Ce garçon vérifie la température de l’eau avant de se lancer à travers les jets d’eau de la fontaine située tout près de l’Hôtel de Ville de Québec, dans le Vieux-Québec.
La lumière des jets d’eau a nécessité une correction d’exposition de +1/3. La vitesse d’obturation a été fixée à 1/80, ce qui permettait de voir le garçon clairement au moment où il était momentanément moins actif. Cette vitesse permettait également de faire ressortir l’effet des jets d’eau tout en limitant l’ISO à 1250, même avec aussi peu de lumière. L’ouverture n’était que de 6.3, juste ce qui était nécessaire pour couvrir la scène.
La photo a été prise avec un appareil-photo Canon 5DSR muni d’un objectif Canon EF70-200mm f/2.8L IS II USM.
La lumière est toujours intéressante lorsque l’on photographie juste avant la nuit ou un peu avant le lever du soleil. La scène ci-dessus a été captée dans le Vieux-Québec durant l’été 2018. L’utilisation d’un objectif requérant exceptionnellement peu de lumière, le Canon EF 85mm f/1.2L II USM monté sur un Canon 5DSR a facilité la tâche.
Je désirais m’assurer que les gens n’étaient pas que des ombres furtives et que les effets de l’eau en mouvement dans les fontaines étaient visibles. La vitesse d’obturation fut ajustée à 1/50 sec et l’ISO augmentée à 6400. L’ouverture était limitée à 4.5 pour respecter la vitesse d’obturation choisie. La photographie est toujours une question de compromis…!
Pour d’autres photos de la ville de Québec, cliquez sur les liens suivants de mon blogue :
Cette année, l’hiver est particulièrement froid à Québec, avec un nombre très élevé de journées où la température se situe sous les -20 C. Les traversiers de la STQ du gouvernement du Québec doivent composer avec de la glace sur la plus grande partie du fleuve St-Laurent entre Québec et Lévis.
Traversier du gouvernement du Québec se frayant un chemin dans les glaces entre Lévis et Québec durant l’hiver 2018.
Les traversiers Alphonse-Desjardins et Lomer-Gouin qui transportent passagers et voitures entre les deux rives doivent parfois cesser momentanément le service. En d’autres temps, comme cela s’est produit à quelques reprises depuis le début de l’hiver, un traversier qui tente de rejoindre la rive opposée peut demeurer coincé dans les glaces et les passagers doivent patienter plus de trois ou quatre heures avant de pouvoir rejoindre la terre ferme.
La photo ci-dessous a été prise des hauteurs du Vieux-Québec. Au premier plan, l’ancien restaurant Le Vendôme, à vendre depuis des années. Au loin, un traversier en route vers Québec fait son chemin dans la glace.
Traversier approchant de Québec durant l’hiver 2018
Les remorqueurs de la compagnie Ocean sont également présents sur le fleuve, peu importe la température. La photo ci-dessous montre un de ces remorqueurs en route vers la raffinerie Jean-Gaulin pour porter assistance à un pétrolier.
Remorqueur de la compagnie Ocean sur le fleuve St-Laurent près de la ville de Québec durant l’hiver 2018 par -20 C.
Les photos du présent article ont été prises le 7 janvier 2018 avec un Canon 5DSR muni d’un objectif Canon EF 85 mm f/1.2L II USM. La température était alors de -18 C.
Le lendemain de ma séance de photos, un homme tombé dans les eaux glacées du fleuve St-Laurent a été aperçu par hasard par des passagers du traversier Lomer-Gouin qui faisait le trajet vers la ville de Québec. L’homme en état avancé d’hypothermie a été sauvé de justesse par le personnel de la Société des traversiers du gouvernement du Québec. Voici un lien pour TVA nouvelles: Une personne tombe dans le fleuve Saint-Laurent à Québec
Malgré le grand froid, les canotiers, dont l’équipe du Château Frontenac, s’entraînaient à faire la traversée entre les deux rives, en prévision de la compétition tenue annuellement lors du Carnaval de Québec. Cette année, la course aura lieu le 4 février. L’Association des coureurs en canots à glace du Québec a également vécu une tragédie récemment à Québec alors qu’un de leurs canotiers est mort noyé lors d’une séance d’entraînement en présence de conditions météorologiques adverses.
L’équipe de canot sur glace du Château Frontenac au travail par -18 C sur le fleuve St-Laurent entre Lévis et Québec.
