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Roman graphique et bandes dessinées

Histoire de la Russie : le roman graphique Tsar Bomba

Le roman graphique « Tsar Bomba » raconte, à travers le témoignage d’Andreï Sakharov, la concurrence entre les grandes puissances pour créer l’arme atomique la plus dévastatrice.

L’auteur Fabien Grolleau affirme qu’il ne désire pas faire de propagande avec son livre et je dois dire que je suis assez d’accord. Bien que le bouquin porte essentiellement sur les essais nucléaires de l’URSS, on y puise aussi des informations sur la France et les États-Unis.

Quand on raconte les différentes histoires vécues tout au long du développement de « Tsar Bomba », on doit au moins placer le lecteur dans le contexte du moment en URSS. On a alors affaire à un régime totalitaire qui élimine ses propres citoyens, même si ces derniers n’ont rien fait de répréhensible. J’ai pu constater le résultat des purges staliniennes dans le bouquin « Les alpinistes de Staline ».

Le roman graphique Tsar Bomba
Le roman graphique Tsar Bomba

Les scientifiques soviétiques travaillent dans ce qui est convenu d’appeler « l’Installation ». Ils ne savent pas exactement où cela se trouve, à cause du secret militaire. Ils ignorent également la durée de leur transfert dans ces laboratoires axés sur la recherche nucléaire. Et il est évident qu’avec le contexte de l’époque, aucun savant n’ose critiquer ouvertement le Kremlin. Mais Sakharov fait exception.

Réalisant la portée de ses recherches, Andreï Sakharov en vient à « dénoncer les crimes de Staline, les dangers de la guerre thermonucléaire, les périls écologiques en cours ou à venir et surtout le manque de démocratie dans son pays ! Du jamais vu en Union soviétique ». Il entre désormais en dissidence.

Ci-dessous se trouve un graphique montrant la différence d’intensité entre une bombe atomique créée en 1945 et la Tsar Bomba de 1961.

Comparaison de la force des bombes nucléaires
Comparaison de la force des bombes nucléaires

L’alliance Allemagne-Japon lors de la Seconde Guerre mondiale bouleverse les rapports de force et pousse les États-Unis à inventer une arme impensable pour mettre fin aux hostilités. L’ère nucléaire commence avec le Projet Manhattan et Hiroshima.

Les grandes puissances constatent l’effet dévastateur de l’arme atomique et se lancent dans une course aux armements pour instaurer une politique de dissuasion nucléaire. Pas question qu’un seul pays possède la bombe ! L’humanité doit désormais se conforter avec l’idée que l’équilibre de la terreur maintient la paix.

L’auteur souligne la conséquence des radiations sur les habitants des régions entourant les essais nucléaires. Que ce soit à la suite de vents qui tournent, de réaction nucléaire plus forte que calculée ou par manque de transparence envers les villageois, beaucoup de citoyens décèdent des suites de ces essais supposément « contrôlés ». La sécurité nationale et la souveraineté territoriale l’emportent sur toute autre considération.

Sur une note personnelle

Une nouvelle course accapare maintenant toutes les énergies des chercheurs des grandes puissances : l’intelligence artificielle. On parle d’utilisation éthique de ces progrès technologiques, mais il s’agit davantage de poudre aux yeux qu’autre chose.

Tout ce qui compte désormais pour une grande puissance est de s’assurer qu’elle est en avance sur les autres. Un article de l’édition Janvier/Février de la revue Foreign Affairs mentionnait que le pays qui détiendra une avance réelle sur ses concurrents face à l’intelligence artificielle contrôlera le monde. Dans ce contexte, je ne crois pas qu’une grande puissance acceptera de se limiter et de ralentir ses recherches à cause d’une question éthique.

En guise de conclusion, une citation d’Albert Einstein que l’on retrouve dans le roman graphique: « Je ne sais pas comment on fera la troisième guerre mondiale, mais je sais comment on fera la quatrième : avec des bâtons et des pierres ».

