analysés.

J’ai cité quelques passages, au fur et à mesure de la lecture, pour vous donner une idée de l’intensité des propos :

Les maîtres de l'air page couverture
Les maîtres de l’air page couverture

« Les mitrailleurs de tourelle centrale, forcés d’y rester pendant des heures au-dessus du territoire ennemi, urinaient dans leurs vêtements; leur dos, leurs fesses et leurs cuisses gelaient « si violemment que les muscles se détachaient et mettaient les os à nu » » p.131

« Un agent du renseignement britannique a estimé que pour chaque aviateur abattu qu’on parvenait à évacuer [du territoire ennemi], un membre [des réseaux clandestins], français, belge ou néerlandais, était tué ou mourait sous la torture » p.141

« Alors que Rooney et quelques autres journalistes attendaient devant une tour de contrôle le retour d’une escadrille de bombardiers, la rumeur se répandit qu’un mitrailleur de tourelle ventrale était coincé dans sa bulle de plastique, sous l’appareil. « Le mécanisme, qui faisait tourner la bulle pour mettre le mitrailleur en position de tir ou le ramener à la position qui lui permettait de sortir et de remonter dans l’appareil, avait été touché et s’était bloqué. Le mitrailleur de tourelle ventrale était enfermé dans une cage en plastique. »

                Juste avant l’atterrissage, le système hydraulique de la Forteresse [B-17], criblé de balles, a mal fonctionné, empêchant le pilote de sortir le train d’atterrissage. La commande manuelle du train d’atterrissage avait été détruite. Il allait devoir atterrir sur le ventre. « Il y eut huit minutes de discussions déchirantes entre la tour de contrôle, le pilote et l’homme piégé dans la tourelle ventrale. Il savait ce qui touche le sol en premier lorsqu’il n’y a pas de roues. Nous avons tous regardé avec horreur ce qui arrivait. Nous avons vu cet homme mourir, écrasé entre le béton de la piste et le ventre du bombardier. » p.169

Les maîtres de l'air quatrième de couverture
Les maîtres de l’air quatrième de couverture

« Seuls trente-trois des 178 Liberator [B-24] qui avaient été envoyés à Ploesti revinrent et furent en état de voler le lendemain. » p.257

« Certains bombardiers atterrissaient avec deux ou trois cents trous dans leur carlingue, et des hommes en plus mauvais état que leur avion : des bras et genoux arrachés, des yeux sortis de leur orbite, des poitrines ouvertes si larges que les médecins aériens pouvaient voir les poumons des morts » p.418

« La première semaine de juillet, 434 000 juifs hongrois avaient été envoyés à Auschwitz et près de 90% d’entre eux avaient été assassinés. » p.424

« Le 1er janvier, tandis que les Américains se battaient toujours dans des conditions arctiques dans les Ardennes, la BBC annonça que l’Armée rouge, installée sur les rives de la Vistule, se préparait à avancer. Près de quatre millions d’hommes et dix mille tanks formaient un front qui s’étendait de la mer Baltique jusqu’aux Balkans. » p.532

« L’ordre insensé de Hitler de combattre jusqu’au bout allait faire s’abattre sur l’Allemagne un véritable déluge de destruction dans les derniers mois de la guerre. La décision du gouvernement japonais de continuer à se battre après la chute des Philippines début 1945 allait rendre la fin de la guerre encore plus terrible pour la population de ses villes de papier et de bois, très vulnérables aux incendies. » p.535

« Même si le [Messerschmitt Me 262] avait malgré tout réussi à faire durer la guerre jusqu’à la fin de l’été 1945, c’est l’Allemagne, et non le Japon, qui aurait probablement été la cible des premières bombes atomiques, armes développées au départ par des équipes scientifiques, où les juifs étaient majoritaires, pour frapper les nazis. « Si les Allemands n’avaient pas capitulé, j’aurais apporté la bombe par ici, déclara après la guerre l’ancien pilote de la 8e Air Force Paul Tibbets, le commandant d’Enola Gay. […] Mes instructions étaient de créer une force de bombardement d’élite, […] et il était entendu que, une fois entraînée, elle serait divisée en deux groupes : un envoyé en Europe, et l’autre dans le Pacifique. Le Japon n’était pas la cible prioritaire. Tous nos plans initiaux prévoyaient que nous larguerions les bombes presque simultanément sur l’Allemagne et le Japon ». » p.588

« Aucun débarquement n’aurait été possible en 1944 sans les souffrances et les sacrifices de l’Armée rouge et de la population russe sur le front de l’Est de l’Allemagne, où moururent plus de citoyens et de soldats que sur tous les autres fronts de la guerre réunis. » p.606

Bonne lecture.

