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Vols virtuels exigeants : l’interception d’aéronefs en simulation de vol

Un défi intéressant pour les amateurs de simulation de vol consiste à rechercher puis intercepter les aéronefs virtuels qui se déplacent de façon autonome, c’est-à-dire ceux dont on ne connaît pas le plan de vol.

Le degré de difficulté varie en fonction de l’aéronef qui est intercepté, et de l’intercepteur.

La capture d’écran ci-dessous montre une interception relativement simple car il est n’est pas trop difficile pour le AV-8B Harrier de modifier sa vitesse pour l’ajuster à la vitesse de croisière relativement élevée du Beechcraft B350.

Avion virtuel Beechcraft B350 intercepté par un AV-8B Harrier.
Avion virtuel Beechcraft B350 intercepté par un AV-8B Harrier.

Pour compliquer un peu la chose, l’amateur de simulation de vol pourra tenter l’interception en vol d’un aéronef relativement lent au moyen d’un jet militaire.

Un vol virtuel exigeant consistera alors à utiliser, par exemple, un CF-18 en tentant d’adapter sa vitesse et son altitude à celles de l’aéronef intercepté et de voler à ses côtés pendant une minute. Pour se faire, il faudra nécessairement placer le CF-18 en configuration de vol lent, avec train d’atterrissage sorti.

Avion virtuel Cessna C208 intercepté par un CF-18
Avion virtuel Cessna C208 intercepté par un CF-18

Ce genre d’interception est parfois effectué dans la vie réelle lorsqu’un avion s’engage par mégarde dans une zone interdite aux aéronefs civils : un jet militaire doit alors le prendre en chasse, puis s’en approcher et lui faire des signaux lui ordonnant de le suivre jusqu’à la base militaire la plus proche.

Une fois établi en vol, n’oubliez pas de capturer l’expérience en photo! Bonne chance et bon vol!

Québec FSS et les évènements du 11 septembre 2001

Passage d'un des quatre F-18s au-dessus du Monument commémoratif de guerre du Canada à Ottawa, le 22 Octobre 2015
Passage d’un des quatre F-18s au-dessus du Monument commémoratif de guerre du Canada à Ottawa, le 22 Octobre 2015

Durant la crise reliée au 11 septembre 2001, le ciel canadien a, pour une courte période, appartenu aux militaires. Ces derniers avaient pris la décision que tout avion qui n’avait pas encore décollé devait demeurer au sol et que tout aéronef en vol devait atterrir au plus tôt.

Il y avait malgré tout des exceptions pour les évacuations médicales, mais ces exceptions étaient gérées très étroitement. Toutes les unités des services de la circulation aérienne communiquaient avec les aéronefs en vol et les agences au sol pour les informer des nouvelles règles, avec application immédiate.

De façon générale, malgré la surprise initiale, tous les pilotes avec qui les spécialistes en information de vol (FSS) de Transports Canada à Québec avaient communiqué sur leurs multiples fréquences avaient obéi sans opposer de résistance.

Je me souviens cependant d’un pilote de bimoteur, volant au-dessus des Laurentides, à qui cette obligation d’atterrir au plus tôt avait été transmise. Il s’était malgré tout obstiné à vouloir continuer ses vols prévus, car il n’était pas question pour lui de perdre des clients en cette journée où la météo était idéale.

Les spécialistes en information de vol pouvaient comprendre sa frustration. Cependant, l’heure n’était pas à la discussion. C’était, pour tous les services de la circulation aérienne, une journée « passablement occupée » et personne n’avait de temps alloué pour argumenter sur le bien-fondé de la demande.

Le message avait été passé une seconde fois. Devant son refus d’obéir, NORAD (North American Aerospace Defense Command) avait été avisé. La réponse vint rapidement et le pilote fut placé devant deux choix : il atterrissait ou alors un intercepteur CF -18 se chargerait de la situation.

Nul besoin d’ajouter quoi que ce soit d’autre. Le pilote nous indiqua rapidement son intention d’obéir.

Pour d’autres histoires vécues en tant que FSS à Québec, cliquez sur le lien suivant: Spécialiste en information de vol (FSS) à Québec

Photographie : Justin Trudeau, Stephen Harper et David Johnston à Ottawa le 22 Octobre 2015

Le 22 Octobre 2015, à Ottawa, se tenait une cérémonie commémorant l’anniversaire de l’attaque ayant tué deux soldats canadiens à St-Jean-sur-Richelieu et à Ottawa : l’adjudant Patrick Vincent et le caporal Nathan Cirillo. Les membres des deux familles étaient présents pour la cérémonie.

