Le petit trépied portatif que je trimballais lors de la séance photo m’a grandement facilité la vie, car le manque de luminosité nécessitait une exposition passablement longue et une absence totale de mouvement. À l’arrière-plan, on aperçoit l’Hôtel Le Concorde Québec et son restaurant tournant.
Le Jardin Jeanne-d’Arc à Québec le soir de la St-Jean-Baptiste 2022.
Au centre du jardin se trouve une grande statue de Jeanne-d’Arc réalisée par la sculptrice américaine Anna Hyatt Huntington et offerte par celle-ci et son mari Archer Huntington en 1938.
Dans plusieurs publications et sites internet, on affirme que les donateurs de cette statue sont anonymes. Cela ajoute possiblement un peu de mystère à cette œuvre superbe, mais fait néanmoins ombrage au cadeau que le couple a offert en hommage au patriotisme et à la bravoure des combattants des batailles de 1759 et 1760.
Les deux photos ont été prises avec un appareil-photo plein format Canon 5DSr muni d’un objectif Canon EF 16-35mm f2.8L II USM. Cliquez sur le lien pour d’autres photos de Québec en été sur mon blogue.
Sillery était une municipalité autrefois autonome et qui fait aujourd’hui partie de la ville de Québec. L’architecture des maisons qu’on y construit depuis quelques années contraste grandement en style et en format avec les habitations plus anciennes.
Les constructions plus récentes surprennent un peu par leur format gigantesque. Les nouveaux propriétaires désirent des bâtiments à l’aspect moderne et aux dimensions très imposantes, doublant et même triplant parfois la dimension de certaines demeures traditionnelles du secteur.
La photo ci-dessous montre la différence de grosseur entre une propriété traditionnelle (à l’extrême droite de la photo) et une habitation plus moderne.
Maison moderne de Sillery, Québec 2022
Ci-dessous, une maison traditionnelle de Sillery simplement décorée pour la période des Fêtes. La lumière bleue du petit sapin se reflète sur la façade de la demeure et le tout a fière allure.
Maison traditionnelle de Sillery dans la ville de Québec en 2022.
La maison traditionnelle ci-dessus et ses décorations de Noël contrastent fortement avec une autre deux rues plus loin (photo ci-dessous). Difficile de manquer la maison (dont on ne voit bien qu’une section) et surtout l’immense sapin décoré en entier et qui a dû susciter l’utilisation d’une grue munie d’un bras télescopique.
Maison moderne de Sillery et décorations de Noël.
Une dernière photo (ci-dessous) montre une autre maison traditionnelle de Sillery à l’architecture intéressante.
L’ancien et le nouveau contrastant fortement dans le secteur, j’ai donc cru important de capturer quelques souvenirs de propriétés à l’architecture unique avant qu’elles ne disparaissent pour laisser leur place à la modernité. Car aujourd’hui, la mode favorise désormais davantage la démolition plutôt que la rénovation.
Maison traditionnelle de Sillery et décorations de Noël en 2022.
Les photos proviennent d’un appareil-photo plein format Canon 5DSR muni d’un objectif Canon EF 24-70 f/2.8 L USM, le tout monté sur trépied pour éviter le flou de bougé. L’ISO était réglé à 200, de façon à limiter le grain photographique.
La série de sept articles suivants traite de la construction d’un patio. Ce nouveau patio était nécessaire parce que l’ancien datait de plus de trente ans et montrait des signes évidents de fatigue, en plus de gêner grandement les travaux de creusage le long de la fondation visant à changer le drain français et isoler la fondation.
Destruction de l’ancien patio
Ci-dessus, l’ancien patio de bois est démoli avec une pelle mécanique. Là où la machine ne peut se rendre, je termine la démolition à la main. Par la suite, le creusage commence pour atteindre la fondation.
Creusage pour le nouveau drain français
Une fois la tranchée creusée, les employés de la compagnie Garco installent le drain et préparent la surface de béton qui recevra le nouvel isolant (uréthane soufflé).
Ajout de terre et de roches sur le terrain.
Lorsque le drain est complété et que l’uréthane a été soufflé, un employé se charge de refermer le trou, en ajoutant de la terre, de la roche et du sable, ce dernier n’étant requis que pour les terrains moins stables.
Une des pages du plan de construction.