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Titre : Tsar Bomba

Auteurs : Fabien Grolleau et Cyril Elophe

Éditions Glénat, 2025

ISBN : 978-2-344-05319-5/001

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Photos du Québec

Un beau voyage entre Matane, Le Bic et Berthier-sur-Mer.

Lune de septembre à Matane, Québec 2025
Lune de septembre à Matane, Québec 2025

Au départ de Tadoussac, la route se poursuit le long de la Côte-Nord et nous passons par Forestville pour rejoindre Baie-Comeau et prendre le traversier vers Matane, sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent.

Nous arrivons à Matane à la brunante, juste à temps pour installer l’équipement photographique sur la plage. Pas question de tenter la photo ci-dessus à partir du ferry, car une longue exposition nécessite une immobilité absolue. Je désire immortaliser cette superbe lune de septembre qui se lève au-dessus des maisons.

Je rate quelques clichés en me fiant sur la mise au point automatique. Il faut rapidement modifier la technique de photographie. Le mode Liveview (ou Live View) et une mise au point manuelle amélioreront la netteté.

Bateau de pêche au crépuscule à Matane, Québec 2025
Bateau de pêche au crépuscule à Matane, Québec 2025

Le lendemain, un bateau quitte Matane juste avant la nuit pour une expédition de pêche au large du fleuve Saint-Laurent. La tranquillité relative des eaux offre des reflets intéressants. La faible luminosité et l’éloignement du bateau exigent l’utilisation d’un objectif de qualité, dans ce cas-ci le Canon EF 300 mm f/2.8L IS II USM.

Au départ de Matane pour le retour vers Québec, une escale au Parc national du Bic nous permet de prendre quelques photos, dont ce bateau de pêche qui revient au port. L’heure du départ des marins varie continuellement en fonction des marées du fleuve.

Bateau de pêche dans le parc national du Bic, Québec 2025.
Bateau de pêche dans le parc national du Bic, Québec 2025.

Un autre emplacement bien connu pour sa beauté est la municipalité de Sainte-Luce-sur-Mer. Ci-dessous, les maisons colorées le long de la plage attirent l’attention des touristes et font la réputation de l’endroit. J’ai préféré capturer un effet d’ensemble en incluant un premier plan végétal. Les quelques petits cumulus bas ajoutent également à la dynamique de la scène.

Le village de Sainte-Luce-sur-Mer et ses maisons colorées.
Le village de Sainte-Luce-sur-Mer et ses maisons colorées.

Une dernière photo montre le coucher de soleil à Berthier-sur-Mer. Ce secteur ainsi que la région de Kamouraska et de Notre-Dame-du-Portage offrent régulièrement des panoramas exceptionnels lorsque le soleil se couche. Tellement que certaines photos peuvent donner l’impression d’être retouchées.

J’ai vu des rouges et des violets à ce point prononcés qu’il devenait évident que l’on aurait accusé le photographe de sursaturer ses clichés.

Coucher de soleil à Berthier-sur-Mer en 2024.
Coucher de soleil à Berthier-sur-Mer en 2024.

Après un excellent repas au restaurant de la plage de Berthier-sur-Mer,  nous atteignons enfin notre destination finale, la très belle ville de Québec.

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Photos du Québec

Vacances à Tadoussac et croisière aux baleines.

Traversier Baie Sainte-Catherine Tadoussac au Québec, 2025
Traversier Baie Sainte-Catherine Tadoussac au Québec, 2025

La période idéale pour visiter Tadoussac, le fjord et les environs se situe en mai et en juin jusqu’à la Saint-Jean-Baptiste, puis tout de suite après la fête du Travail.

Si le voyageur décide malgré tout de s’y rendre durant l’été, il ne peut que constater combien les touristes envahissent à peu près tous les espaces disponibles.