Policiers à moto à Ottawa le 22 Octobre 2015 à l'approche de la cérémonie honorant le caporal Nathan Cirillo et l'adjudant Patrick Vincent
Policiers à moto à Ottawa le 22 Octobre 2015 à l’approche de la cérémonie honorant le caporal Nathan Cirillo et l’adjudant Patrick Vincent

Comme il fallait s’y attendre, les mesures de sécurité mises en place étaient impressionnantes. La vue sur la cérémonie était bloquée en grande partie par les obstacles les plus divers et la foule était maintenue à bonne distance par des barrières et une armée de policiers.

Foule massée près du Monument commémoratif de guerre du Canada à Ottawa, le 22 Octobre 2015
Foule massée près du Monument commémoratif de guerre du Canada à Ottawa, le 22 Octobre 2015

Malgré tout, j’ai été assez chanceux pour trouver un des seuls emplacements donnant une vue directe, mais éloignée, sur la cérémonie et les dignitaires.

Sophie Grégoire-Trudeau et Stephen Harper se serrent la main lors de la cérémonie en l'honneur de Nathan Cirillo et Patrick Vincent au Monument Commémoratif de guerre du Canada à Ottawa le 22 Octobre 2015
Sophie Grégoire-Trudeau et Stephen Harper se serrent la main lors de la cérémonie en l’honneur de Nathan Cirillo et Patrick Vincent au Monument Commémoratif de guerre du Canada à Ottawa le 22 Octobre 2015

Utilisant un  objectif Canon 70-200 f2.8L IS II USM muni d’un doubleur, et comptant sur un positionnement aléatoire idéal des agents secrets, des membres des forces spéciales d’intervention, des policiers et des soldats, quelques autres photos ont été possibles.

Une première poignée de main est échangée entre le Premier ministre désigné Justin Trudeau et le Premier ministre sortant Stephen Harper en présence de Sophie Grégoire-Trudeau, la conjointe de Justin Trudeau.

Première poignée de main entre le nouveau Premier ministre désigné Justin Trudeau et le Premier ministre sortant Stephen Harper au Monument commémoratif de guerre du Canada à Ottawa, le 22 Octobre 2015
Première poignée de main entre le nouveau Premier ministre désigné Justin Trudeau et le Premier ministre sortant Stephen Harper au Monument commémoratif de guerre du Canada à Ottawa, le 22 Octobre 2015

Quelques dignitaires à l’avant-scène lors de la cérémonie : le maire d’Ottawa, Jim Watson, Sophie Grégoire-Trudeau, Justin Trudeau, Laureen et Stephen Harper.

Jim Watson, Sophie Grégoire-Trudeau et Justin Trudeau, Laureen et Stephen Harper au Monument commémoratif de guerre du Canada à Ottawa en 2015
Jim Watson, Sophie Grégoire-Trudeau et Justin Trudeau, Laureen et Stephen Harper au Monument commémoratif de guerre du Canada à Ottawa en 2015

À plusieurs reprises, Justin Trudeau et Laureen Harper ont pu échanger quelques mots.

Le nouveau Premier ministre désigné du Canada Justin Trudeau et Laureen Harper à Ottawa le 22 Octobre 2015
Le nouveau Premier ministre désigné du Canada Justin Trudeau et Laureen Harper à Ottawa le 22 Octobre 2015

Quatre F-18s sont passés au-dessus de la foule, à bonne vitesse. J’ai été assez chanceux pour prendre une photo de l’un d’eux. Pour les amateurs de photographie, la vitesse d’obturation était de 1/8000 sec, la longueur focale de 400mm et l’ouverture de 5.6.

Passage d'un des quatre F-18s au-dessus du Monument commémoratif de guerre du Canada à Ottawa, le 22 Octobre 2015
Passage d’un des quatre F-18s au-dessus du Monument commémoratif de guerre du Canada à Ottawa, le 22 Octobre 2015

Justin Trudeau et Stephen Harper se lèvent pour aller déposer une couronne devant le Monument commémoratif de guerre d’Ottawa, au nom de la population du Canada.

