L’extrait suivant est tiré du livre de « L’heure des prédateurs » de Giuliano Da Empoli : ?
« Aujourd’hui, un porte-avions qui a coûté dix milliards de dollars au gouvernement américain peut être coulé par deux ou trois missiles hypersoniques chinois à quinze millions. À l’inverse, pour abattre un drone à deux cents dollars lancé depuis le sud du Liban, Israël doit employer à chaque coup un missile Patriot qui en vaut trois millions. Sans parler d’une cyberattaque capable de paralyser une nation entière, dont le coût est quasiment nul.
Ces jours-ci, l’attaque coûte moins cher que la défense. Beaucoup moins. Et le prix continue à baisser. À l’avenir, certains prétendent qu’un seul individu pourra déclarer la guerre au monde entier, et la gagner. Quand on sait qu’un synthétiseur d’ADN capable de créer de nouveaux pathogènes mortels coûte environ vingt mille dollars, soit le prix d’une voiture d’occasion, cette perspective ne semble pas si lointaine.
Selon l’avis même de l’entreprise qui le produit, le dernier modèle de ChatGPT lancé à l’automne 2024 a induit une augmentation significative du risque que l’intelligence artificielle soit utilisée à mauvais escient pour créer des armes chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires. Ce risque est désormais classé au niveau le plus élevé dans le barème établi par l’entreprise, mais cela n’a pas empêché OpenAI de mettre le produit sur le marché, sans qu’aucune autorité réglementaire trouve à y redire. »
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Le roman graphique « Tsar Bomba » raconte, à travers le témoignage d’Andreï Sakharov, la concurrence entre les grandes puissances pour créer l’arme atomique la plus dévastatrice.
L’auteur Fabien Grolleau affirme qu’il ne désire pas faire de propagande avec son livre et je dois dire que je suis assez d’accord. Bien que le bouquin porte essentiellement sur les essais nucléaires de l’URSS, on y puise aussi des informations sur la France et les États-Unis.
Quand on raconte les différentes histoires vécues tout au long du développement de « Tsar Bomba », on doit au moins placer le lecteur dans le contexte du moment en URSS. On a alors affaire à un régime totalitaire qui élimine ses propres citoyens, même si ces derniers n’ont rien fait de répréhensible. J’ai pu constater le résultat des purges staliniennes dans le bouquin « Les alpinistes de Staline ».
Le roman graphique Tsar Bomba
Les scientifiques soviétiques travaillent dans ce qui est convenu d’appeler « l’Installation ». Ils ne savent pas exactement où cela se trouve, à cause du secret militaire. Ils ignorent également la durée de leur transfert dans ces laboratoires axés sur la recherche nucléaire. Et il est évident qu’avec le contexte de l’époque, aucun savant n’ose critiquer ouvertement le Kremlin. Mais Sakharov fait exception.
Réalisant la portée de ses recherches, Andreï Sakharov en vient à « dénoncer les crimes de Staline, les dangers de la guerre thermonucléaire, les périls écologiques en cours ou à venir et surtout le manque de démocratie dans son pays ! Du jamais vu en Union soviétique ». Il entre désormais en dissidence.
Ci-dessous se trouve un graphique montrant la différence d’intensité entre une bombe atomique créée en 1945 et la Tsar Bomba de 1961.
Comparaison de la force des bombes nucléaires
L’alliance Allemagne-Japon lors de la Seconde Guerre mondiale bouleverse les rapports de force et pousse les États-Unis à inventer une arme impensable pour mettre fin aux hostilités. L’ère nucléaire commence avec le Projet Manhattan et Hiroshima.
Les grandes puissances constatent l’effet dévastateur de l’arme atomique et se lancent dans une course aux armements pour instaurer une politique de dissuasion nucléaire. Pas question qu’un seul pays possède la bombe ! L’humanité doit désormais se conforter avec l’idée que l’équilibre de la terreur maintient la paix.
L’auteur souligne la conséquence des radiations sur les habitants des régions entourant les essais nucléaires. Que ce soit à la suite de vents qui tournent, de réaction nucléaire plus forte que calculée ou par manque de transparence envers les villageois, beaucoup de citoyens décèdent des suites de ces essais supposément « contrôlés ». La sécurité nationale et la souveraineté territoriale l’emportent sur toute autre considération.