Une vue à partir de l'hôtel Tadoussac au Québec en 2025
Une vue à partir de l’hôtel Tadoussac au Québec en 2025

Si vous le pouvez, réservez une ou deux nuits à l’hôtel Tadoussac, idéalement avec une chambre offrant une vue sur le fleuve. Le matin, la pièce sera beaucoup plus lumineuse qu’une chambre donnant sur la cour arrière. L’hôtel a reçu d’importantes rénovations qui se continuent discrètement en 2025.

L’établissement est à proximité de tout et on peut faire de nombreuses découvertes locales sans avoir à utiliser sa voiture. Les quais sont également à dix minutes de marche lorsque vient le temps d’effectuer une croisière pour observer les baleines.

Ci-dessous, une photo de la sculpture des bélugas devant le centre d’interprétation des mammifères marins (CIMM) de Tadoussac.

Sculpture des bélugas devant le centre d'interprétation à Tadoussac, Québec 2025
Sculpture des bélugas devant le centre d’interprétation à Tadoussac, Québec 2025

De nombreuses chaises sur le terrain devant l’hôtel permettent aux clients de profiter d’une magnifique vue sur les paysages et sur le fleuve Saint-Laurent. Le restaurant de l’établissement est correct et équipé d’une très belle verrière. Il ne faut cependant pas s’attendre à une expérience culinaire du même niveau que Chez Truchon à La Malbaie.

Quant à l’attraction touristique qui consiste à effectuer une croisière sur le fleuve Saint-Laurent pour observer les baleines et les bélugas sur le AML Grand Fleuve, je me permets de vous conseiller ce qui suit : payez le supplément qui vous donne un accès exclusif à la passerelle supérieure sur le bateau. Vous y serez beaucoup plus tranquille et capable de prendre des photos des mammifères marins que si vous vous retrouvez entassé avec des dizaines d’autres curieux sur le pont principal.

Rorqual commun à Tadoussac, Québec 2025
Rorqual commun à Tadoussac, Québec 2025

Cependant, il ne me semble pas utile de payer un autre surplus pour vous encabaner dans le local VIP à prendre un verre de vin. Si la priorité est l’alcool, évitez la croisière et faites plutôt une escale au bar des hôtels voisins. Vous ferez de grosses économies.

Un autre conseil : un cellulaire pour prendre vos photos ne vous servira à rien. En général, les bélugas et les rorquals ne sont pas assez proches des navires pour que le téléphone portable les capture nettement. Si votre intention est de ramener un souvenir de qualité en format numérique, ayez avec vous un appareil-photo digne de ce nom qui est muni d’un téléobjectif et dont les images peuvent être recadrées sans trop de dégradation.

Formations nuageuses près de Tadoussac et du Saguenay 2025
Formations nuageuses près de Tadoussac et du Saguenay 2025

On ne le répétera jamais assez : s’il fait chaud ou frais à Tadoussac au moment de partir naviguer sur le fleuve, la température baissera beaucoup une fois rendu au large, parfois de 10 degrés Celsius. Une tuque et plusieurs épaisseurs de vêtements permettent vraiment d’apprécier l’expérience et de demeurer à l’extérieur de la cabine durant tout le voyage. Les gens les moins bien habillés ne pensent qu’à se protéger du froid, demeurent à l’intérieur de la cabine et ne voient pratiquement rien.

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Simulation de vol

Explorez la planète en simulation de vol (22)

Un MD-11 de KLM décolle de l'aéroport virtuel de Rotterdam La Haye avec Microsoft Flight Simulator.
Un MD-11 de KLM décolle de l’aéroport virtuel de Rotterdam La Haye avec Microsoft Flight Simulator.

Après la Hollande, la France constitue l’étape 22 du survol de la planète en simulation de vol. Le premier aéroport d’intérêt sera Paris-Le Bourget (LFPB), plus précisément le Musée de l’Air et de l’Espace du Bourget. Étant donné qu’il s’agit d’une visite à caractère historique, nous choisissons l’avion en conséquence.