Justin Trudeau et Stephen Harper au Monument commémoratif de guerre du Canada à Ottawa, le 22 Octobre 2015
Justin Trudeau et Stephen Harper au Monument commémoratif de guerre du Canada à Ottawa, le 22 Octobre 2015

Sur la gauche, il est possible d’apercevoir des membres de la famille du caporal Nathan Cirillo.

Des membres de la famille de Nathan Cirillo derrière Justin Trudeau et Stephen Harper à Ottawa, 22 Octobre 2015
Des membres de la famille de Nathan Cirillo derrière Justin Trudeau et Stephen Harper à Ottawa, 22 Octobre 2015

Une seconde poignée de main, plus assurée, est échangée entre Justin Trudeau et Stephen Harper.

Seconde poignée de main entre le nouveau Premier ministre désigné Justin Trudeau et le Premier ministre sortant Stephen Harper au Monument commémoratif de guerre du Canada à Ottawa le 22 Octobre 2015
Seconde poignée de main entre le nouveau Premier ministre désigné Justin Trudeau et le Premier ministre sortant Stephen Harper au Monument commémoratif de guerre du Canada à Ottawa le 22 Octobre 2015

Des paroles de réconfort ont été prononcées par plusieurs intervenants, dont le Gouverneur Général du Canada et l’aumônier militaire.

L'aumônier militaire au Monument commémoratif de guerre du Canada à Ottawa, le 22 Octobre 2015
L’aumônier militaire au Monument commémoratif de guerre du Canada à Ottawa, le 22 Octobre 2015

Le Gouverneur Général du Canada, David Johnston, et sa conjointe au moment où ils quittent la cérémonie.

Le Gouverneur Général du Canada et sa conjointe au Monument commémoratif de guerre du Canada à Ottawa, le 22 Octobre 2015
Le Gouverneur Général du Canada et sa conjointe au Monument commémoratif de guerre du Canada à Ottawa, le 22 Octobre 2015

Une franche poignée de main est échangée entre le maire d’Ottawa Jim Watson et le Premier ministre désigné Justin Trudeau. Les deux mains de Justin Trudeau recouvrant celle de Jim Watson est certainement gage d’une collaboration assurée.

Le maire d'Ottawa Jim Watson et le nouveau Premier ministre désigné Justin Trudeau à Ottawa en 2015
Le maire d’Ottawa Jim Watson et le nouveau Premier ministre désigné Justin Trudeau à Ottawa en 2015

Des membres de l’unité d’infanterie Argyll and Sutherland Highlanders, à laquelle appartenait Nathan Cirillo, ont paradé sous haute protection. Une plaque commémorative a ensuite été déposée au Monument commémoratif de guerre en l’honneur du Caporal Cirillo. L’année prochaine, une seconde plaque sera dévoilée en l’honneur de l’adjudant Patrick Vincent.

Parade de membres de l'unité d'infanterie Argyll and Sutherland Highlanders à Ottawa 2015
Parade de membres de l’unité d’infanterie Argyll and Sutherland Highlanders à Ottawa 2015
Dévoilement d'une plaque commémorative en l'honneur du caporal Nathan Cirillo à Ottawa le 22 Octobre 2015
Dévoilement d’une plaque commémorative en l’honneur du caporal Nathan Cirillo à Ottawa le 22 Octobre 2015

Pour d’autres photos du Canada, cliquez ici: Photos du Canada

L’exercice militaire « Amalgam Chief » : des bombardiers B -52 dans le nord du Canada.

(Histoire précédente : Iqaluit et l’ancienne base militaire américaine)

Deux CF-18s des forces aériennes du Canada à l'écart de la piste d'Iqaluit en 1989, prêts pour le décollage
Deux CF-18s des forces aériennes du Canada à l’écart de la piste d’Iqaluit en 1989, prêts pour le décollage

En octobre 1989, Stacey Campbell écrit un article dans le News North qu’elle intitule : « Military Jets Fill the Arctic Skies ». Elle explique que NORAD (North American Air Defence) doit régulièrement tenir des exercices visant à vérifier la capacité du nouveau système de défense radar du Canada à déceler des ennemis potentiels en provenance du Nord.

