Le plus récent livre de Michel Rabagliati: * Y’a d’la joie*
Michel Rabagliati ne me déçoit jamais. J’ai lu son plus récent livre « Y a d’la joie » avec beaucoup de plaisir. L’auteur commence en force avec quelques dessins qui en disent long sur l’influence des médias aujourd’hui. Puis il nous laisse entrer dans sa vie en incluant une visite de son quartier à Montréal. Les histoires vécues me plaisent particulièrement, car il s’y trouve une intensité que je ne retrouve pas dans les ouvrages de fiction.
Je fais ici une rapide digression : au moment de lire le bouquin de M.Rabagliati, je passais par Montréal et j’ai fait quelques photos, dont celui de la cité avec les lilas en fleurs.
Lilas en fleurs à Montréal au printemps 2026
Et puisque les Canadiens de Montréal jouaient en soirée une partie de hockey qui éliminerait plus tard les Sabres de Buffalo, il fallait immortaliser les bâtiments illuminés en rouge, blanc et bleu de la métropole.
Bâtiments de Montréal aux couleurs du Canadiens de Montréal durant les éliminatoires de 2026
Je reviens maintenant au bouquin. L’auteur nous propose un Montréal non censuré, celui que l’on ne retrouve pas sur les cartes postales. Il s’insurge avec raison contre les crétins qui défigurent les belles fresques murales présentes dans son quartier et ailleurs dans la ville. Heureusement, on peut encore apercevoir des édifices où les œuvres d’art demeurent intactes, comme dans les deux photos ci-dessous.
Fresque murale sur un bâtiment de Montréal en 2026.
Fresque murale du Joker à Montréal
M. Rabagliati nous présente les commerces de son secteur, les gens qui y travaillent et avec qui il fait affaire sur une base régulière. Il passe dire bonjour à sa fille et se remémore les bons souvenirs. J’adore le rythme lent et l’aspect humain du bouquin. Son style et ses propos me font penser à l’autrice islandaise Auður Ava Ólafsdóttir.
Bref, un superbe livre qui nous permet de souffler un peu, de reprendre contact avec la vie au goutte-à-goutte. Si vous désirez rencontrer l’auteur dans ses activités quotidiennes, vous apprécierez « Y a d’la joie ».
Soirée d’été après la pluie à la Station de la plage, Québec 2024
Les informations ci-dessous s’appliquent pour les gens intéressés à faire de la planche à pagaie à Québec à partir de la station de la voile vers la station de la plage et les environs.
Avant le départ, réviser la prévision météorologique générale.
Ceux qui ont des notions d’aviation vérifient le TAF (Terminal Area Forecast) de CYQB pour l’estimation des vents.
On consulte également la table des marées (Lauzon) pour savoir si elle descend ou monte.
Le port d’une veste de flottaison individuelle (VFI) est obligatoire. La combinaison hydrothermique est fortement recommandée, car l’eau du Saint-Laurent reste froide, même en été. Voici une règle utile pour choisir comment se vêtir : la température de l’eau + la température de l’air, le tout comparé à 37 degrés C. Si le résultat est moins de 37, la combinaison hydrothermique est préférable. Si l’eau est à 10 degrés et moins, peu importe la température de l’air, un revêtement étanche est de mise.
Pour la température de l’eau de Québec, cliquez sur « température de l’eau » . Les bouées mesurent la température. Un autre site possible pour les vents : Windy.
Il y a plusieurs épaisseurs pour une combinaison hydrothermique (entre 2, 3 ou 5 mm pour un peu plus froid).
La combinaison hydrothermique est ajustée au corps de façon à éviter que des bulles se forment entre la peau et le matériel. Si on se trouve dans l’eau salée, on peut appliquer de la crème sur la peau sous la combinaison (car l’eau passe à travers la combinaison et peut irriter l’épiderme).
Hypothermie : le corps humain résiste à un maximum de quinze minutes dans l’eau à 5 C.
Station de la Plage et averses à Québec.
On tient compte de la « règle des 12 » au moment de mettre sa planche sur le fleuve. Chaque heure correspond une augmentation ou une diminution plus ou moins rapide du débit d’eau. Sur le fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Québec, la marée est de trois mètres. Une marée dure environ 6 heures. Pendant la première heure (1/12) = 1/12 de trois mètres = .25 mètres. La marée diffère de .25 mètres lors de la première heure. La deuxième heure (2/12) = .50 mètres. La troisième et quatrième heure : 3/12 chaque. Donc, durant de la troisième et quatrième heure, la marée varie de .75 mètres chaque heure. La cinquième heure : 2/12. Sixième heure : 1/12.