Donc, au départ de Rotterdam, les passagers embarquent dans un MD-11 aux couleurs de KLM. Le dernier vol du MD-11 pour passagers de KLM dans le monde réel a eu lieu en 2014 en partance de Montréal pour Amsterdam.

Aujourd’hui, plusieurs MD-11 volent encore, mais il s’agit uniquement de version cargo. Les compagnies s’en départissent progressivement, au fur et à mesure qu’elles peuvent le remplacer par des aéronefs plus modernes.

La compagnie TFDI a produit cet aéronef virtuel de grande qualité. Une version mise à jour a de nouveau amélioré l’appareil. On l’aperçoit ci-dessous en train de traverser 13 000 pieds.

MD-11 de KLM en montée graduelle pour FL210 vers Paris Le Bourget (LFPB) avec MSFS
MD-11 de KLM en montée graduelle pour FL210 vers Paris Le Bourget (LFPB) avec MSFS

Ci-dessous, le MD-11 arrive au niveau de vol FL210. La météo virtuelle basée sur les METAR de Rotterdam et Paris ne laisse entrevoir aucun problème sérieux pour l’approche et l’atterrissage.

MD-11 KLM de TFDI arrivant au FL210 enroute pour l'aéroport (LFPB) Paris-Le Bourget
MD-11 KLM de TFDI arrivant au FL210 enroute pour l’aéroport (LFPB) Paris-Le Bourget

Pour ce vol, le MD-11 ne contient qu’une centaine de passagers. La piste du Bourget offre une bonne marge de manœuvre pour l’atterrissage d’un tel appareil. Trente-cinq degrés de volets seront donc suffisants pour la finale vers la piste 25.

L’axe d’approche a ceci de particulier qu’il y a un décalage de 26 degrés par rapport au centre de piste. Comme le dit si bien Jean-Pierre Otelli dans son bouquin, « Piloter en sécurité » : “Si le ‘localizer’ était dans l’axe de la piste, les finales du Bourget passeraient à 1000 pieds au-dessus du terminal 1 de Roissy” […]. Les avions qui atterrissent sur la 25 doivent effectuer un dernier virage de 26 degrés après avoir suivi le “loc” ».

Le Bourget n’est pas le seul aéroport où un sérieux virage devient nécessaire en finale. On se souvient évidemment du Hong Kong Checker Board Approach pour la piste 13 sur l’ancien aéroport de Kai Tak à Hong-Kong. À cet aéroport, l’ultime virage était non pas de 26, mais de 47 degrés. On peut également mentionner en dernier lieu l’aéroport Ronald-Reagan, où l’approche pour la piste 19 nécessite un dernier virage de 36 degrés pour éviter le secteur entourant la Maison-Blanche.

Un MD-11 de KLM se trouve en finale pour l'aéroport virtuel de Paris-Le Bourget (LFPB) avec Microsoft Flight Simulator
Un MD-11 de KLM se trouve en finale pour l’aéroport virtuel de Paris-Le Bourget (LFPB) avec Microsoft Flight Simulator

Le MD-11 circule sur la piste après un atterrissage sans problème. Après avoir éteint l’autopilote pour l’approche finale, une alarme a retenti dans le cockpit. Même une fois l’avion au sol, peu importe ce que je fais pour neutraliser le signal sonore, rien n’y fait. Il me reste encore plusieurs heures à étudier cet appareil afin de mieux le maîtriser.

Un MD-11 de KLM virtuel crcule sur la piste 27 de Paris-Le Bourget après un atterrissage avec MSFS
Un MD-11 de KLM virtuel crcule sur la piste 27 de Paris-Le Bourget après un atterrissage avec MSFS

Le MD-11 circule jusqu’à une aire de stationnement improvisée près du Musée après avoir traversé la piste désaffectée.