Sur une note personnelle
Une nouvelle course accapare maintenant toutes les énergies des chercheurs des grandes puissances : l’intelligence artificielle. On parle d’utilisation éthique de ces progrès technologiques, mais il s’agit davantage de poudre aux yeux qu’autre chose.
Tout ce qui compte désormais pour une grande puissance est de s’assurer qu’elle est en avance sur les autres. Un article de l’édition Janvier/Février de la revue Foreign Affairs mentionnait que le pays qui détiendra une avance réelle sur ses concurrents face à l’intelligence artificielle contrôlera le monde. Dans ce contexte, je ne crois pas qu’une grande puissance acceptera de se limiter et de ralentir ses recherches à cause d’une question éthique.
En guise de conclusion, une citation d’Albert Einstein que l’on retrouve dans le roman graphique: « Je ne sais pas comment on fera la troisième guerre mondiale, mais je sais comment on fera la quatrième : avec des bâtons et des pierres ».
La photo ci-dessus représente l’usine Papiers White Birch à Québec. J’ai pris le cliché à main levée avec un appareil-photo plein format Canon 5 dsr muni d’un objectif Canon EF 85 mm f/1.2L II.
Qu’est-ce que l’intelligence artificielle pense d’une scène industrielle? Voici sa définition: « Une scène industrielle peut évoquer une variété de sentiments, souvent liés à l’environnement urbain et à l’activité humaine. Pour certains, elle peut inspirer une sensation de puissance et de dynamisme, en raison de l’énergie et de l’activité qui y règnent. D’autres peuvent ressentir une mélancolie ou une nostalgie en pensant à l’impact de l’industrialisation sur l’environnement et les communautés.
Les textures, les couleurs et les formes des structures industrielles peuvent également susciter un sentiment d’étrangeté ou de beauté brute. En somme, les émotions que peut générer une scène industrielle dépendent largement de la perspective de chacun. »
Théorie de la photographie
Sur le fichier RAW original, les couleurs s’estompaient faute de luminosité suffisante, empêchant d’obtenir l’impact dramatique recherché. Un traitement numérique de l’image s’imposait.
J’ai choisi un ton unique bleu acier pour accentuer l’effet d’étrangeté, prévenir les distractions de toutes sortes et mettre en valeur la tour centrale, les colonnes de fumée et les contrastes lumineux autour des installations.
De façon à respecter l’ancienneté des bâtiments de Papiers White Birch, j’ai conservé un grain numérique passablement élevé. Polir une image à outrance lui confère davantage de modernité, ce que je souhaitais éviter.
Dans la photo ci-dessus, un Carouge à épaulettes traque des insectes en vol. Mais il se trouve environ à 100 mètres du rivage. Une photo à cette distance et sur un sujet de petite taille en mouvement rapide pose problème. Je tente la chance avec un Canon 5DSR équipé d’un objectif Canon 70-200 f2.8L IS II USM.
L’oiseau vient de repérer son repas. Il fonce sur deux libellules et freine à la dernière seconde pour s’ajuster au changement de trajectoire des insectes. L’agilité des petites bestioles présente un défi colossal pour le prédateur.
Une fois la session photo terminée, vient le temps du traitement des fichiers RAW de 50,6 mégapixels du Canon 5DSR pour corriger et rapprocher le volatile au maximum. À cette étape, je note les deux libellules impossibles à voir au moment où je me concentrais à suivre l’oiseau en vol.
Pour ce genre de scène, la technique de photographie demeure toujours la même : on priorise la vitesse de l’obturateur tout en diminuant l’ISO, car on devra grossir le sujet principal de façon considérable lors du traitement numérique. On veut éviter d’énormes grains sur le tirage final.
La dernière étape de traitement pour cette photo d’un petit oiseau éloigné et en mouvement rapide consiste en l’utilisation d’un logiciel d’intelligence artificielle. Il permettra d’améliorer légèrement la mise au point si le besoin se fait sentir.
Mais même avec l’IA, il n’y a pas de miracle. On ne peut transformer une mauvaise photo initiale en excellente photo finale, à moins de la recomposer complètement. On sort alors de la photographie et on entre dans la création numérique.
Héron vert au Marais-Léon-Provancher 2024
Ci-dessus, un cliché d’un héron vert capturé en fin de session de photographie. Mais il me semble que je l’appellerais davantage héron bleu lorsque le plumage est capturé sous cet angle.
