Le Federal Trident navigue parmi les glaces devant Québec en 2026.
Les journées de -25 C et moins sont de plus en plus rares à Québec. Avec les vents, le coefficient de refroidissement atteint aujourd’hui -36C. Il s’agit d’une occasion en or pour tenter de capturer la fumée de mer sur le fleuve Saint-Laurent.
Technique de photographie
Fumée de mer entre l’île d’Orléans et la ville de Québec hiver 2026
La photographie de nuit dans les conditions extrêmes demeure difficile. La faible lumière exige un trépied, qui lui-même vibre sous les rafales. Il faut donc hausser l’ISO et réduire la profondeur de champ pour obtenir une vitesse d’obturation plus élevée, ce qui diminue un peu la qualité de l’image. De plus, l’usage d’un téléobjectif de 300 mm augmente les risques de photo floue. Tout est question de compromis en photographie !
Le brise-glace Des Groseillers de la Garde côtière canadienne en action près de Québec à l’hiver 2026.
Ci-dessus, une photo du brise-glace Des Groseillers de la Garde côtière canadienne au travail au coucher du soleil. Il n’est pas surprenant de voir ce type de vaisseau dans le secteur, car la voie maritime doit demeurer libre de glace en son centre pour permettre la circulation des navires à l’année. Et cette année, il y en a de la glace !
Couverture du livre « Apprivoiser son ombre » par Jean Monbourquette
« Plus une nation s’isole, plus elle s’aveugle sur ses défauts et ses déficiences, et plus elle aura tendance à projeter ses peurs, ses répugnances et ses atavismes sur des nations voisines. Seul le contact assidu d’un peuple avec un autre amène à reconnaître les propres lacunes et défauts du caractère national. Tant que des personnes n’ont pas appris à connaître et à apprécier les mœurs étrangères, ils nourrissent des préjugés créés par leur propre ombre nationale. Les plaisanteries qui prennent pour objet des peuples voisins et les surnoms racistes sont des signes évidents de projections de l’ombre nationale.
En temps de guerre, la projection de l’ombre collective sur “l’ennemi” est entretenue et exacerbée par les médias. Tout ce qu’on juge détestable et répréhensible chez soi, on s’acharne à le retrouver chez l’adversaire. Durant la dernière guerre mondiale, le peuple allemand avait tous les défauts imaginables. Durant la guerre froide qui a suivi, ce fut au tour des Russes d’être mal jugés. Les Noirs ont longtemps été la cible de projection de l’ombre des Blancs. Les Juifs ont été pareillement les victimes privilégiées de l’ombre collective de plusieurs autres peuples. Minorités, étrangers ou grands esprits dérangent toujours par leur différence et leur originalité. Ils sont exposés à devenir les boucs émissaires, porteurs de toutes les tendances malicieuses de l’ombre nationale.
Les nations sont-elles donc condamnées, en tant que telles, à se créer sans cesse des ennemis ou boucs émissaires et à les affubler de leur ombre collective ? Est-il permis de rêver qu’un jour toutes les nations se regarderont en toute vérité et que chacune apprivoisera son ombre au lieu de la projeter sur une autre nation en cherchant à la détruire ? »
Souffleuse à neige au travail sur l’île d’Orléans à l’hiver 2026
Sur l’île d’Orléans, la souffleuse n’arrête pas son déneigement lorsqu’un véhicule arrive en direction opposée. Elle envoie la neige avec suffisamment de force de l’autre côté de la route pour que l’on puisse passer rapidement sous le jet sans trop recevoir de débris…
Maison de l’île d’Orléans avec le Mont St-Anne en arrière-plan
Le soleil frappe les arbres de côté en cette fin d’après-midi sur l’île d’Orléans. À partir de la paroisse Sainte-Famille, on peut capturer les maisons de l’île avec un arrière-plan intéressant, soit celui des pistes de ski du Mont St-Anne.
Manifestation à Québec contre les Mollahs de l’Iran
Même par les températures très froides, des citoyens d’origine Iranienne manifestent dans le Vieux-Québec contre le régime dictatorial des mollahs en Iran. Tout cela au moment où une flotte américaine se positionne pour une intervention militaire en Iran.
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L’extrait suivant est tiré du livre de « L’heure des prédateurs » de Giuliano Da Empoli : ?
