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La foule sur les Plaines d’Abraham lors du Festival d’été 2018

Foule sur les Plaines d'Abraham, à Québec, lors du Festival d'été de Québec 2018.
Foule sur les Plaines d’Abraham, à Québec, lors du Festival d’été de Québec 2018.

La foule étant considérable à chacun des spectacles du Festival d’été de Québec 2018, j’ai choisi de l’utiliser pour composer une photo ne comportant que deux sujets. Au premier plan, un des arbres des Plaines d’Abraham. L’arbre crée une diagonale qui traverse la photo et, en même temps, aide à équilibrer les couleurs dans la photo.

En arrière-plan, la foule, sans aucune autre distraction. Les gens remplissent chaque coin disponible de la photo. Ce sont eux qui animent la photo. C’est également grâce à leur présence massive que le Festival d’été de Québec est un succès chaque année.

La photo a été prise avec un appareil-photo Canon 5DSR muni d’un objectif Canon 70-200 f2.8L IS II USM . La longueur focale était de 200mm et la vitesse d’obturation 1/250. Malgré la focale de 200 mm, les gens étaient encore trop loin et difficiles à discerner.

Le but étant de recadrer de façon importante l’image pour rapprocher les gens, l’ISO se devait d’être passablement bas. Il est donc ici de 640. Il ne restait qu’une possibilité d’ouverture à 5.0, ce qui convenait parfaitement au sujet. La capacité du capteur plein format de 50.6 mégapixels du Canon 5DSR a facilité le reste du travail au moment du recadrage.

Le Château Frontenac et la terrasse Dufferin

Château Frontenac et Terrasse Dufferin 2018
Château Frontenac et Terrasse Dufferin 2018

Cette photo du Château Frontenac et de la Terrasse Dufferin a été prise durant le Festival d’été de Québec 2018. De ma position près de la Citadelle, il était possible d’entendre les exclamations de la foule sur les Plaines d’Abraham lors du spectacle de Patrice Michaud.

La photo a été prise avec un appareil-photo Canon 5DSR muni d’un capteur plein format et équipé d’un objectif Canon EF70-200mm f/2.8L IS II USM, avec une focale réglée à 70mm. En cette fin de journée, une sensibilité ISO réglée à 200 aurait occasionné un trop grand flou pour les personnes en mouvement dans la photo. Il était donc nécessaire de crinquer l’ISO à 4000.

Travaillant sans filtre compensateur pour la clarté relativement élevée du ciel, il a été obligatoire de corriger l’exposition à +1, sinon le moyen-plan aurait été beaucoup trop foncé et c’était le sujet principal de la photo. J’ai ensuite diminué légèrement les tons clairs du ciel au moyen de Photoshop de façon à ce que la photo soit mieux équilibrée.

La mise au point a été faite de façon manuelle pendant que l’appareil-photo était monté sur trépied. L’ouverture n’était que de 4.5, pour limiter le temps d’exposition, toujours dans le but d’établir un compromis entre une profondeur de champ acceptable et des gens en mouvement. Le résultat de ces ajustements a permi une vitesse d’obturation de 1/15 sec, malgré la lumière relativement faible.

Le Jaseur d’Amérique (Jaseur des cèdres) photographié avec un Canon 5DSR

Le Jaseur d'Amérique (Jaseur des cèdres) dans un sorbier de Russie.
Le Jaseur d’Amérique (Jaseur des cèdres) dans un sorbier de Russie.

Cet oiseau est appelé Jaseur d’Amérique, mais il est aussi connu sous le nom de « Jaseur des cèdres » au Québec. Je l’ai photographié en Juin 2018 alors qu’il venait de se poser dans notre Sorbier de Russie pour manger quelques petits fruits restants de l’automne 2017.

La photo a été prise avec un appareil-photo Canon 5DSR muni d’un capteur plein format et équipé d’un téléobjectif Canon EF 70-200mm f/2.8L IS II USM. L’ouverture était réglée à 3.5 pour assurer un flou suffisant derrière l’oiseau.

Même avec une longueur focale de 200mm, un recadrage important était nécessaire pour rapprocher l’oiseau et c’est en prévision de cela que l’ISO a été réglé à 320 dès le début de la séance photo. Le grain photographique demeurait ainsi suffisamment petit pour assurer une image acceptable.

Quelques photos de Colombie-Britannique

Voici quelques photos de Vancouver et Victoria en Colombie-Britannique. Elles ont toutes été prises avec un appareil-photo plein format Canon 5DSR.

Dans le port de Vancouver, de nombreuses tours à condos ont été construites durant les dernières années. Plusieurs de ces tours offrent désormais des condos qui sont loués aux vacanciers à travers le système Airbnb, faisant directement compétition aux hôtels situés non loin de là. Je cherchais une façon d’utiliser les reflets de l’eau du port pour montrer une des tours et j’ai pu profiter de l’arrivée de ce goéland pour ajouter un peu de vie à la scène.

Une autre façon de montrer l'architecture dans le Port de Vancouver (2016)
Une autre façon de montrer l’architecture dans le Port de Vancouver (2016)

Les hydravions de tous types manoeuvrent continuellement dans le port de Vancouver. Les deux photos ci-dessous montrent un Turbo Otter de Saltspring Air en train d’accoster et une rangée de Beaver (DHC-2) de la compagnie Harbour Air stationnés après une longue journée de vols ininterrompus.

