Une abeille approche une fleur sur la plage de l’Île d’Orléans
Tout près de l’église Saint-Jean de l’île d’Orléans se trouve une plage facilement accessible. On y observe surtout des rochers aux couleurs intéressantes et quelques plantes battues par le vent. En y regardant bien, on peut éventuellement dénicher quelques minuscules fleurs roses au bout de la plage. Le hasard a voulu qu’au moment où je tentais de prendre la fleur en photo, une abeille s’approchait pour butiner.
Pour neutraliser l’effet des vents forts de cette journée, j’avais opté pour une vitesse d’obturation élevée de l’appareil-photo, ce qui a du même coup aider à figer l’instant où l’insecte est soudainement apparu dans le viseur. Étant donné la taille très réduite de la fleur, il a fallu effectuer un recadrage important pour rendre les détails de la scène visibles.
Les policiers à moto dirigent le convoi amenant le Pape dans le Vieux-Québec en 2022.
Si vous n’avez pas d’accès privilégié, la difficulté principale quant au désir de photographier l’arrivée du Pape François dans le Vieux-Québec en 2022 réside dans les informations floues et parfois contradictoires offertes aux journalistes dans le but évident de protéger l’itinéraire du chef d’État.
Il faut également composer avec la forte présence policière et les barrières qui s’ouvrent et se referment selon l’humeur du moment, bloquant les vélos et les piétons bien avant que le Pape n’ait franchi la porte Saint-Louis. Comme photographe, vous ne voulez pas vous retrouver soudainement bloqué dans un lieu sans intérêt.
Les autres aspects à considérer sont d’ordre purement photographique, comme par exemple la luminosité ambiante et la distance du sujet au moment de la prise de photo qui influenceront le choix du matériel emporté.
Le convoi officiel arrive par la rue Saint-Louis. Il faut savoir qu’en après-midi, le soleil traverse directement l’axe de la rue Saint-Louis dans sa lente descente vers l’ouest. Si on se positionne le long de cette rue pour prendre la photo, il n’y a aucun obstacle physique, mais on photographie à contre-jour un convoi qui passe à toute allure. Le capteur d’un appareil-photo n’apprécie pas le contre-jour, car il a de la difficulté à évaluer quelle lumière a préséance. Le choix de la ligne droite sur la rue Saint-Louis s’avère donc peu intéressant.
La foule accueille le Pape François à son arrivée dans le Vieux-Québec en 2022.
Le chauffeur du Pape est assis à gauche (du moins au Canada). Le Pape sera donc à droite, que ce soit en avant ou en arrière. Si l’on s’installe sur la Place d’Armes, on donne priorité au chauffeur plutôt qu’au Pontife.
Le soleil voyageant progressivement de l’axe de la rue Saint-Louis vers l’ouest, les grands arbres de la Place d’Armes créeront un voile naturel bloquant les effets de contre-jour. Cela augmentera les chances de photos réussies.
Sur la rue Saint-Louis, le convoi se déplace rapidement sur une longue ligne droite. Les chances d’effectuer une bonne photo diminuent. Quand les voitures de sécurité arrivent au bout de la rue Saint-Louis, elles doivent freiner à cause d’une forte courbe près du Château Frontenac. En se plaçant après la courbe, les chances d’obtenir une photo acceptable augmentent fortement.
Du côté de l’équipement photographique, un objectif d’appareil-photo exigeant peu de lumière permettra d’optimiser la vitesse d’obturation et la profondeur de champ, surtout en fin d’après-midi. L’objectif Canon EF 85mm f/1.2L II USM offre une meilleure marge de manœuvre.
Un appareil-photo muni d’un capteur plein format permettra également le recadrage nécessaire au grossissement de la photo sans perte de qualité. Pour les photos inclues dans cet article, l’appareil utilisé était un Canon 5DSR.
La technique la plus risquée et demandant un peu plus d’expérience est de prendre la photo du chef d’État dans sa voiture de façon précise tout en laissant l’extérieur flou, pour montrer que la voiture se déplace rapidement. L’appareil-photo suit la voiture. Plus elle se rapproche du photographe et plus la sensation de vitesse devient évidente. Il faut accélérer le mouvement de rotation du corps pour s’ajuster au changement de vitesse relative du véhicule. L’autofocus fait son travail tout au long de l’approche du véhicule.