« Aujourd’hui, un porte-avions qui a coûté dix milliards de dollars au gouvernement américain peut être coulé par deux ou trois missiles hypersoniques chinois à quinze millions. À l’inverse, pour abattre un drone à deux cents dollars lancé depuis le sud du Liban, Israël doit employer à chaque coup un missile Patriot qui en vaut trois millions. Sans parler d’une cyberattaque capable de paralyser une nation entière, dont le coût est quasiment nul.
Ces jours-ci, l’attaque coûte moins cher que la défense. Beaucoup moins. Et le prix continue à baisser. À l’avenir, certains prétendent qu’un seul individu pourra déclarer la guerre au monde entier, et la gagner. Quand on sait qu’un synthétiseur d’ADN capable de créer de nouveaux pathogènes mortels coûte environ vingt mille dollars, soit le prix d’une voiture d’occasion, cette perspective ne semble pas si lointaine.
Selon l’avis même de l’entreprise qui le produit, le dernier modèle de ChatGPT lancé à l’automne 2024 a induit une augmentation significative du risque que l’intelligence artificielle soit utilisée à mauvais escient pour créer des armes chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires. Ce risque est désormais classé au niveau le plus élevé dans le barème établi par l’entreprise, mais cela n’a pas empêché OpenAI de mettre le produit sur le marché, sans qu’aucune autorité réglementaire trouve à y redire. »
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Le brise-glace Amundsen de la Garde côtière canadienne sur le fleuve Saint-Laurent près de Québec durant l’hiver 2026.
Le temps glacial de l’hiver 2025-2026 au Québec nécessite les interventions fréquentes de la Garde côtière canadienne pour ouvrir des passages sur le fleuve Saint-Laurent. Dans la photo ci-dessus, le brise-glace Amundsen, ouvre la voie devant Québec.
Ce navire œuvre à l’occasion dans l’Arctique canadien pour des projets de recherche. Il assure également une présence canadienne dans les territoires les plus au nord du Canada.
On note l’hélicoptère posé à l’arrière du bateau. D’autres brise-glaces plus imposants sont en construction dans différents chantiers navals du pays, dont celui de Lévis. Certains d’entre eux visent à renforcer la souveraineté territoriale canadienne dans l’Arctique.
Deux traversiers au travail à travers les glaces devant Québec à l’hiver 2026.
Les traversiers se fraient un chemin à travers les glaces en janvier 2026. Ils assurent la traversée pour les piétons et véhicules entre Québec et Lévis.
Un navire se déplace dans les glaces du Fleuve Saint-Laurent lors d’une nuit d’hiver 2026 devant Québec.
Pour cette photographie de nuit, j’ai utilisé un objectif Canon EF 85mm f/1.2L II USM. Il exige très peu de lumière et permet d’effectuer un cliché du remorqueur Ocean et du navire de la marine marchande alors qu’ils passent devant Québec. J’ai pris la photo à partir de la terrasse Dufferin et procédé à un recadrage pour agrandir l’image.
Photo HDR du Château Frontenac à Noël 2025 à partir de la Côte de la Montagne à Québec.
Pour la période des Fêtes, le Château Frontenac s’habille de rouge et de vert. Pour un effet intéressant, on tente un cliché de la tour principale du château à partir de la Côte de la Montagne. Ce faisant, on doit pointer l’appareil-photo vers le haut, mais toutes les lignes normalement verticales deviennent obliques.
Technique photographique
Pour corriger cet effet et redonner à la photo des lignes architecturales approchant la verticalité, un travail sur ordinateur devient nécessaire. En quelques minutes, suite à un recadrage et à un changement dans le plan photographique, le cliché regagne cet aspect naturel que l’œil observe au moment où l’on monte la Côte de la Montagne.
Photo HDR du Château Frontenac et environs en hiver à Québec
La photo ci-dessus représente une autre belle vue du Château Frontenac. En pleine saison touristique, les passants dans le Vieux-Québec ne manquent pas devant l’objectif de la caméra. Les longues pauses impliquent que plusieurs « fantômes » sembleront circuler au moment d’effectuer la photographie de nuit.