Le navire-cargo Corona Frontier dans le Port de Vancouver en 2016
La photo ci-dessus a été prise durant l’été 2016 dans le Port de Vancouver, en Colombie-Britannique. J’ai choisi cette période de la journée pour la photo, car elle offre une très belle lumière.
Les vents calmes ont permis une meilleure qualité de réflexion dans l’eau. La pluie, qui avait été présente pratiquement toute la journée, a aidé à former une masse de nuages bas qui ont éventuellement obstrué la vue sur les montagnes. Il est cependant possible d’apercevoir quelques formations rocheuses en haut de la photo.
J’ai utilisé un appareil-photo plein format Canon 5DSR muni d’un téléobjectif Canon 70-200 f2.8L IS II USM. L’ouverture était réglée à F9, pour un maximum de netteté.
Le navire-cargo que l’on peut apercevoir au premier plan est le Corona Frontier. Il bat pavillon japonais et a son port d’attache à Kobe. Il a été construit en 2000. Pour les amateurs de données relatives aux navires, le tirant d’eau du Corona Frontier est de 13.7 mètres et sa jauge brute de 48032 tonnes.
Le pont de Québec, le plus long pont de type cantilever au monde a fêté son centenaire en 2017. Pour l’occasion, plusieurs activités étaient organisées à Québec le 23 septembre 2017, dont un feu d’artifice près du pont.
Reflets sur le fleuve St-Laurent lors du feu d’artifice célébrant le 100ième anniversaire du Pont de Québec en 2017.
La construction du pont de Québec a coûté la vie à de nombreux travailleurs, dû à l’effondrement des structures lors de la construction. Un article de Wikipedia résume bien son histoire: Le Pont de Québec.
En 2017, les discussion quant à la sécurité du pont ont refait surface dû au fait que la rouille affecte la structure métallique à plusieurs endroits.
L’argent qui permettrait de repeindre le pont de façon régulière est difficile à trouver : le propriétaire du pont, le Canadien National, et les différents paliers de gouvernement discutent discrètement d’une solution possible qui serait satisfaisante pour tous. Une discussion qui s’étire maintenant depuis des années. Tant que le pont tient le coup, tout va bien…
Célébration du 23 septembre 2017 pour le centième anniversaire du Pont de Québec
Aspect photographique
Au moment du feu d’artifice, plusieurs embarcations munies d’un dispositif lumineux, spécialement ajouté pour l’occasion, se sont approchées près du pont.
Il a été impossible d’obtenir des photos très nettes des embarcations car tout au long du spectacle, elles se déplaçaient légèrement à cause du courant sur le fleuve St-Laurent.
Le feu d’artifice a duré une trentaine de minutes et attiré une foule très nombreuse le long du fleuve St-Laurent et sur tous les terrains en hauteur délimitant la Ville de Québec et de Lévis.
Feu d’artifice pour le centième anniversaire du Pont de Québec
Des ajustements fréquents de l’ouverture et de l’ISO de l’appareil-photo ont été nécessaires car des lumières de forte intensité apparaissant soudainement dans la nuit rendent la tâche un peu plus difficile pour le système électronique d’un appareil-photo. Il fallait limiter la durée d’exposition de façon à ne pas se retrouver seulement avec des traînées lumineuses.
Festivités pour les 100 ans du Pont de Québec en 2017
Les photos ont été prises avec un appareil-photo plein format Canon 5DSR monté sur trépied. L’objectif utilisé était un Canon EF 24-70mm f/2.8L USM.
Le navire Harlequin devant la raffinerie Jean Gaulin de Lévis en 2017
La photo ci-dessus représente le navire Harlequin, un transporteur de vrac construit en 2012 avec un tirant d’eau de 9.7 mètres. Il navigue sous le pavillon de complaisance de Chypre. Au moment de la prise de photo, le 18 juin 2017, il se trouvait devant la raffinerie Jean Gaulin de Lévis, au Québec, et s’apprêtait à traverser l’Atlantique en direction de Rouen en France. La raffinerie Jean Gaulin se classe au premier rang au Québec et au deuxième rang au Canada en ce qui a trait à la capacité de traitement de pétrole brut.
La photo a été prise à 21 :07, soit juste avant la nuit. Du fait que la prise de vue se faisait à partir de l’étage le plus élevé de la tour de bois du quai des Cageux, il y avait constamment des vibrations occasionnées par les gens qui montaient et descendaient. Les mouvements de la tour, s’additionnant au déplacement du navire faisaient en sorte que l’usage d’un trépied était à toute fin inutile. Il a donc fallu capturer la scène à main levée, augmentant sérieusement le risque de flou de bougé sur la photo.