Il faut maintenant penser à rebâtir un patio. Les économies sont importantes lorsque l’on fait les travaux soi-même. On m’a signalé que généralement, le coût de la main-d’œuvre équivaut à 2.7 fois le coût des matériaux. Dans le cas d’un grand patio constitué majoritairement de planches de cèdre dont chaque planche sera sablée et teinte à la main, les économies s’élèvent à plusieurs dizaines de milliers de dollars.
À 62 ans, je n’ai malheureusement aucune expérience dans le domaine. Une gestion du risque (financier surtout) est nécessaire et, étant donné que les travaux seront exécutés sans aide, je préfère travailler à partir de plans conçus par une compagnie. Un spécialiste du domaine de la construction m’a offert ses conseils avant que le projet ne débute, car il n’était pas question de recommencer la terrasse.
Positionnement des poteaux de bois avec le laser.
Sur le plan proposé, il doit y avoir onze pieux de métal ancrés dans le sol pour recevoir le patio. Il faut donc mesurer l’endroit où iront les onze poteaux de métal de la compagnie Techno-Pieux, car ils ne sont pas responsables de faire les calculs à ma place.
J’utilise donc un pointeur laser pour la première fois. Il n’est pas évident de travailler avec cet appareil à l’extérieur, le point rouge du laser étant difficile à voir en pleine lumière (le modèle de base que je me suis procuré ne rendait certainement pas le travail facile). Éventuellement, j’en suis venu à bout. Une chance que je ne faisais pas le boulot pour un client, il aurait trouvé que je coûte cher en temps.
Le technicien de Techno-Pieux pose ses pieux aux emplacements des poteaux de bois.
Le technicien de Techno-Pieux se met au travail. Il se fie aux poteaux de bois pour planter ses pieux et vérifie ensuite avec son laser (vraiment meilleur) si ses poteaux sont parfaitement enlignés. Le problème qui se produit parfois est qu’il rencontre une roche et doit recommencer et repositionner ses pieux légèrement à côté de la ligne idéale.
Une légère pente est également nécessaire pour faciliter l’écoulement de l’eau sur le patio. Les pieux ne doivent donc pas être parfaitement au niveau à partir de la maison jusqu’au bout du patio.
Pose de la première pièce de bois qui recevra la terrasse.
Une drille à percussion louée est suffisante pour faire les trous dans le béton qui serviront à fixer la première pièce de bois dans le solage de la maison. Les vis sont posées en alternance pour éviter de créer des faiblesses dans le bois. C’est sur cette pièce de bois que reposera une petite partie du patio. Un ruban isolant spécial est posé sur le bois pour le préserver de la pourriture qui pourrait survenir après plusieurs années, lorsque l’eau s’insère sous les planches du patio.
Suite dans le prochain article : « Construire un patio (2 de 7) ».
Avant que l’hiver 2021 ne se termine officiellement, voici quelques photos prises autour du MNBAQ (Musée National des Beaux-Arts du Québec) alors qu’il reste encore un peu de neige au sol et sur les branches des arbres. Le Musée accueillait au printemps 2021 l’exposition du peintre britannique J.M.W. Turner.
Une section du Musée National des Beaux-Arts du Québec (MNBAQ) en hiver.
Les lignes obliques présentes dans l’architecture du MNBAQ en combinaison avec le contraste entre les bleus et les jaunes ont attiré mon attention. La scène est encadrée par les deux arbres et la passante au centre ajoute une touche d’humanité à l’ensemble.
« L’heure bleue » dans un parc près du MNBAQ.
La photo ci-dessus a été prise durant « l’heure bleue », tout près du MNBAQ. Les citoyens ont déserté le parc et sont de retour à l’intérieur de leur demeure pour préparer le repas du soir, comme en témoigne la photo ci-dessus, où presque tous les étages de l’immeuble en arrière-plan sont éclairés.
Il m’a semblé important d’inclure les beaux arbres entourant le MNBAQ dans chacune des trois photos.
Tempête de neige du 7 février 2020 à la Place d’Youville dans la ville de Québec.
La photo ci-dessus représente Place d’Youville, dans la ville de Québec, lors de la tempête deneige du 7 février 2020.