À partir de la station de la voile : si la marée baisse et que les vents soufflent des secteurs S, SW, W, NW, on a deux obstacles en se dirigeant vers l’ouest. On a une composante de vent de face et on pagaie à contre-courant. Vérifier si la force des vents permet de mettre la planche à l’eau et de partir vers l’ouest en premier, spécialement si la marée descend.
La règle plus prudente est de générer les efforts en début de trajet et de se laisser aller pour le retour.
Si on décide de se diriger vers l’ouest avec une marée montante, ce sera très facile à l’aller, mais il faudra pagayer fort pour le trajet de retour.
Pour évaluer l’effort à venir, on peut choisir un point de référence le long de la promenade Champlain et établir le déplacement de la planche quand on ne pagaie pas. Ensuite, on vérifie le résultat avec un pagayage normal. Par exemple, lors d’une sortie vers l’ouest avec marée descendante (retour de l’eau vers la mer) et vents du 250 degrés à 10 nœuds, j’ai ramé pendant plus d’une heure juste pour atteindre le premier quai de pierres près de la station de la plage. Cela inclut l’utilisation de la pagaie double.
Au bout des bandes de pierre s’avançant dans le fleuve aux stations de la voile et de la plage, les vagues viennent de toutes les directions.
À genou sur la planche, on peut prendre des vagues plus hautes et on a davantage de force pour pagayer.
Le navire BBC Manila transporte des pales d’éoliennes sur le fleuve St-Laurent près de Québec
Le fleuve comporte des ondes courtes, longues et très longues qui se mélangent. On baisse et monte parfois de quelques pieds si l’onde est importante. Il y a aussi des moments où on est poussé de côté. Il faut surveiller la rive pour voir comment on est déporté.
Pour l’équilibre, regarder l’horizon constamment. Alterner entre des séances de vingt minutes debout puis à genou pour se reposer. À la rigueur, installer un siège de planche et utiliser une pagaie double en position assise pour changer.
On ne doit pas trop s’éloigner de la rive pour éviter d’être victime des voiliers ou de motos marines circulant à haute vitesse aux endroits qui nécessiteraient une conduite plus prudente.
Quand un grand navire passe au large, des vagues de deux pieds arrivent quelques minutes plus tard, vous soulèvent mollement puis continuent et frappent les berges de chaque côté du fleuve. Elles reviennent sur le planchiste beaucoup plus tard et plus faibles.
Le porte-conteneurs Hapag_Lloyd Quebec Express et le porte-Conteneurs MSC Paola s’apprêtent à contourner l’Île d’Orléans.
Profitez de l’occasion pour relaxer. C’est un sport nautique ; il est donc normal de se retrouver à l’eau à l’occasion.
Il y a une plage près de la station de la voile. Elle contient peu de roches coupantes. Il faut cependant garder l’œil ouvert et ne pas se présenter lorsque la marée est à sa hauteur maximale.
Bonne activité !
Planchiste sur le fleuve Saint-Laurent imaginé par l’IA.
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Photo style Lovecraft d’une résidence de Québec près de l’escalier du Cap-Blanc.
L’escalier du Cap-Blanc, fabriqué en 1868 et le plus long de Québec, comporte 398 marches qui mènent aux Plaines d’Abraham. De nombreux athlètes l’emploient tous les jours pour parfaire leur condition physique. Mais ce soir, j’utilise une technique de photographie qui rend la scène moins sympathique.
L’inclinaison de l’appareil-photo exagère les lignes obliques du vieux bâtiment de pierres près de l’escalier. De cette façon, il adopte un air un peu plus inquiétant tout en nous permettant d’observer une portion de ciel plus ou moins invitant.
L’escalier lui-même, normalement en très bon état, se déforme à cause de l’usage à outrance de l’objectif grand-angle. Le résultat donne une allure encore plus sinistre à la scène.
Pour compléter le tout, la chance veut que la lumière fuse de quelques fenêtres, comme dans certains films d’horreur. La surprise viendra-t-elle du dernier étage ou des pièces obscures du sous-sol ? Les versions de Lovecraft réinventées par François Baranger font travailler l’imagination.
À titre de comparaison, la photo ci-dessous montre l’escalier et la maison voisine capturées durant le jour, sans effet photographique.
Escalier du Cap-Blanc sans effet photographique.
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Le Château Frontenac en soirée avec des nuages bas au printemps 2026
À Québec, nous avons eu en avril plusieurs journées consécutives de pluie alors que la neige se trouvait encore au sol. La pluie chaude fait fondre la neige rapidement, ce qui sature l’air d’humidité et favorise l’apparition de brouillard et de nuages bas. Les amateurs de photographie de nuit savent qu’il s’agit d’une occasion à ne pas manquer pour obtenir des effets spéciaux.