Il n’y a qu’une fraction de seconde où l’on obtient une vision totalement dégagée du chef d’État. Un seconde trop tôt et l’on ne voit qu’une portion de visage avec un bout de voiture, une seconde trop tard et on capte une tête de trois-quarts arrière. La photo en rafales devient absolument nécessaire.
Le Pape François arrive dans le Vieux-Québec lors de son voyage au Canada en 2022.
Une vitesse d’obturation adéquate capte le visage du chef d’État de façon précise et conserve un flou d’arrière-plan. Une vitesse trop rapide rend toute la scène claire et précise : la photo perd alors de son dynamisme. Une vitesse un peu trop lente et le visage manque de définition. Pas question de se reprendre. Il n’y a qu’une chance.
Voilà donc quelques idées à retenir pour ceux qui désirent photographier lors d’événements importants. Une connaissance préalable du terrain et de la position du soleil à des heures précises demeure essentielle si l’on désire accroître les chances de succès.
Bonne photo !
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Une jeune fille danse à travers les jets d’eau près de l’hôtel de ville de Québec.
Les jeux d’eau dans les jardins de l’Hôtel-de-ville de Québec attirent les foules durant la saison estivale. Les couleurs changeantes des lumières offrent de nombreuses occasions pour la photographie de nuit.
La patience devient la règle première quand il s’agit de capturer la scène qui sortira de l’ordinaire. En général, les enfants courent de façon indiscriminée à gauche et à droite. Mais il arrive des exceptions, comme cette soirée où une jeune fille a commencé à danser à travers les jeux d’eau. Ses mouvements rapides ajoutaient du dynamisme à la scène et la photo devenait inévitable.
Côté technique de photographie, le défi présentait un intérêt certain. Je désirais capturer les sensations de mouvement dans la danse de l’enfant, mais cela demandait une vitesse d’obturation élevée, pour éviter trop de flou de bougé. Cependant, la faible lumière ambiante exigeait plutôt une vitesse d’obturation lente. Deux exigences qui s’opposaient totalement.
Un objectif Canon EF 85mm f/1.2L II USM monté sur un appareil-photo Canon 5DSR a contribué à la solution. Une poubelle de recyclage positionnée non loin de la scène a également servi de support au trépied portatif. Ces deux éléments permettaient de capter davantage de lumière en évitant du même coup les vibrations inutiles.
Mais cela n’aurait tout de même pas permis de faire ressortir adéquatement la scène. De trop grands contrastes existaient encore entre la lumière et l’ombre. Un logiciel de traitement numérique a facilité l’utilisation de données cruciales enfouies dans le fichier RAW de la photo, revitalisant ainsi l’arrière-plan tout en diminuant un peu les hautes lumières des jets d’eau du premier plan.
Certains puristes perdent des nuits de sommeil à l’idée que les photographes contemporains utilisent un logiciel de traitement d’images pour obtenir une meilleure photo. Quand un fichier RAW contient 50 millions de mégapixels et qu’on refuse d’utiliser ses données par principe, c’est un peu comme si Charles Leclerc décidait de conduire sa Formule 1 en n’utilisant que les réglages des années ’60, question de nostalgie.
Le pétrolier Nave Equinox avec Lévis en arrière-plan.
La semaine dernière, il n’y avait pratiquement pas de glace sur le fleuve St-Laurent près de Québec. Depuis le début de l’hiver, des températures très douces avaient permis aux navires d’emprunter le St-Laurent sans rencontrer le moindre obstacle. Depuis une semaine cependant, des températures plus saisonnières, dont certaines journées entre -15C et -22C ont changé l’apparence de la voie maritime.
La photo ci-dessus représente le pétrolier/chimiquier Nave Equinox, un navire construit en 2007, en approche pour Québec. Bien qu’à -15C, la journée était tout de même idéale pour la photo, car le couvert nuageux était fragmenté, laissant passer ici et là la lumière diffuse du soleil de janvier.
La photo a été prise à partir de la terrasse Dufferin, près du Château Frontenac. Le navire était passablement éloigné et un recadrage important a été appliqué pour rapprocher le vaisseau. La photo a été prise à main levée et la netteté de l’image a été conservée en utilisant une vitesse d’obturation très rapide, soit 1/8000 sec. Il y avait donc moins de chances que des vibrations altèrent la photo.
L’appareil-photo utilisé était un Canon 5DSr muni d’un objectif Canon EF 85mm f/1,2L II USM. Un capteur de 50,6 mégapixels limitait la pixellisation de l’image lors du grossissement.
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Vue du Château Lake Louise et des montagnes environnantes.
