
Les informations ci-dessous s’appliquent pour les gens intéressés à faire de la planche à pagaie à Québec à partir de la station de la voile vers la station de la plage et les environs.
Avant le départ, réviser la prévision météorologique générale.
Ceux qui ont des notions d’aviation vérifient le TAF (Terminal Area Forecast) de CYQB pour l’estimation des vents.
On consulte également la table des marées (Lauzon) pour savoir si elle descend ou monte.
Le port d’une veste de flottaison individuelle (VFI) est obligatoire. La combinaison hydrothermique est fortement recommandée, car l’eau du Saint-Laurent reste froide, même en été. Voici une règle utile pour choisir comment se vêtir : la température de l’eau + la température de l’air, le tout comparé à 37 degrés C. Si le résultat est moins de 37, la combinaison hydrothermique est préférable. Si l’eau est à 10 degrés et moins, peu importe la température de l’air, un revêtement étanche est de mise.
Pour la température de l’eau de Québec, cliquez sur « température de l’eau » . Les bouées mesurent la température. Un autre site possible pour les vents : Windy.
Il y a plusieurs épaisseurs pour une combinaison hydrothermique (entre 2, 3 ou 5 mm pour un peu plus froid).
La combinaison hydrothermique est ajustée au corps de façon à éviter que des bulles se forment entre la peau et le matériel. Si on se trouve dans l’eau salée, on peut appliquer de la crème sur la peau sous la combinaison (car l’eau passe à travers la combinaison et peut irriter l’épiderme).
Hypothermie : le corps humain résiste à un maximum de quinze minutes dans l’eau à 5 C.

On tient compte de la « règle des 12 » au moment de mettre sa planche sur le fleuve. Chaque heure correspond une augmentation ou une diminution plus ou moins rapide du débit d’eau. Sur le fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Québec, la marée est de trois mètres. Une marée dure environ 6 heures. Pendant la première heure (1/12) = 1/12 de trois mètres = .25 mètres. La marée diffère de .25 mètres lors de la première heure. La deuxième heure (2/12) = .50 mètres. La troisième et quatrième heure : 3/12 chaque. Donc, durant de la troisième et quatrième heure, la marée varie de .75 mètres chaque heure. La cinquième heure : 2/12. Sixième heure : 1/12.
À partir de la station de la voile : si la marée baisse et que les vents soufflent des secteurs S, SW, W, NW, on a deux obstacles en se dirigeant vers l’ouest. On a une composante de vent de face et on pagaie à contre-courant. Vérifier si la force des vents permet de mettre la planche à l’eau et de partir vers l’ouest en premier, spécialement si la marée descend.
La règle plus prudente est de générer les efforts en début de trajet et de se laisser aller pour le retour.
Si on décide de se diriger vers l’ouest avec une marée montante, ce sera très facile à l’aller, mais il faudra pagayer fort pour le trajet de retour.
Pour évaluer l’effort à venir, on peut choisir un point de référence le long de la promenade Champlain et établir le déplacement de la planche quand on ne pagaie pas. Ensuite, on vérifie le résultat avec un pagayage normal. Par exemple, lors d’une sortie vers l’ouest avec marée descendante (retour de l’eau vers la mer) et vents du 250 degrés à 10 nœuds, j’ai ramé pendant plus d’une heure juste pour atteindre le premier quai de pierres près de la station de la plage. Cela inclut l’utilisation de la pagaie double.
Au bout des bandes de pierre s’avançant dans le fleuve aux stations de la voile et de la plage, les vagues viennent de toutes les directions.
À genou sur la planche, on peut prendre des vagues plus hautes et on a davantage de force pour pagayer.

Le fleuve comporte des ondes courtes, longues et très longues qui se mélangent. On baisse et monte parfois de quelques pieds si l’onde est importante. Il y a aussi des moments où on est poussé de côté. Il faut surveiller la rive pour voir comment on est déporté.
Pour l’équilibre, regarder l’horizon constamment. Alterner entre des séances de vingt minutes debout puis à genou pour se reposer. À la rigueur, installer un siège de planche et utiliser une pagaie double en position assise pour changer.
On ne doit pas trop s’éloigner de la rive pour éviter d’être victime des voiliers ou de motos marines circulant à haute vitesse aux endroits qui nécessiteraient une conduite plus prudente.
Quand un grand navire passe au large, des vagues de deux pieds arrivent quelques minutes plus tard, vous soulèvent mollement puis continuent et frappent les berges de chaque côté du fleuve. Elles reviennent sur le planchiste beaucoup plus tard et plus faibles.

Profitez de l’occasion pour relaxer. C’est un sport nautique ; il est donc normal de se retrouver à l’eau à l’occasion.
Il y a une plage près de la station de la voile. Elle contient peu de roches coupantes. Il faut cependant garder l’œil ouvert et ne pas se présenter lorsque la marée est à sa hauteur maximale.
Bonne activité !

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