Comment éviter au maximum ces « fantômes » ? Le choix du moment est important. L’heure bleue étant passée, la noirceur complète offre une luminosité uniforme. Cela permet de choisir le moment où personne ne passe près de l’appareil-photo au moment d’effectuer chaque cliché visant à obtenir l’effet HDR. Cinq clichés aux ouvertures différentes offriront le résultat HDR désiré. J’utilise un trépied et un objectif grand angle Canon EF 11-24 mm f/4L USM monté sur un appareil-photo plein format Canon 5DSR.
Il n’y a qu’une seule personne très proche de l’objectif de l’appareil-photo durant toute la séance. Je l’efface de la photo HDR. Étant donné qu’elle travaillait avec un trépied, elle a très peu bougé durant mes cinq photos, ce qui a permis à l’outil correcteur du logiciel de traitement numérique de la téléporter dans un univers parallèle.
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Le Château Frontenac durant la période des Fêtes dans le Vieux-Québec en 2025.
La photo ci-dessus montre une section de sapin du marché de Noël allemand de Québec devant le Château Frontenac. Comme d’habitude, il y avait foule cette journée-là dans le Vieux-Québec, mais j’ai attendu que les piétons se dissipent un peu avant de prendre le cliché. L’heure bleue approche…
Ci-dessous, l’immense sapin de Noël installé à Place Royale occupe le premier plan de cette photo de l’Église Notre-Dame-des-Victoires dans le Vieux-Québec. Cette année, des donateurs anonymes ont permis que l’intérieur de l’église soit illuminé de façon festive pour cette période des Fêtes de 2025.
Église Notre-Dame-des-Victoires dans le Vieux-Québec durant les Fêtes
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De passage dans le Vieux-Québec, j’en ai profité pour pratiquer ma photographie de nuit. La photo ci-dessus montre quelques décorations de Noël à l’intersection de la rue Saint-Paul et de la rue Saint-Pierre. Il s’agit ici de photographie HDR, car j’ai empilé cinq photos de 50.6 mégapixels chacune.
Décorations de Noël sur la rue Saint-Pierre dans le Vieux-Québec
Pour la photo ci-dessus, je suis un peu à l’étroit dans la vieille rue Saint-Pierre. Ce n’est qu’avec l’aide d’un objectif super grand-angle Canon EF 11-24mm F/4L USM monté sur trépied que j’ai pu réussir ce cliché. Il n’y a qu’un cliché, car l’effet HDR ne produirait rien d’intéressant, accumulant les lumières sur le panneau lumineux à un tel point que tout deviendrait diffus. Le format n’a rien de standard, mais cela n’a d’importance que pour les photographes incapables de sortir des règles théoriques de la photographie.
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Par une belle journée de décembre 2025, j’ai passé quelques heures dans le Vieux-Québec et ses environs pour capturer quelques clichés à la veille des Fêtes.
Des passants dans le Vieux-Québec à l’hiver 2025.
À cette période de l’année, le marché allemand de Québec attire les citoyens des villes voisines et les touristes. Aujourd’hui, il fait -10 C et il vente beaucoup, mais les gens sont au rendez-vous.
Étant donné que l’activité de photographie s’effectue avec un trépied et force l’immobilité fréquente, la priorité demeure de s’habiller le plus chaud possible.
Le cliché ci-dessous d’une portion de kiosque du marché allemand de Québec a été saisie avec un objectif fixe Canon EF 300 mm f/2.8L IS II USM. Pourquoi un 300 mm dans un secteur où rien n’a vraiment besoin de rapprochement important ?
Une section de kiosque du marché allemand dans le Vieux-Québec en 2025.
Je m’étais lancé le défi de ne travailler qu’avec un téléobjectif de 300 mm pour une partie de la soirée, de façon à isoler des scènes que mon œil ne verrait pas automatiquement. Cette méthode permet parfois de belles découvertes visuelles, comme le gros plan du kiosque ci-dessus.
Le marché allemand de Noël de Québec et le Glühwein Bar 2025
À l’opposé de la photo précédente, on ne peut obtenir le résultat ci-dessus sans l’aide d’un objectif grand-angle. Un téléphone cellulaire a réglé le problème du manque de luminosité et capturé cette scène hivernale du marché allemand. Il a même permis d’inclure « Glühwein Bar » dans le cliché.
Cette année, le pavillon de l’Alsace du marché allemand offre encore des mets chauds et des breuvages, mais comme plusieurs commerces, il ignore l’inflation officielle et la dépasse largement. On doit bien lire le menu et les coûts associés avant de passer la commande, sinon la surprise sera de taille.