Le navire Solar Sally de la compagnie Shandong Shipping au sud de l’Île d’Orléans à l’été 2023.
Ci-dessus, le Solar Sally de la compagnie Shandong Shipping photographié au sud de l’île d’Orléans. J’ai positionné l’horizon selon la règle des tiers et donné beaucoup de place au ciel rempli de beaux contrastes. Les nuages ont laissé filtrer le soleil un court instant, faisant ressortir la végétation et les chevaux. Il ne restait qu’à attendre que le navire entre dans le champ de vision pour prendre le cliché.
Le navire Soulanges devant la ville de Lévis en 2015.
La photo ci-dessus montre le Soulanges, un remorqueur construit en 1905, sur le fleuve St-Laurent devant la ville de Lévis. Vu de loin, on dirait toujours que ce type de vaisseau est en train de couler. L’eau semble vouloir dépasser l’arrière du bateau alors que l’on observe très peu de vagues.
Les navires Barcelona Express et MSC Tuxpan sur le fleuve St-Laurent en 2023.
Le Barcelona Express et le MSC Tuxpan se rencontrent au milieu du fleuve Saint-Laurent, au large de l’île d’Orléans. Faute de téléobjectif sous la main, j’ai capturé la scène avec un objectif Canon Ef 85mm f/1,2L II USM et agrandi la photo. Les bateaux se trouvaient à une distance beaucoup plus grande qu’il n’y paraît ici. J’ai eu recours à un logiciel de traitement d’image doué de l’intelligence artificielle pour améliorer la mise au point suite au recadrage.
Les navires Federal Skye et Mona Lisa sur le fleuve St-Laurent près de Québec.
Ci-dessus, le Mona Lisa (coque verte) effectue le trajet entre Montréal et le port de Tanger Med au Maroc. Le porte-conteneurs navigue sous pavillon du Libéria. Le port de Tanger Med possède une situation géographique exceptionnelle quand il s’agit de transborder de la marchandise vers l’Europe, la Méditerranée ou l’Afrique. Visible également sur la photo, le Federal Skye arrive de Vila do Conde Brazil (BR VDC) et se dirige vers Les Escoumins au Québec, Canada (CA QLE). Ce port possède une cale sèche où des réparations importantes peuvent être effectuées. Le Federal Skye navigue sous pavillon des îles Marshall.
Le navire MSC Tampa devant Québec en 2024.
Une dernière photo montre le MSC Tampa qui effectue le trajet entre Liverpool, Grande-Bretagne (GB LIV) et Montréal, Canada (CA MTR). Il s’agit d’un porte-conteneurs d’une longueur de 294.12 mètres qui navigue sous pavillon du Libéria. La photo est prise depuis la terrasse Grey du Parc des Champs-de-Bataille de Québec.
Les photographes utilisent peu l’intense lumière du midi lorsqu’il s’agit d’obtenir un effet intéressant. Cependant, comme pour cette photo HDR des escaliers d’une rue du Vieux-Québec ci-dessus, la lumière brillante permet d’obtenir des jeux d’ombre avec les lignes horizontales, verticales et obliques.
Ville de Québec au printemps 2023 en HDR
Ci-dessus, un autre escalier et ses lignes allant dans toutes les directions. Mais il ne joue qu’un rôle partiel dans cette photo HDR, le reste étant occupé par la scène au loin. Je recherchais un double effet de clair-obscur et d’atmosphère. Le premier plan, sombre et froid, contraste avec un arrière-plan plus clair mais au ciel incertain. Sur la droite de la photo, la tension diminue, le ciel bleu et le soleil apparaissent.
Photographie de rue à la station de la Plage 2023
Cette image constitue ce qu’il est convenu d’appeler la « photographie de rue ». Le hasard a placé cette personne au bon endroit avec la bonne robe et le parapluie approprié. Elle porte un vêtement aux lignes horizontales et tient un parapluie aux lignes obliques devant la clôture aux lignes verticales de la station de la Plage à Québec. Le ciel gris évite les distractions et concentre l’attention sur le sujet principal.
Pour cette dernière photo, je n’avais pas mon appareil-photo plein format, mais un cellulaire. Le fichier étant de qualité moindre, j’ai dû améliorer la mise au point au moyen d’un logiciel de photographie possédant une capacité d’intelligence artificielle.