La photo ci-dessus montre le Château Lake Louise et, en arrière-plan, Mount Richardson. Sur Lake Louise, nous sommes en Alberta, mais derrière nous, la Colombie-Britannique n’est qu’à environ cinq kilomètres.
La photo a été prise durant l’été 2018, au moment où de très nombreux feux de forêt étaient en activité dans l’ouest du Canada. Heureusement pour nous, la fumée n’avait pas encore atteint le secteur de Lake Louise lors de la prise de la photo. Quelques jours plus tard, la visibilité devenait très mauvaise et la qualité de l’air dans le secteur diminuait dramatiquement.
Au moment de la photo, le temps était passablement nuageux et j’ai attendu qu’un dernier rayon de soleil éclaire une partie du Château Lake Louise pour prendre la photo. Il y avait désormais un plus grand contraste de couleurs entre le bâtiment et les montagnes en arrière-plan.
Il me semblait également important d’inclure le canot avec ses passagers pour ajouter du dynamisme à la scène. La composition photographique a été conçue de façon à ce que l’on puisse apercevoir pleinement les reflets de la partie éclairée de l’hôtel sur le lac.
Pour effectuer une photo acceptable à cette heure de la journée et sur un canot en mouvement, j’ai utilisé un objectif Canon EF85mm f/1.2L II USM monté sur un appareil-photo Canon 5DSR. La très grande luminosité de l’objectif a permis de conserver l’ISO à 200, limitant le grain photographique.
La vitesse d’obturation a été ajustée à 1/5000 pour compenser les mouvements de l’embarcation et les effets du vent. De façon à rendre justice à la scène pour cette photographie de paysage, le format 16 X 9 a été choisi plutôt que le 3X2 standard d’un capteur plein format.
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Le Courlis corlieu aux Îles-de-la-Madeleine en 2017. Photo prise avec un Canon 5DSR.
Le courlis corlieu est un oiseau qui passe la majeure partie de sa vie sur les côtes d’Amérique du Sud. Il voyage du Brésil vers le nord du Canada chaque année pour la nidification. Il est parfois possible de l’apercevoir lors de son passage par les provinces atlantiques du Canada ou par les Îles-de-la-Madeleine, au Québec.
Le nombre total de ces oiseaux (race hudsonicus) est estimé à 58,000 et est constamment en diminution. Au cours des 40 dernières années, la race hudsonicus a diminué de plus de 80%. Lors de leur voyage, ces oiseaux s’arrêtent une vingtaine de jours pour se nourrir sur la péninsule acadienne. Un suivi régulier montre qu’il y en avait environ 1200 en 2014, 518 en 2015 et 344 en 2016. ( Le courlis corlieu).
Lors de vacances en famille aux Îles-de-la-Madeleine en 2017, environ une trentaine de ces oiseaux sont passés près de nous alors que nous nous trouvions sur une butte de Havre-aux-Maisons.
Vol de Courlis courlieu aux Îles-de-la-Madeleine en 2017
Les photos ont été prises au moyen d’un Canon 5DSR équipé d’un téléobjectif Canon EF 70-200 mm f/2.8L IS II USM. La longueur focale était de 200 mm et j’ai dû crinquer l’ISO à 1250 de façon à utiliser une vitesse d’obturateur suffisante pour éviter le flou de bougé au moment du passage rapide des oiseaux. Un recadrage a été nécessaire pour obtenir un grossissement suffisant.
Le navire Havelstern est un chimiquier battant pavillon canadien et qui a été construit en 1994. Son tirant d’eau est de 8.5 mètres. Il est ici photographié le 3 juin 2017 devant la ville de Québec, avec Lévis en arrière-plan, se dirigeant vers Point Tupper en Nouvelle-Écosse, au Canada.
Le navire Havelstern passant entre la ville de Québec et Lévis le 3 juin 2017
Plusieurs embarcations sont visibles sur la photo ci-dessus. Au premier plan, il est possible d’apercevoir les cheminées du Louis Joliet, un navire essentiellement utilisé pour les excursions touristiques. Se trouve ensuite un des deux traversiers effectuant continuellement la navette entre la rive sud et la rive nord du fleuve St-Laurent, entre Lévis et Québec.