La Grande-Allée avant Noël à Québec
Une dernière photographie de nuit montre une petite section de la Grande-Allée avec quelques décorations de Noël avec en arrière-plan l’hôtel Le Concorde rehaussé en bleu. Cette partie de la ville de Québec a reçu beaucoup d’attention des commerçants.
J’explorerai la ville de nouveau d’ici quelques jours pour ramener d’autres souvenirs de cette ambiance de Noël avant qu’il ne soit trop tard.
Le roman graphique « Tsar Bomba » raconte, à travers le témoignage d’Andreï Sakharov, la concurrence entre les grandes puissances pour créer l’arme atomique la plus dévastatrice.
L’auteur Fabien Grolleau affirme qu’il ne désire pas faire de propagande avec son livre et je dois dire que je suis assez d’accord. Bien que le bouquin porte essentiellement sur les essais nucléaires de l’URSS, on y puise aussi des informations sur la France et les États-Unis.
Quand on raconte les différentes histoires vécues tout au long du développement de « Tsar Bomba », on doit au moins placer le lecteur dans le contexte du moment en URSS. On a alors affaire à un régime totalitaire qui élimine ses propres citoyens, même si ces derniers n’ont rien fait de répréhensible. J’ai pu constater le résultat des purges staliniennes dans le bouquin « Les alpinistes de Staline ».
Le roman graphique Tsar Bomba
Les scientifiques soviétiques travaillent dans ce qui est convenu d’appeler « l’Installation ». Ils ne savent pas exactement où cela se trouve, à cause du secret militaire. Ils ignorent également la durée de leur transfert dans ces laboratoires axés sur la recherche nucléaire. Et il est évident qu’avec le contexte de l’époque, aucun savant n’ose critiquer ouvertement le Kremlin. Mais Sakharov fait exception.
Réalisant la portée de ses recherches, Andreï Sakharov en vient à « dénoncer les crimes de Staline, les dangers de la guerre thermonucléaire, les périls écologiques en cours ou à venir et surtout le manque de démocratie dans son pays ! Du jamais vu en Union soviétique ». Il entre désormais en dissidence.
Ci-dessous se trouve un graphique montrant la différence d’intensité entre une bombe atomique créée en 1945 et la Tsar Bomba de 1961.
Comparaison de la force des bombes nucléaires
L’alliance Allemagne-Japon lors de la Seconde Guerre mondiale bouleverse les rapports de force et pousse les États-Unis à inventer une arme impensable pour mettre fin aux hostilités. L’ère nucléaire commence avec le Projet Manhattan et Hiroshima.
Les grandes puissances constatent l’effet dévastateur de l’arme atomique et se lancent dans une course aux armements pour instaurer une politique de dissuasion nucléaire. Pas question qu’un seul pays possède la bombe ! L’humanité doit désormais se conforter avec l’idée que l’équilibre de la terreur maintient la paix.
L’auteur souligne la conséquence des radiations sur les habitants des régions entourant les essais nucléaires. Que ce soit à la suite de vents qui tournent, de réaction nucléaire plus forte que calculée ou par manque de transparence envers les villageois, beaucoup de citoyens décèdent des suites de ces essais supposément « contrôlés ». La sécurité nationale et la souveraineté territoriale l’emportent sur toute autre considération.
Sur une note personnelle
Une nouvelle course accapare maintenant toutes les énergies des chercheurs des grandes puissances : l’intelligence artificielle. On parle d’utilisation éthique de ces progrès technologiques, mais il s’agit davantage de poudre aux yeux qu’autre chose.
Tout ce qui compte désormais pour une grande puissance est de s’assurer qu’elle est en avance sur les autres. Un article de l’édition Janvier/Février de la revue Foreign Affairs mentionnait que le pays qui détiendra une avance réelle sur ses concurrents face à l’intelligence artificielle contrôlera le monde. Dans ce contexte, je ne crois pas qu’une grande puissance acceptera de se limiter et de ralentir ses recherches à cause d’une question éthique.
En guise de conclusion, une citation d’Albert Einstein que l’on retrouve dans le roman graphique: « Je ne sais pas comment on fera la troisième guerre mondiale, mais je sais comment on fera la quatrième : avec des bâtons et des pierres ».