Titre : Les maîtres de l’air : L’histoire des jeunes bombardiers qui risquèrent leur vie contre l’Allemagne nazie. ©2015 pour la traduction française

Titre original : Masters of the Air : America’s Bomber Boys Who Fought the Air War Against Nazi Germany. ©2006

Auteur : Donald L. Miller

Éditions : Michel Lafon

ISBN : 978-2-7499-2602-5

Le pétrolier Euronav Cap Léon au départ de Québec.

Pétrolier Euronav Cap Léon 2019
Pétrolier Euronav Cap Léon 2019

Pour le début de son voyage vers l’estuaire du St-Laurent, un câble relie le remorqueur de la compagnie Ocean au pétrolier Euronav Cap Léon. Le courant et les glaces poussent le pétrolier vers l’Est et la vitesse de ce dernier doit être surveillée pour ne pas qu’il rate le virage serré vers la droite qui lui permettra de contourner l’Île d’Orléans.

Pétrolier Euronav Cap Léon
Pétrolier Euronav Cap Léon

Stefan Zweig : Le monde d’hier, souvenirs d’un Européen.

Stefan Zweig: Le monde d'hier, souvenirs d'un Européen.
Stefan Zweig: Le monde d’hier, souvenirs d’un Européen.

« Avant 1914, la Terre appartenait à tout le monde. Chacun se rendait où il voulait et y demeurait le temps qu’il lui plaisait. Il n’y avait ni autorisations ni permissions des autorités, et je m’amuse toujours de l’étonnement des jeunes dès l’instant où je leur raconte qu’avant 1914, je voyageais en Inde ou en Amérique sans posséder de passeport ou même sans jamais en avoir vu un. On montait dans le train et on en descendait sans poser de questions ou sans qu’on vous en posât, on n’avait pas à remplir un seul de ces centaines de papiers que l’on exige aujourd’hui.

Il n’y avait pas de permis, de visas, ni de tracasseries administratives; ces mêmes frontières qui sont aujourd’hui transformées par les douaniers, la police et les postes de gendarmerie en autant de clôtures, de barbelés en raison de la méfiance pathologique de chacun envers l’autre ne signifiaient rien d’autre que des lignes symboliques que l’on franchissait alors avec autant d’insouciance que le méridien de Greenwich.

Ce n’est qu’après la guerre que le nationalisme a commencé à bouleverser le monde, et le premier phénomène visible que produisit cette épidémie morale de notre siècle fut la xénophobie : la haine de l’étranger ou, tout du moins, la peur de l’autre. On se défendit partout contre l’étranger, on l’élimina partout (p.105) ».

Titre : Le Monde d’hier, Souvenirs d’un Européen (Extraits).

Titre original : Die Welt von Gestern : Erinnungen eines Europäers (Auszüge)

Auteur : Stefan Zweig

Éditions; Pocket

ISBN : 978-2-266-27536-1

© 2017

Dans notre Amérique, tous les gens sont égaux.

Avec les divisions internes que vivent les États-Unis sous Donald Trump, les citoyens n’hésitent pas à passer leur message aux politiciens. En 2019 à Brookline, dans la région de Boston, une simple marche dans le quartier a rapidement permis de prendre les photos ci-dessous.

Dans notre Amérique, tous les gens sont égaux.
Dans notre Amérique, tous les gens sont égaux.

Pour ceux qui ne comprennent pas suffisamment l’anglais, je traduis les messages. Dans la première photo, on peut lire : « Dans notre Amérique, tous les gens sont égaux. C’est l’amour qui gagne. La vie des Noirs compte. Les immigrants et les réfugiés sont bienvenus. Les handicaps sont respectés. Les femmes sont responsables de leur corps. Les gens et la planète ont davantage de valeur que le profit. La diversité est célébrée. »

Dans la photo ci-dessous, le message est clair : « Pas d’enfants dans des cages ».

Pas d'enfants dans des cages.
Pas d’enfants dans des cages.

Photographie, aviation et simulation de vol