Un objectif fixe Canon EF 85mm f/1.2 II USM installé sur un appareil-photo plein format Canon 5DSR a permis de sauver la mise. Le fait que cet objectif n’exige que très peu de lumière offre de la latitude supplémentaire. Bien sûr, il aurait été possible d’augmenter l’ISO à 6000 et plus pour compenser le manque de lumière, mais cela aurait dégradé la qualité de la photo. L’ISO a donc été limité à 2000, avec une vitesse d’obturation de 1/200 sec et une ouverture de 1.6.
De façon à limiter les risques d’obtenir une photo floue, il a été nécessaire de suivre le mouvement du navire avec l’appareil-photo. Plus le navire apparaissait immobile dans le viseur et meilleures étaient les chances d’obtenir une photo bien définie.
Comme le navire était tout de même plus éloigné qu’il n’y paraît sur la photo ci-dessus, un recadrage a été nécessaire pour le rapprocher. Si l’ISO avec été trop élevé au départ, le grain photographique aurait été beaucoup trop gros suite au recadrage et la photo en aurait souffert. Avec un ISO limité à 2000, l’image conservait tout de même un minimum de définition.
Pour d’autres photos de navires sur mon site web, cliquez sur le lien suivant : Photographie de navires
Voici une photo de nuit qui en dit long sur l’ambiance qui règne de façon générale à Québec. Un photographe n’a qu’à se promener un peu lors des belles soirées chaudes d’été pour apercevoir un peu partout des citoyens et touristes qui prennent le temps d’admirer la ville.
La photo ci-dessus a été prise avec un appareil-photo plein format Canon 5D MKII équipé d’un objectif fixe Canon EF 50mm f/1.4. L’ouverture maximale de 1.4 permet de prendre des photos à cette heure de la journée sans l’aide de trépied et sans que l’ISO soit augmentée de façon exagérée, conservant ainsi la qualité de la photo. L’usage d’un trépied offre toujours de meilleurs résultats, mais pour les occasions où le photographe n’a pas tout son équipement avec lui, l’ouverture maximale de 1.4 (et même 1.2 pour les plus fortunés) peut sauver la mise.
Les étoiles autour des lumières ne sont pas un artifice ajouté pour créer un effet spécial mais proviennent des multiples éléments composant l’objectif Canon EF 50mm f1.4. Étant donné que tous les objectifs sur le marché ne sont pas de qualité égale, certains objectifs offrent un bouquet beaucoup plus intéressant que d’autres.
Il est assez difficile d’obtenir autre chose que des silhouettes humaines lorsque la lumière du jour est si faible et qu’en plus, les lumières des lampadaires de la ville viennent fausser la luminosité générale. La photo ayant cependant été prise en utilisant des fichiers RAW, il a été plus facile de faire des corrections de contrastes grâce à un logiciel de traitement de l’image.
La photo ci-dessus a été prise sur la Grande-Allée à Québec au moment du Carnaval de Québec 2017. J’ai utilisé un appareil-photo plein format Canon 5DSR muni d’un objectif Canon 14mm f/2.8 L monté sur trépied. La lumière étant suffisante, la mise au point était réglée automatiquement. J’ai dû corriger légèrement l’exposition à la hausse pour permettre aux reflets bleutés d’être davantage visibles sur le trottoir.
La communauté musulmane de Québec vient de perdre six de ses membres, et peut-être davantage, selon ce qu’il adviendra des personnes qui sont actuellement aux soins intensifs. Je leur offre bien humblement, en tant que Québécois de la Ville de Québec, et en tant que Canadien, mes plus sincères condoléances.
Il est difficile pour moi de réaliser que dans ma ville si belle et si tranquille, un tel acte puisse être commis. Mais tous les citoyens qui ont vécu une telle tragédie dans leur ville se disent la même chose. Parlez-en aux Français ou aux Berlinois. Québec n’est donc pas différente.
Le maire de la Ville de Québec, Régis Labeaume, était tout heureux des statistiques récentes concernant les actes violents à Québec : imaginez, vingt-et-un mois sans homicide. Et voilà qu’en plein Carnaval de Québec, au moment où la ville invite citoyens et touristes à profiter des joies de l’hiver et du plaisir d’être ensemble, une ou des personnes déséquilibrées venant du Québec s’attaquent à d’autres Québécois pacifiques. Pas fort.