MD-11 de KLM à l'arrivée à l'aéroport de Paris Le Bourget (LFPB) avec le simulator de vol Microsoft Flight Simulator
MD-11 de KLM à l’arrivée à l’aéroport de Paris Le Bourget (LFPB) avec le simulator de vol Microsoft Flight Simulator

Le Musée de l’Air et de l’Espace du Bourget…

Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget du Bourget virtuel avec Microsoft Flight Simulator MSFS
Musée de l’Air et de l’Espace du Bourget du Bourget virtuel avec Microsoft Flight Simulator MSFS

La prochaine étape de notre survol de la planète avec Microsoft Flight Simulator aura également lieu en France. La météo actuelle dictera de nouveau le choix de l’avion et la destination.

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Photos du Québec

Un beau voyage vers le Lac-Saint-Jean et Alma.

Après avoir visité la région de La Malbaie, du fjord du Saguenay, de Bagotville et de La Baie, le tout présenté dans l’article précédent sur mon blogue, nous poursuivons notre route vers Saint-Gédéon, le Lac-Saint-Jean, Alma pour ensuite revenir à La Baie à la faveur de la nuit.

Lac-Saint-Jean en septembre 2025
Lac-Saint-Jean en septembre 2025

Le Lac-Saint-Jean possède une circonférence de 263 kilomètres et couvre une superficie de 1003 kilomètres carrés. Lorsque nous y étions, le vent soufflait modérément et il est facile d’imaginer la houle que doivent affronter les plaisanciers au milieu de cette immense étendue d’eau. Certaines sources citent des vagues allant jusqu’à 4 mètres de haut durant des conditions météo extrêmes.

Balles de foin aux environs de St-Gédéon, Lac-Saint-Jean 2025
Balles de foin aux environs de St-Gédéon, Lac-Saint-Jean 2025

En septembre, les cultivateurs entreposent les balles de foin. Vers 18 h dans la région de Saint-Gédéon près du Lac-Saint-Jean, le soleil frappe le champ de côté, illuminant d’une belle façon le foin encore à l’extérieur. Une excellente occasion pour la photographie de paysage.

Juste avant la tombée du jour et notre départ pour Alma, nous prenons quelques clichés des éoliennes près du lac. La composition photographique exige un cadrage vertical.

Éoliennes au crépuscule au Lac-Saint-Jean, Québec 2025
Éoliennes au crépuscule au Lac-Saint-Jean, Québec 2025

En route vers Alma, nous effectuons un arrêt à la Boulangerie Fromagerie Médard, un incontournable, le temps de se gâter un peu !

À Alma, nous en profitons pour manger au restaurant appartenant à Mario Tremblay, un joueur de hockey vedette des Canadiens de Montréal maintenant à la retraite. L’arrêt en valait la peine! J’ai pris une photo de l’entrée de restaurant où on aperçoit le hockeyeur en action !

Entrée du restaurant Mario Tremblay à Alma
Entrée du restaurant Mario Tremblay à Alma

Le voyage se poursuit dans le prochain article, où nous faisons une escale à Tadoussac pour une croisière aux baleines.

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Photos du Canada Photos du Québec

Un détour par le fjord du Saguenay et La Baie.

Voilier ancré dans le fjord du Saguenay au Québec
Voilier ancré dans le fjord du Saguenay au Québec

En remontant le long de la côte ouest du Saguenay à partir de Saint-Siméon, on passe par Sagard (où se trouve l’immense domaine et le château de la famille Desmarais) et L’Anse-Saint-Jean. À ce dernier endroit, on peut réserver une navette pour un aller-retour de quelques heures sur le Saguenay. Cela nous permet d’observer le Cap Trinité et de faire escale à Sainte-Rose-du-Nord.

J’ai pris le cliché ci-dessus à partir de la baie Éternité. Les parois s’élèvent jusqu’à 400 mètres. Un voilier a choisi de s’ancrer là pour quelques heures.