Sur la photo ci-dessus, on aperçoit les nuages bas au-dessus du Château Frontenac, dans le Vieux-Québec. Par chance, la tour centrale demeure clairement visible. Le moment est propice pour photographier la lumière qui se reflète sur les nuages et dans la rue.
Composition photographique
Wagons de train immobilisés sur les rails lors de brouillard à Québec au printemps 2026
Ce soir, le vent souffle moins fort à proximité de la côte Gilmour que dans le port de Québec. Un brouillard persistant couvre ce secteur du boulevard Champlain.
Pour la composition photographique, j’utilise le wagon immobilisé comme point central entre la route éclairée à gauche et le cap sur la droite. Il sert de lien pour une diagonale fictive qui coupe l’image en deux, entre le coin inférieur gauche et le coin supérieur droit de l’image.
Boulevard Champlain in Quebec City during foggy weather, April 2026
Le brouillard adoucit et unit les éléments de la scène ci-dessus. La composition photographique tient compte du chemin qui amène l’œil vers le centre de la photo. À cet endroit, un sapin judicieusement positionné empêche que le regard se perde à l’horizon. De chaque côté de l’image se trouvent deux masses opposées, autant par leur hauteur, leur couleur, que leur état (la nature vs l’industrie).
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Le pétrolier Cap Pembroke près de Québec en avril 2026.
En provenance de Ingleside (US YIG) dans le golfe du Mexique, le pétrolier Cap Pembroke qui navigue sous pavillon grec se dirige vers les installations de Valero Energy à Lévis (CA QUE). L’équipage quitte le golfe du Mexique en T-Shirt et arrive dans les glaces du fleuve Saint-Laurent quelques jours plus tard.
On aperçoit le pétrolier alors qu’il vient de contourner l’île d’Orléans à marée montante, aidé de deux remorqueurs du groupe Ocean.
À très basse vitesse, l’efficacité du gouvernail de direction d’un navire tel que le Cap Pembroke diminue grandement. Long de 277 mètres et large de 48 mètres, il dépend des remorqueurs pour éviter les obstacles et faire face aux marées et aux vents du fleuve près de Québec.
Femme assise, une sculpture hyperréaliste par Sam Jinks au MNBAQ en 2026.
L’exposition « Hyperréalisme : ceci n’est pas un corps » présentée à Québec au Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) se tient jusqu’au 15 novembre 2026. Elle deviendra certainement une attraction touristique majeure pour l’été qui s’en vient à Québec.
Une quarantaine de sculptures sont offertes à la vue du public et certaines par des artistes très connus comme Ron Mueck ou Maurizio Cattelan.
Un artiste dessine la sculpture de Marc Sijan au MNBAQ.
Ci-dessus, un homme avec visiblement beaucoup de talent a pris le temps de sortir son cahier de dessins et d’effectuer un croquis da la sculpture « Mise au coin » par Marc Sijan.
Femme et enfant, une création de Sam Jinks exposée au MNBAQ en 2026.
Les visiteurs passent par toute la gamme d’émotions. Il y en a pour tous les goûts, du plus simple au plus étrange, comme dans la photo ci-dessous où une jeune personne (« La consolatrice », de Patricia Piccinini) tient on ne sait trop quoi dans ses bras.
Une création Patricia Picinini qui fait parler beaucoup de gens au MNBAQ.
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Dans son livre « L’heure des prédateurs », Giuliano Da Empoli écrit : « Trois mois avant l’invasion de l’Ukraine, Sourkov, limogé par Poutine quelque temps auparavant, publiait un article dans lequel tout était déjà dit. Toute société, écrivait-il alors, est soumise à la loi physique de l’entropie. Aussi stable soit-elle, en l’absence d’intervention extérieure, elle finit par produire le chaos en son intérieur. Jusqu’à un certain point, il est possible de le gérer, mais la seule façon de résoudre définitivement le problème est de l’exporter. Selon Sourkov, les grands empires de l’histoire se régénèrent en déplaçant le chaos qu’ils produisent hors de leurs frontières. C’est le cas des Romains dans l’Antiquité, c’est le cas — selon l’auteur — des Américains au XXe siècle. Et celui de la Russie, “pour laquelle l’expansion constante n’est pas seulement une idée, mais la véritable raison existentielle de notre histoire”. »
Et quand l’exportation du chaos ne réussit pas à ramener la stabilité dans le pays, c’est le dirigeant de l’État qu’on envoie à la retraite, d’une façon ou d’une autre. L’auteur ajoute : « Lorsque le chaos dépasse un certain stade, le seul moyen de rétablir l’ordre est d’identifier un bouc émissaire. Et le chef, quel qu’il soit, est toujours un bouc émissaire en attente. Tolstoï le compare à “un bélier engraissé pour l’abattoir”. »
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Le Federal Trident navigue parmi les glaces devant Québec en 2026.