Le terme « terrorisme »
Je ne sais pas trop exactement pour quelle raison précise, mais il semble bien que l’on désignera les meurtres de masse du 29 janvier 2017 à Sainte-Foy, Québec, comme du « terrorisme ». Probablement parce qu’il vise une communauté spécifique qui pratique une religion différente de celle du ou des tueurs. Ou qu’il vise à terroriser des individus. Ou les deux.
Le mot « terrorisme » est à la mode. Aux États-Unis, le gouvernement de Donald Trump ferme sa frontière aux pays suspects, au cas où un « terroriste » potentiel se glisserait parmi les gens arrivant au pays.
On a vite fait d’oublier, pour prendre des raccourcis politiques faciles, qu’il y a des citoyens américains encore plus dangereux, ceux qui n’arrivent pas de l’extérieur, ceux qui tuent des dizaines de milliers d’américains par année avec les multiples armes qu’on leur laisse le droit de posséder grâce à une Constitution qui n’est pas écrite pour s’appitoyer sur les vies fauchées depuis des décennies.
Malgré le carnage à gauche et à droite, incluant la mort de dizaines d’enfants dans les écoles, il ne s’agit pas de « terrorisme » et il n’y a donc pas de mesure drastique de prise. On tergiverse pendant quelques semaines après une tragédie et puis tout revient à la normale. Le meurtre « terroriste » a cependant une bien plus grande signification sociale que tout autre meurtre. Et il permet de fermer les yeux sur le laisser-aller généralisé quant au droit de n’importe qui aux États-Unis d’acquérir pratiquement ce qu’il veut quant aux armes à feu et de s’en servir comme bon lui semble. Mais si vous venez de l’Irak, alors là, attention! Danger!
Quelques photos de la belle Ville de Québec
En attendant, je mets en ligne quelques belles photos de la Ville de Québec, comme je l’ai fait pour la France lors des récents attentats. Elles ont été prises avec un appareil-photo Canon 5DSR. C’est une autre façon de dire aux citoyens et aux visiteurs que Québec, comme Paris, Nice ou Berlin, est une belle ville, normalement très paisible et pleine de gens heureux. Et qu’on ne va pas se laisser dicter nos actions et nos façons de penser par les êtres les plus violents et très souvent les plus mentalement fragiles de nos sociétés.
Bonhomme Carnaval et Château Frontenac, Québec 2017
Édifice Price, Québec 2017
Glissoire de la Terrasse Dufferin, Québec 2017
Oeuvre de neige, de glace et de bois composée par un citoyen de Sillery à Québec en 2015.
Des Bernaches du Canada dans le détroit de Géorgie en Colombie-Britannique, en 2016
La photographie de nuit n’est pas toujours planifiée et la photo ci-dessus n’est certainement pas une scène que j’aurais été capable de prendre à mes débuts comme photographe.
Il y avait un superbe coucher de soleil sur le détroit de Géorgie en Colombie-Britannique et j’avais pris des photos jusque tard en soirée avec un appareil-photo plein format Canon 5DSR. La session de photographie était pratiquement terminée.
Au moment où je me suis décidé qu’il était temps de tout réemballer, j’ai entendu des Bernaches du Canada (aussi appelées outardes). Elles volaient en formation au-dessus des montagnes à l’ouest et se dirigeaient vers le nord dans la pénombre. Pour photographier ces oiseaux se déplaçant rapidement dans la lumière restante du jour, des ajustements drastiquement différents devraient être faits sur l’appareil-photo, et cela très rapidement.
L’appareil-photo était équipé d’un téléobjectif Canon 70-200 f2.8L IS II USM monté sur un trépied et faisait face à l’ouest. Il était sur mise au point manuelle, le stabilisateur n’était pas en fonction l’ajustement ISO était très bas. De plus, un adaptateur équipé d’un filtre gradué ND était installé sur l’objectif.
Cela signifiait démonter l’appareil-photo du trépied, activer la mise au point automatique de même que le stabilisateur, augmenter l’ISO, enlever le filtre gradué, limiter l’ouverture pour assurer une vitesse d’obturation suffisante, s’assurer que l’appareil-photo fasse entendre le signal que la mise au point avait été effectuée, composer la photo et prendre quelques photos en rafale avant que les bernaches ne se soient trop éloignées.
Quelques secondes plus tard, ces oiseaux et le paysage devenaient un autre souvenir des vacances passés en Colombie-Britannique.