L’officier militaire interviewé par Stacey l’informe que l’exercice comprend, entre autres, des avions de combat CF-18, des avions ravitailleurs et des bombardiers B -52. Les CF-18 sont temporairement basés à Iqaluit, au Nunavut, et Inuvik, le temps de l’exercice. D’autres types d’appareils sont également impliqués dans cet exercice annuel, comme le F-15 Eagle, le bon vieux T-33 et possiblement l’AWAC, mais ce dernier n’est pas atterri à Iqaluit.

Un F-15 Eagle américain atterrissant à Iqaluit en 1990
Un F-15 Eagle américain atterrissant à Iqaluit en 1990

Les spécialistes en information de vol (FSS) de Transports Canada à Iqaluit doivent composer avec la cédule serrée fournie par l’officier militaire, tout en intégrant dans la planification les départs et arrivées des aéronefs privés et commerciaux.

À l’époque, la voie de circulation la plus utile, celle qui se situe près de la fin de la piste 35, ne peut être utilisée du fait que le terrain est trop mou. Tous les avions qui atterrissent sur la piste 35 doivent ensuite circuler à rebours sur cette piste avant que celle-ci ne soit complètement dégagée pour les prochains atterrissages et décollages. Les délais requis lors de cette procédure donnent parfois des maux de tête à l’officier militaire assis près de nous.

Un F-15 Eagle américain décolle de l'aéroport d'Iqaluit
Un F-15 Eagle américain décolle de l’aéroport d’Iqaluit
Trois T-33 du Canada à Iqaluit en 1990
Trois T-33 du Canada à Iqaluit en 1990
Un avion-cargo Starlifter américain en attente pour le décollage d'Iqaluit (1989)
Un avion-cargo Starlifter américain en attente pour le décollage d’Iqaluit (1989)
Deux CF-18s des forces militaires aériennes du Canada à Iqaluit en 1989
Deux CF-18s des forces militaires aériennes du Canada à Iqaluit en 1989

Je me souviens que l’officier militaire responsable de la mission nous avait dit : « Si les avions ne peuvent décoller d’ici une minute, la mission est annulée. » Le hasard avait fait que durant la fenêtre très réduite où les CF-18 devaient décoller cette journée-là, il y avait beaucoup d’autres aéronefs de type commercial ou exécutif en opération à Iqaluit. Nous devions composer avec les Avro 748, Twin Otter, Boeing 727 et 737, de même qu’avec des jets exécutifs en provenance de l’Atlantique. Il y avait toujours un moyen d’arriver à un résultat satisfaisant pour tous et les exercices se terminaient de la façon souhaitée.

Deux F-15 Eagle américains circulant pour un départ de l'aéroport d'Iqaluit (1990)
Deux F-15 Eagle américains circulant pour un départ de l’aéroport d’Iqaluit (1990)

Ce fut une période que tout le personnel appréciait, car pour une semaine durant l’année, les opérations changeaient radicalement : il fallait respecter les besoins impératifs reliés à l’exercice militaire tout en fournissant les services réguliers à la circulation aérienne.

Sur cette photo, six CF-18 du Canada, un Lockheed Electra L-188 pour la patrouille des glaces, un Dash-7 et un T-33, stationnés à Iqaluit.
Sur cette photo, six CF-18 du Canada, un Lockheed Electra L-188 pour la patrouille des glaces, un Dash-7 et un T-33, stationnés à Iqaluit.

Nous savons, pour avoir discuté avec des membres d’équipage ayant pris part à l’exercice, que les forces militaires ont été assez aimables pour remettre au personnel, via notre gestionnaire, des affiches couleur autographiées par les pilotes des différents escadrons impliqués dans « Amalgam Chief ». Même si le gestionnaire de Transports Canada n’a jamais cru bon de nous montrer ne serait-ce qu’une seule de ces affiches, j’ai apprécié cette attention de la part des pilotes.

Un Boeing B-707 des Forces Armées du Canada stationné devant la tour de la station d'information de vol d'Iqaluit
Un Boeing B-707 des Forces Armées du Canada stationné devant la tour de la station d’information de vol d’Iqaluit

(Prochaine histoire : deux commandants de bord forcés de retarder leur décollage à Iqaluit)

Pour d’autres histoires vécues en tant que FSS à Iqaluit, cliquez sur le lien suivant: Spécialiste en information de vol (FSS) à Iqaluit