La photo originale en couleurs ne montrait pratiquement qu’un voile blanc généralisé. Le traitement en photoen noir et blanc aide à accentuer les effets de la poudrerie dans cette scène hivernale. La transformation en noir et blanc est une technique de photographie très utile lorsqu’il s’agit de valoriser des éléments difficiles à détecter.
Le rehaussement subséquent au moyen d’un logiciel de traitement de l’image a également permis de mettre en valeur des éléments autrement secondaires.
Entre le banc de neige au premier plan et les bâtiments de droite, les voitures avancent péniblement sur ce qui est encore visible de cette entrée vers le Vieux-Québec.
La rue St-Louis et le restaurant La Bûche dans le Vieux-Québec.
La scène ci-dessus montre la rue St-Louis à moitié bloquée
par la neige. En ce vendredi soir, le carnaval de Québec vient de commencer.
Cependant, tous ne sont pas en train de fêter. Le conducteur de la souffleuse à
neige, à l’arrière-plan, est immobilisé. Les camions dans lesquels il
soufflerait normalement la neige ont pris du retard.
Au premier plan, le restaurant La Bûche. J’y suis allé à quelques reprises depuis son ouverture. Toujours les mêmes excellentes recettes, un service impeccable et un kilo en trop après le repas. Un très bon restaurant de Québec, près du Château Frontenac. Et pour ceux que cela intéresse, ce qui se passe dans la cuisine est visible pour une partie des clients. (Non je ne suis pas payé pour cette publicité!)
Un cycliste circule sur un trottoir du Vieux-Québec durant la tempête de neige du 7 février 2020.
Pour les plus courageux, le cyclisme hivernal constitue une façon alternative de progresser dans la météo extrême. La visibilité réduite force le cycliste ci-dessus à utiliser le trottoir pour sa propre protection. Cependant, gare à la descente des trottoirs au coin des rues où se trouvent souvent des plaques glacées. Étant souvent dans le Vieux-Québec pour faire de la photographie de nuit comme de jour, j’ai témoigné de pirouettes spectaculaires qui rendraient jaloux les acrobates élastiques du Cirque du Soleil.
Les photos ont été prises avec un appareil-photo plein format Canon 5DSr.
Place d’Youville sous la neige modérée. Vue de la Porte St-Jean, hiver 2020.
La technique de photographie adoptée ci-dessus utilise le cadre offert par la porte St-Jean pour cadrer la photo principale montrant Place d’Youville et ses bâtiments au moment où tombent de fortes chutes de neige.
Cette photographie de nuit en hiver représente plusieurs défis, dont la nécessité de montrer les flocons de neige tombant devant les phares des voitures en mouvement tout en respectant la luminosité naturelle des bâtiments en arrière-plan.
Les deux piétons déambulant sur la rue St-Jean ajoutent une
touche humaine et de la profondeur à la scène.
La photo ci-dessous représente une partie du Pub St-Patrick avec quelques-unes de ses décorations de Noël lors de la tempête de neige du 7 février 2020. Le Vieux-Québec regorge de bâtiments décorés longtemps après la période des Fêtes.
Piéton devant le Pub St-Patrick dans le Vieux-Québec, hiver 2020
La photo a été prise juste avant la tombée de la nuit, car
la lumière y est alors particulièrement douce. J’ai attendu le passage d’une
rare piétonne pour ajouter un peu d’humanité à la scène.
La composition photographique tient compte des deux lignes diagonales qui partent des coins supérieur et inférieur gauches et se rejoignent du côté droit de la photo, à peu près en son centre.
La lumière diffuse provenant d’un lampadaire situé à droite
et hors du cadre de la photo ajoute un peu de chaleur à cette scène hivernale.
Les quelques décorations de Noël encore restantes dans le Vieux-Québec agrémentent la scène hivernale de cette journée de tempête de neige du 7 février 2020. La composition photographique est facilitée par la présence de plusieurs éléments offrant de l’intérêt : la couleur des lumières du sapin et son reflet sur la neige, les lampadaires jaunâtres en série, les personnages au fond de la scène, la fumée s’échappant d’un côté du bâtiment et l’heure bleue, cette période magique de la journée où l’on voit encore la couleur du ciel quelques minutes avant la nuit.