Le Saguenay à marée basse près de La Baie, Québec 2025
Le Saguenay à marée basse près de La Baie, Québec 2025

Un peu avant La Baie, on peut marcher sur la plage à marée basse. Il y a plusieurs possibilités intéressantes pour la photographie de paysage, incluant un phare, des montagnes, la ville en soirée et même des navires de croisière qui remontent le Saguenay en automne.

Centre-ville de La Baie, province de Québec 2025
Centre-ville de La Baie, province de Québec 2025

Pour obtenir l’effet ci-dessus de la ville de La Baie, j’ai dû éliminer quelques poteaux et publicités avec un logiciel de traitement numérique. La méthode du pseudo-HDR permet de rehausser l’impact des nuages en les définissant mieux.

Phoques au repos sur des rochers le long du fjord du Saguenay, Québec 2025
Phoques au repos sur des rochers le long du fjord du Saguenay, Québec 2025

Cette dernière photo montre des phoques au repos sur les rochers le long du fjord du Saguenay. Le capitaine de la navette maritime a pu s’approcher des parois sans risque à cause de la grande profondeur du fjord à cet endroit.

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Roman graphique et bandes dessinées

Bande dessinée WWII: Les derniers corsaires.

Bande dessinée "Les derniers corsaires"
Bande dessinée « Les derniers corsaires »

La bande dessinée québécoise « Les derniers corsaires » raconte ce qui semble être des histoires vécues, bien qu’il me soit difficile de vérifier chaque détail de la BD. Il y a possiblement aussi quelques inventions de la part des auteurs.

Les événements auraient eu lieu au cours de la Seconde Guerre mondiale à bord de différents sous-marins britanniques, dont le Thorn. Leurs officiers apprennent sur le tas et évitent parfois de justesse des erreurs capitales.

Par exemple, le lieutenant Woolf de la Royal Navy souhaite en découdre rapidement avec les Allemands, malgré son inexpérience relative et ses stratégies déficientes. Son désir d’accumuler des trophées de chasse et d’obtenir ainsi le grade de capitaine met en danger le submersible. Dans une bataille navale, l’empressement est bien mauvais conseiller.

Cet officier se rachète de belle façon au fur et à mesure qu’il apprend à utiliser tous les outils à sa disposition pour améliorer sa gestion du risque et prendre des décisions brillantes et courageuses. Des marins qui hésitaient auparavant à le suivre le soutiennent maintenant jusqu’à la mort si nécessaire.

Le récit surprend par son intensité et la somme d’informations qu’il comporte. On perçoit mieux certaines des qualités et connaissances requises pour gagner un avantage sur un adversaire tout en évitant des erreurs coûteuses. La BD se lit d’un trait. On veut tout savoir, même si ce n’est évidemment pas possible.

La teneur de la correspondance entre le capitaine Woolf et son frère constitue la conclusion coup de poing de cette bande dessinée. En effet, au cours de leurs recherches pour étoffer le contenu de la bande dessinée, les auteurs découvrent un site web (www.walterwoolf.letters.org) étonnant duquel on interdira l’accès trois jours plus tard. La correspondance téléchargée dans ce court laps de temps révèle des informations surprenantes.

Ainsi, au moment où la guerre est sur le point de se terminer en faveur des Alliés, les SS basés dans l’Atlantique Nord entendent déclencher une guerre bactériologique. Ils acheminent le bacille de Hagen (possiblement Hansen) vers la France par transport maritime sur le voilier Göteborg.

Bien que la mission échoue et que le bacille ne se rend pas à destination, sa découverte sur le voilier pose plusieurs questions qui ne sont pas élucidées. L’équipage a pris la route vers un point désolé du Groenland pour attendre le verdict de la nature. Est-ce que ceux qui ont découvert le bacille ont été contaminés ? Où l’équipage au complet est-il disparu ?