Le petit bateau passant à la hauteur du Havelstern est utilisé pour le transport des pilotes du St-Laurent. Un pilote connaissant parfaitement les caractéristiques de navigation de la région doit monter à bord de chaque navire et prend les commandes jusqu’à ce que vienne le temps de transférer le contrôle à un autre pilote un peu plus loin ( Pilotes du St-Laurent ). Au quatrième plan se trouve le Havelstern et finalement, on aperçoit le deuxième traversier utilisé pour transporter les passagers et véhicules lors de la navette nord-sud.
L’appareil-photo plein format utilisé était un Canon 5DSR muni d’un objectif Canon EF 70-200mm f/2.8L IS II USM. Avec une ouverture de 5.0 et l’ISO à 200, la vitesse d’obturation permise était de 1/1000 sec..
Le navire Havelstern et l’île d’Orléans en arrière-plan, juin 2017
Pendant que les touristes s’amusent dans les hauteurs de Québec, le Havelstern se dirige vers l’Île d’Orléans dans les averses de pluie.
La photo ci-dessous représente le Havelstern en virage pour contourner l’Île d’Orléans par le sud. Le navire était passablement loin et un recadrage important devait être effectué pour agrandir l’image. Pour réussir cette photo à main levée, il fallait donc une vitesse très élevée.
Le navire Havelstern approche l’Île d’Orléans en juin 2017, en direction de Point Tupper en Nouvelle-Écosse
L’ISO a été ajusté à 200 et la focale à 200mm. L’ouverture n’était que de 4.0, permettant une vitesse d’obturation de 1/2500 sec.
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Couleurs d’un coucher de soleil se reflétant sur un Bombardier Q-400 d’Air Canada à Toronto
Les installations du terminal d’Air Canada à l’aéroport international Lester B. Pearson de Toronto obligent le voyageur qui fait le trajet Toronto-Québec à sortir à l’extérieur du bâtiment pour prendre l’avion. Cela a ses avantages, surtout lorsque le vol s’effectue en soirée et qu’il y a, au moment de l’embarquement, un magnifique coucher de soleil.
Mais photographier directement les couleurs d’un coucher de soleil à main levée et sans filtres ni trépied est une recette pour un désastre. Pas question non plus de s’arrêter trop longtemps dans cette zone sécurisée où les agents et le flot des passagers en route vers le DHC-8-400 exigent une action rapide.
Une méthode efficace qui donnera des résultats concluants est de photographier indirectement les couleurs du coucher de soleil en utilisant l’avion comme réflecteur.
Dans un premier temps, il est préférable d’utiliser un objectif exigeant très peu de lumière. Cela permet de limiter la grosseur du grain photographique tout en offrant une vitesse suffisamment rapide pour éviter une photo floue. La scène a donc été capturée avec un appareil-photo plein format Canon 5DSR muni d’un objectif Canon EF 50mm f/1.4 USM.
Dans un deuxième temps, il suffit de recadrer la photo au moyen d’un logiciel de traitement d’image de façon à éliminer tous les détails inutiles. Il y a deux objectifs : 1) il est évidemment nécessaire de conserver dans la photo les parties de l’avion susceptibles de mieux représenter le coucher de soleil et 2) utiliser au mieux les éléments offrant un intérêt graphique pour le spectateur.
Si je n’avais conservé qu’une série de hublots en gros plan pour ne montrer que le coucher de soleil dans toute sa splendeur et ses couleurs, il n’y aurait eu que des couleurs claires, sans contrastes. Cela aurait donné une photo sans intérêt. Le fait de conserver la partie sombre du haut de l’appareil ajoute un fort contraste de luminosité, permet d’inclure les lignes diagonales du Q-400 (1-2-3-4-5) et une réflexion des reflets eux-mêmes (6) sous l’aile de l’appareil. Le tout est représenté dans la photo ci-dessous.
Théorie photographie: détails des lignes diagonales sur un Q-400 de Bombardier
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Twin Otter C-FGQH sur flotteurs de Westcoast Air à l’arrivée dans la Port de Vancouver, en Colombie-Britannique durant l’été 2016. Photo prise avec un appareil-photo Canon 5DSR
La photo ci-dessus a été prise en Colombie-Britannique, durant l’été 2016, avec un appareil-photo plein format Canon 5DSR muni d’un téléobjectif Canon 70-200 f2.8L IS II USM.
Un Twin Otter sur flotteurs (DHC-6) de la compagnie Westcoast Air (C-FGQH) se préparait à amerrir dans le Port de Vancouver. Il est évident que d’ajuster la vitesse d’obturation à 1/1200 aurait suffi pour obtenir une image nette. Mais cela aurait enlevé toute impression de mouvement, en figeant les hélices et l’arrière-plan.