Tempête de neige dans le Vieux-Québec en 2020
La photo en noir et blanc ci-dessus a reçu un traitement infrarouge. De cette façon, les personnages passant devant les phares de la voiture sont bien visibles, tout en permettant également de bien distinguer les objets environnants. La photographie de nuit avec des personnages en mouvement et des contrastes lumineux aussi dramatiques exige un ISO plus élevé si on ne veut pas laisser de côté des objets qui présenteraient un intérêt pour la composition photographique.
Malgré tout, les phares de la voiture causent des erreurs de lecture de l’appareil-photo qui interprète mal la luminosité moyenne de la scène. Sans traitement numérique de l’image, les bâtiments environnants seraient tous extrêmement foncés. L’utilisation de l’infrarouge règle une partie du problème.
Un projet de photographie en hiver peut consister à planifier une session photo lors d’une bonne grosse tempête de neige. Les prochains quelques articles ayant trait à la photographie concerneront la tempête de neige qui a eu lieu le 7 février 2020 à Québec.
La photo ci-dessus a été prise près de Côte de la Fabrique, dans le Vieux-Québec, après la tempête du 7 février 2020 qui a laissé 35 centimètres de neige. J’ai privilégié le traitement de la photo en noir et blanc car, pour cette scène de tempête de neige, les couleurs n’ajoutaient rien de significatif allant même jusqu’à distraire le spectateur.
La technique de photographie du noir et blanc oppose ici très bien les formes sombres et claires. La piétonne et les phares de véhicules ressortent beaucoup mieux et l’effet de poudrerie près des bâtiments se distingue davantage.
Déneigement retardé dans le Vieux-Québec.
Les marées contribuent parfois au ralentissement du
déneigement après une tempête de neige dans le secteur de la haute-ville du
Vieux-Québec. Difficile à croire quand on connaît la hauteur du Cap Diamant par
rapport au fleuve…!
Si la tempête se produit au moment de fortes marées, il y peut y avoir débordement du fleuve St-Laurent sur certaines sections de l’autoroute en basse-ville. Les camions chargés de ramasser la neige doivent alors effectuer un long détour qui les ramènent dans des secteurs déjà affectés par la congestion automobile et où les limites de vitesse sont considérablement moindres.
Pendant que la souffleuse est sur place et prête à dégager les rues du Vieux-Québec, les camions se font attendre… (À suivre).
La région de St-Jacques de Leeds, au Québec, offre des opportunités très intéressantes pour les photographes amateurs de couleurs d’automne très variées.
Maison de St-Jacques de Leeds en automne.
Même
si la couleur rouge n’était plus dominante lors de mon passage dans le secteur,
les contrastes entre les conifères très foncés et les autres couleurs offraient
encore de très beaux paysages.
Pour la composition photographique de la photo ci-dessus, j’ai conservé une bonne partie du sentier. Ce dernier part de la route principale, où j’étais positionné, et se dirige tout en courbes jusqu’à la maison. Le sentier commence à gauche sur la photo de façon à amener l’œil de l’observateur vers la maison puis vers la forêt en arrière-plan. Ce positionnement permettait aussi de cacher une partie de la maison avec les arbres orangés.
Paysage de St-Jacques de Leeds en automne.
En fin d’après-midi durant l’automne, la lumière est passablement moins violente que l’été. Il n’est pas nécessaire d’attendre beaucoup plus tard pour obtenir des effets intéressants. La scène ci-dessus offrait un contraste naturel intéressant entre le bleu du ciel et le riche ton orangé des arbres. J’ai conservé une partie du conifère au premier plan pour ajouter au dynamisme de la scène, tant par sa couleur fonçée que par sa position au premier plan.
Soirée d’automne à St-Jacques de Leeds.
La photo ci-dessus nécessitait obligatoirement l’utilisation du trépied. L’objectif Canon EF 85mm f/1.2L USM, qui sert surtout pour le portrait, nécessite moins de lumière que l’œil humain. Il a permis de rendre à merveille l’atmosphère et les couleurs quelques minutes avant l’arrivée de la nuit. Toutes les photos ont été prises avec un appareil-photo plein format Canon 5DSR.
Ce jeune homme a réussi à se trouver un endroit tranquille sur la Porte St-Jean dans le Vieux-Québec. De l’autre côté de la muraille, sur la Place d’Youville, une prestation musicale est offerte en cette soirée du Festival d’été de Québec.