Les auteurs écrivent : « Le Danemark a déclaré en 2001, et jusqu’en 2009, zone d’exclusion militaire une partie de la côte ouest et de l’arrière-pays groenlandais. On peut présumer que des recherches intensives s’y déroulent. »

Il s’agit d’une bande dessinée bien montée qui ne laissera personne indifférent.

Titre : Les derniers corsaires

Auteurs : Jocelyn Houde et Marc Richard

Éditions : La Pastèque, 2012

ISBN : 978-2-923841-14-4

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Photographie aviation

Opération Réassurance : Le Canada en Estonie.

Musée de la défense aérienne de Bagotville et un F-18 en vol
Musée de la défense aérienne de Bagotville et un F-18 en vol

En septembre 2025, des militaires canadiens se sont envolés vers l’Estonie pour participer à l’Opération Réassurance. Le Canada désire offrir du support à l’OTAN dans cette région du monde. On prévoit d’abord l’exercice Cobra Warrior 25-2 en Grande-Bretagne pendant six semaines, suivi de Tarrasis 25 en Estonie.

Dix-huit mois de préparation ont été nécessaires pour mettre au point cette opération. Certains atterrissages se feront sur une autoroute, histoire d’augmenter le niveau de réalisme et de difficulté pour les pilotes.

Deux F-18 à l'entraînement à Bagotville, Québec.
Deux F-18 à l’entraînement à Bagotville, Québec.

Le hasard a voulu que nous passions par Bagotville la journée où tout se mettait en branle. Installés en bout de piste, nous avons pu assister au départ de nombreux appareils, dont un Boeing 777-200 nolisé de Eastern transportant environ 160 militaires canadiens. Un Boeing C-17 et huit F-18 traverseront également l’Atlantique pour prendre part à la mission. Participeront aussi aux manœuvres des aéronefs de Trenton et de Winnipeg, dont un CC-150 Polaris, un CC-130H Hercules et un CC-130J Hercules.

Un Boeing C-17 canadien au départ de Bagoville pour l'Estonie.
Un Boeing C-17 canadien au départ de Bagoville pour l’Estonie.
Eastern B777-200 au départ de Bagotville, Canada, pour l'Estonie
Eastern B777-200 au départ de Bagotville, Canada, pour l’Estonie

Au même moment où ces départs avaient lieu, des F-18 et les A-4 Skyhawk de Top Aces se présentaient en finale après des exercices de combat dans la région du Saguenay.

Un A-4 Skyhawk de Top Aces à Bagotville, Québec.
Un A-4 Skyhawk de Top Aces à Bagotville, Québec.
Un F-18 en finale pour Bagotville
Un F-18 en finale pour Bagotville

Certains des clichés ont été obtenus au moyen d’un téléobjectif fixe Canon EF 300mm f/2.8L IS II USM .

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Photographie aviation

Photographie aviation : Air Transat A321neo à Québec

Air Transat Airbus A321neo à Québec
Air Transat Airbus A321neo à Québec

Aujourd’hui, la pluie et le brouillard nuisent aux opérations de l’aéroport international Jean-Lesage de Québec (CYQB). C’est à peine si les avions ont le droit de décoller ou atterrir. Mais le capitaine de ce vol d’Air Transat décide de procéder, car la météo le permet encore pour une courte période.

En écoutant le balayeur de fréquences, on comprend que le gros porteur décollera de la piste 06. Cette dernière étant mouillée, il n’est pas question de prendre l’appareil en photo au moment de la poussée des moteurs : on ne verra que de l’eau projetée. Il faut donc se concentrer sur l’A321neo pendant qu’il circule lentement.

Conseils photographiques

Comme le ciel ne présente rien de bien captivant à cause de son gris uniforme, il devient impératif de trouver autre chose pour dynamiser la scène. Les lumières de piste feront l’affaire. En les incluant au premier plan de la photo, elles ajoutent de la vie et encadrent l’appareil qui entre sur la piste.