La vitesse d’obturation devait être suffisamment lente pour permettre la rotation des hélices. Il est clair que les hélices d’un aéronef en finale pour l’amerrissage tournent moins vite qu’au décollage. D’où la nécessité d’utiliser une vitesse maximale plus lente, variant entre 1/40 et 1/125.
Une vitesse plus lente augmente cependant le risque d’une photo floue de l’avion, spécialement parce que le photographe se doit de bouger avec l’appareil-photo pour obtenir l’effet de mouvement désiré. Le fait d’utiliser un téléobjectif augmente également la possibilité de flou de bougé et il est impératif que le stabilisateur soit activé, de même que la fonction « panning horizontal» sur l’objectif.
Pour créer un arrière-plan sans détails précis, l’appareil-photo est en mouvement et suit exactement le déplacement de l’avion. Cela nécessite donc une accélération progressive du mouvement de l’appareil-photo, en fonction de la position de l’avion par rapport au photographe.
Lorsque le Twin Otter se rapproche, le suivi devient plus compliqué, les choses s’accélèrent. Il faut déjà avoir positionné ses pieds dans la bonne direction pour n’avoir qu’un pivot à faire et non une posture complète du corps à changer. Le moindre mouvement inutile ou brusque serait immédiatement visible sur la photo.
Avec un peu de pratique, le respect des éléments suivants permettra au photographe d’obtenir un résultat concluant : une vitesse entre 1/40 et 1/125, une position appropriée des pieds, un pivot sans mouvements brusques et une accélération progressive de la rotation du corps enlignée sur la vitesse de l’avion. Plus la vitesse d’obturation sera lente et plus l’effet de mouvement sera visible. Attendez-vous cependant à davantage de photos manquées entre 1/40 et 1/60.
Un dernier détail : à l’instant même où les flotteurs de l’avion touchent l’eau, la décélération commence. La vitesse de pivot du photographe doit immédiatement ralentir sinon la photo perdra de sa netteté.
Revenant du Vieux-Québec après une session photo, j’en ai profité pour faire un arrêt dans le secteur de l’Hôtel Le Concorde Québec. Les restaurants de l’avenue Grande Allée à Québec sont particulièrement bien illuminés, ce qui est idéal pour obtenir des photos vivantes.
Restaurant Pot de vin, Ville de Québec 2016
Les multiples photos montrent le restaurant Pot de vin, qui a remplacé le Voo Doo Grill et qui est maintenant associé au Maurice Nightclub. Il est également possible d’apercevoir une partie du restaurant Cosmos, situé sous le Pot de vin.
Restaurants de la Grande-Allée Québec 2016
Une grande affiche a été apposée sur un mur de l’Hôtel Le Concorde Québec annonçant la Série Cubaine 2016, des parties de baseball entre l’équipe de Cuba et les Capitales de Québec durant l’été 2016.
Hôtel Le Concorde Québec et la Série Cubaine 2016
La photo ci-dessous montrant le véhicule noir en mouvement a été un peu plus délicate à produire étant donné l’heure tardive et le fait que je désirais que nous puissions voir les gens clairement. Une vitesse d’obturation trop lente et tous les gens auraient été difficilement visibles. Une vitesse trop rapide aurait figé les gens et le véhicule, enlevant du dynamisme à la photo et exigeant du même coup une ISO beaucoup trop élevée, ce qui aurait causé une dégradation de la scène à cause du bruit numérique élevé.
Avenue Grande-Allée Québec 2016
Voici donc les ajustements qui ont été nécessaires : une ISO à 5000, ce qui est déjà suffisamment élevé, une ouverture à 5.0 pour obtenir une profondeur de champ acceptable et une vitesse d’obturation à 1/13, ce qui permet de voir le camion en mouvement, mais est suffisamment rapide pour figer des gens qui sont en attente aux feux de circulation. J’avais tenté une photo avant que les gens s’immobilisent aux feux, mais tout était flou. Le fait d’attendre que les feux tournent au rouge pour les piétons a permis de les immobiliser tout en préservant le mouvement du véhicule.
Les photos ont été prises avec un appareil-photo DSLR Canon 5DSR monté sur trépied, avec un déclencheur à distance et la fonction du verrouillage de miroir activée pour réduire les vibrations de l’appareil-photo. De même, Liveview et une mise au point manuelle ont été utilisés pour assurer la netteté de l’image lors de cette session de photographie de nuit.