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Salvator Mundi : un tableau douteux payé 450 millions $.

Bande dessinée "Salvator Mundi: la folle histoire du tableau le plus cher du monde"
Bande dessinée « Salvator Mundi: la folle histoire du tableau le plus cher du monde »

La bande dessinée « Salvator Mundi : la folle histoire du tableau le plus cher du monde » raconte comment une peinture achetée initialement 1500 $ est retouchée et revendue 450 millions $.

On sait que les tableaux renommés attirent une faune argentée et discrète. Ce que l’on connaît moins cependant, c’est la façon dont on mousse l’intérêt pour une œuvre.

Un amateur découvre une toile qui semble prometteuse. Il la fait retoucher par une professionnelle de l’art. Il ne veut pas de photos de l’évolution du travail. On doit rapidement ancrer dans la tête des gens qu’il s’agit d’une œuvre du célèbre maître italien Leonard de Vinci.

Le désir des gens les plus fortunés d’obtenir un rare tableau de Leonard de Vinci l’emporte sur le raisonnement critique. L’empressement est un bien mauvais conseiller, surtout dans le domaine trouble de l’art. Chaque revendeur trouve son compte à ne pas dévoiler les détails qui pourraient nuire à une transaction intéressante.

L’œuvre achetée 1500 $ il y a quelques années est revendue à l’oligarque russe Dmitri Rybolovlev pour des dizaines de millions de dollars. Le tableau devient le terrain de jeu d’experts aux intérêts divergents. Le nouveau propriétaire se défait de sa récente acquisition lorsqu’il constate que des doutes persistent sur l’authenticité de l’auteur.

Christie’s obtient le contrat de mettre le tableau aux enchères. La célèbre maison expose le tableau dans une catégorie qui surprend les professionnels de l’art, éloigne les fins connaisseurs et incite à l’achat émotif.      

Les prix s’envolent grâce à une bataille entre deux acheteurs têtus. MBS (Mohammed Ben Salmane de l’Arabie Saoudite) remporte la mise pour 400 millions $ plus les frais. Une belle affaire, mais dont le propriétaire réalise un peu tard qu’il a très possiblement acheté une toile d’un élève de Da Vinci.

Il faut de toute urgence « purifier » cet achat. Suivent les magouilles, les pressions politiques sur le président Macron, la menace d’annulation de contrats d’armements en provenance de la France, la tentative d’utiliser la réputation du Louvre pour « certifier » un tableau dont on doute de plus en plus qu’il soit de la main de Leonard.

Je ne vous raconte pas comment le récit se termine. J’ajoute seulement que la présentation graphique et le scénario conservent l’attention du lecteur tout au long du récit. Cette histoire vécue constitue une leçon pour tous les amateurs d’art, fortunés ou non.

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Titre : Salvator Mundi : la folle histoire du tableau le plus cher du monde.

Auteurs : Éric Laberge, Antoine Vitkine, Sébastien Borgeaud

Éditions : Futuropolis

© 2025

ISBN : 978-2-7548-3405-6