J’évite de prendre l’avion directement de côté ou de l’arrière, car l’effet est un peu statique. L’entrée en angle sur la piste comporte un intérêt supplémentaire. De plus, il n’est pas nécessaire de montrer tout le fuselage de l’Airbus pour obtenir un bon cliché.

Avec seulement un ciel gris uniforme, une partie de l’avion et quelques lumières de piste, il devient alors possible de produire un cliché présentant davantage de dynamisme.

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Voitures anciennes et Weekend Vintage 2025 à Québec.

En septembre 2025 avait lieu une autre édition du Weekend Vintage à Québec. Cette année, plus de 200 voitures anciennes se trouvaient sur la rue Saint-Paul et sur les terrains adjacents à l’Espace Quatre Cent dans le Vieux-Port de Québec.

Corvette 1959 de Stéphane Lavallée au Weekend Vintage de Québec
Corvette 1959 de Stéphane Lavallée au Weekend Vintage de Québec

Comme d’habitude, les restaurateurs en ont eu plein les bras pour servir les nombreux curieux venus admirer les voitures. De plus, il a fallu compter avec la présence des voyageurs récemment débarqués des trois navires de croisière amarrés dans le port. La prochaine photo montre l’équipe énergique du Bistro St-Malo au travail pour rassasier les passants.

Le restaurateur du Bistro St-Malo au travail sur la rue St-Paul au Weekend Vintage 2025
Le restaurateur du Bistro St-Malo au travail sur la rue St-Paul au Weekend Vintage 2025

Cette année, des musiciens de Calgary ont diverti la foule en interprétant des airs des années » 50. L’excellente qualité de la prestation a ravi les spectateurs, que ce soit au niveau du chant ou de la musique. On peut en dire autant des danseurs qui nous ont ramené dans le passé l’instant de quelques succès d’époque.

Danse rétro sur la rue St-Paul au Weekend Vintage Québec en 2025
Danse rétro sur la rue St-Paul au Weekend Vintage Québec en 2025

Ci-dessous, des voitures occupent l’espace qui entoure La Vivrière, cette sculpture-fontaine qui commémore la fondation de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Hudson Hornet Hollywood 7x de Gary Lynch au Weekend Vintage de Québec
Hudson Hornet Hollywood 7x de Gary Lynch au Weekend Vintage de Québec
Repas servi à l'auto Burger Heaven Lights on for Service au Weekend Vintage de Québec 2025
Repas servi à l’auto Burger Heaven Lights on for Service au Weekend Vintage de Québec 2025
Chevrolet Bel Air 1955 de Paul Forest avec couleur modifiée
Chevrolet Bel Air 1955 de Paul Forest avec couleur modifiée
Oldsmobile Super 88 Holiday 1952 et Michel Savard au Weekend Vintage de Québec
Oldsmobile Super 88 Holiday 1952 et Michel Savard au Weekend Vintage de Québec

Ci-dessus, Michel Savard pose fièrement à côté de son Oldsmobile Super 88 Holiday 1952. Quant à André Guillemette, il a fait venir des pièces d’origine de Grande-Bretagne pour rendre justice à sa Jaguar Mark II 1962 que l’on aperçoit ci-dessous.

Jaguar Mark II 1962 de André Guillemette au Weekend Vintage de Québec 2025
Jaguar Mark II 1962 de André Guillemette au Weekend Vintage de Québec 2025
Reflets dans le Pontiac GTO 1967 de Michel Métivier au Weekend Vintage de Québec
Reflets dans le Pontiac GTO 1967 de Michel Métivier au Weekend Vintage de Québec

Une dernière photo montre la rue St-Paul avec la Corvette Stingray 1965 de Charles Boisseau.

Corvette Stingray 1965 de Charles Boisseau au Weekend Vintage de Québec
Corvette Stingray 1965 de Charles Boisseau au Weekend Vintage de Québec

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