Les journées de -25 C et moins sont de plus en plus rares à Québec. Avec les vents, le coefficient de refroidissement atteint aujourd’hui -36C. Il s’agit d’une occasion en or pour tenter de capturer la fumée de mer sur le fleuve Saint-Laurent.
Technique de photographie
Fumée de mer entre l’île d’Orléans et la ville de Québec hiver 2026
La photographie de nuit dans les conditions extrêmes demeure difficile. La faible lumière exige un trépied, qui lui-même vibre sous les rafales. Il faut donc hausser l’ISO et réduire la profondeur de champ pour obtenir une vitesse d’obturation plus élevée, ce qui diminue un peu la qualité de l’image. De plus, l’usage d’un téléobjectif de 300 mm augmente les risques de photo floue. Tout est question de compromis en photographie !
Le brise-glace Des Groseillers de la Garde côtière canadienne en action près de Québec à l’hiver 2026.
Ci-dessus, une photo du brise-glace Des Groseillers de la Garde côtière canadienne au travail au coucher du soleil. Il n’est pas surprenant de voir ce type de vaisseau dans le secteur, car la voie maritime doit demeurer libre de glace en son centre pour permettre la circulation des navires à l’année. Et cette année, il y en a de la glace !
Couverture du livre « Apprivoiser son ombre » par Jean Monbourquette
« Plus une nation s’isole, plus elle s’aveugle sur ses défauts et ses déficiences, et plus elle aura tendance à projeter ses peurs, ses répugnances et ses atavismes sur des nations voisines. Seul le contact assidu d’un peuple avec un autre amène à reconnaître les propres lacunes et défauts du caractère national. Tant que des personnes n’ont pas appris à connaître et à apprécier les mœurs étrangères, ils nourrissent des préjugés créés par leur propre ombre nationale. Les plaisanteries qui prennent pour objet des peuples voisins et les surnoms racistes sont des signes évidents de projections de l’ombre nationale.
En temps de guerre, la projection de l’ombre collective sur “l’ennemi” est entretenue et exacerbée par les médias. Tout ce qu’on juge détestable et répréhensible chez soi, on s’acharne à le retrouver chez l’adversaire. Durant la dernière guerre mondiale, le peuple allemand avait tous les défauts imaginables. Durant la guerre froide qui a suivi, ce fut au tour des Russes d’être mal jugés. Les Noirs ont longtemps été la cible de projection de l’ombre des Blancs. Les Juifs ont été pareillement les victimes privilégiées de l’ombre collective de plusieurs autres peuples. Minorités, étrangers ou grands esprits dérangent toujours par leur différence et leur originalité. Ils sont exposés à devenir les boucs émissaires, porteurs de toutes les tendances malicieuses de l’ombre nationale.
Les nations sont-elles donc condamnées, en tant que telles, à se créer sans cesse des ennemis ou boucs émissaires et à les affubler de leur ombre collective ? Est-il permis de rêver qu’un jour toutes les nations se regarderont en toute vérité et que chacune apprivoisera son ombre au lieu de la projeter sur une autre nation en cherchant à la détruire ? »
Souffleuse à neige au travail sur l’île d’Orléans à l’hiver 2026
Sur l’île d’Orléans, la souffleuse n’arrête pas son déneigement lorsqu’un véhicule arrive en direction opposée. Elle envoie la neige avec suffisamment de force de l’autre côté de la route pour que l’on puisse passer rapidement sous le jet sans trop recevoir de débris…
Maison de l’île d’Orléans avec le Mont St-Anne en arrière-plan
Le soleil frappe les arbres de côté en cette fin d’après-midi sur l’île d’Orléans. À partir de la paroisse Sainte-Famille, on peut capturer les maisons de l’île avec un arrière-plan intéressant, soit celui des pistes de ski du Mont St-Anne.
Manifestation à Québec contre les Mollahs de l’Iran
Même par les températures très froides, des citoyens d’origine Iranienne manifestent dans le Vieux-Québec contre le régime dictatorial des mollahs en Iran. Tout cela au moment où une flotte américaine se positionne pour une intervention militaire en Iran.
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