Turbo Otter C-FLAP de Saltspring Air dans le Port de Vancouver 2016
Turbo Otter C-FLAP de Saltspring Air dans le Port de Vancouver 2016
Avions DHC-2 Beaver sur flotteursde la compagnie Harbour Air à Vancouver, Colombie-Britannique (2016)
Avions DHC-2 Beaver sur flotteursde la compagnie Harbour Air à Vancouver, Colombie-Britannique (2016)

Dans le parc de Willows Beach, à Victoria, j’ai pu capter cet épervier de Cooper au moyen d’un téléobjectif Canon 70-200 f2.8L IS II USM. Les 50 mégapixels du capteur plein format ont facilité le recadrage visant à rapprocher l’oiseau. Ce dernier indisposait clairement les nombreux corbeaux qui se considèrent comme propriétaires de plein droit du territoire.

Épervier de Cooper dans un parc public de Victoria (2016)
Épervier de Cooper dans un parc public de Victoria (2016)

Le soir venu, les différents bateaux de pêche accostent aux quais du Fisherman’s Wharf de Victoria. Comme je me tenais sur un quai flottant, l’utilisation d’un trépied aurait été inutile car il y aurait eu des vibrations impossibles à éliminer. La solution était l’utilisation d’un objectif requérant peu de luminosité, tel que le Canon EF 50mm 1.4 USM. En augmentant l’ouverture du diaphragme en même temps que l’ISO, la photo pouvait être prise avec une vitesse d’obturation suffisamment élevée, empêchant le flou de bougé.

Bateau de pêche dans le Port de Victoria (2016)
Bateau de pêche dans le Port de Victoria (2016)

Sauvetage par temps très froid avec un traversier à Québec en janvier 2018

Traversier amarré au Port de Québec. Hiver 2018.
Traversier amarré au Port de Québec. Hiver 2018.

Cette année, l’hiver est particulièrement froid à Québec, avec un nombre très élevé de journées où la température se situe sous les -20 C. Les traversiers de la STQ du gouvernement du Québec doivent composer avec de la glace sur la plus grande partie du fleuve St-Laurent entre Québec et Lévis.

Traversier du gouvernement du Québec se frayant un chemin dans les glaces entre Lévis et Québec durant l'hiver 2018.
Traversier du gouvernement du Québec se frayant un chemin dans les glaces entre Lévis et Québec durant l’hiver 2018.

Les traversiers Alphonse-Desjardins et Lomer-Gouin qui transportent passagers et voitures entre les deux rives doivent parfois cesser momentanément le service. En d’autres temps, comme cela s’est produit à quelques reprises depuis le début de l’hiver, un traversier qui tente de rejoindre la rive opposée peut demeurer coincé dans les glaces et les passagers doivent patienter plus de trois ou quatre heures avant de pouvoir rejoindre la terre ferme.

La photo ci-dessous a été prise des hauteurs du Vieux-Québec. Au premier plan, l’ancien restaurant Le Vendôme, à vendre depuis des années. Au loin, un traversier en route vers Québec fait son chemin dans la glace.

Traversier approchant de Québec durant l'hiver 2018
Traversier approchant de Québec durant l’hiver 2018

Les remorqueurs de la compagnie Ocean sont également présents sur le fleuve, peu importe la température. La photo ci-dessous montre un de ces remorqueurs en route vers la raffinerie Jean-Gaulin pour porter assistance à un pétrolier.

Remorqueur de la compagnie Ocean sur le fleuve St-Laurent près de la ville de Québec durant l'hiver 2018 par -20 C.
Remorqueur de la compagnie Ocean sur le fleuve St-Laurent près de la ville de Québec durant l’hiver 2018 par -20 C.

Les photos du présent article ont été prises le 7 janvier 2018 avec un Canon 5DSR muni d’un objectif Canon EF 85 mm f/1.2L II USM. La température était alors de -18 C.

Le lendemain de ma séance de photos, un homme tombé dans les eaux glacées du fleuve St-Laurent a été aperçu par hasard par des passagers du traversier Lomer-Gouin qui faisait le trajet vers la ville de Québec. L’homme en état avancé d’hypothermie a été sauvé de justesse par le personnel de la Société des traversiers du gouvernement du Québec. Voici un lien pour TVA nouvelles: Une personne tombe dans le fleuve Saint-Laurent à Québec

Malgré le grand froid, les canotiers, dont l’équipe du Château Frontenac, s’entraînaient à faire la traversée entre les deux rives, en prévision de la compétition tenue annuellement lors du Carnaval de Québec. Cette année, la course aura lieu le 4 février. L’Association des coureurs en canots à glace du Québec a également vécu une tragédie récemment à Québec alors qu’un de leurs canotiers est mort noyé lors d’une séance d’entraînement en présence de conditions météorologiques adverses.

L'équipe de canot sur glace du Château Frontenac au travail par -18 C sur le fleuve St-Laurent entre Lévis et Québec.
L’équipe de canot sur glace du Château Frontenac au travail par -18 C sur le fleuve St-Laurent entre Lévis et Québec.

Voici le lien pour les nouvelles de Radio-Canada: http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1072906/operation-sauvetage-embarcation-fleuve-saint-laurent

Marcher sur le côté des murs dans le Vieux-Québec

Des jeunes défient la gravité dans le Vieux-Québec
Des jeunes défient la gravité dans le Vieux-Québec

Ces jeunes de la Ville de Québec s’exercent à marcher sur le côté d’un mur de pierre non loin de la Porte St-Louis dans le Vieux-Québec. Les efforts déployés méritaient une photo souvenir.

La photo a été prise à bonne distance, c’est-à-dire à partir d’un point situé de l’autre côté de la rue St-Louis. De cette façon, les acteurs ignoraient qu’ils étaient photographiés et la scène gardait son aspect naturel. C’est un des principes de la photographie de rue.

Derrière les gens, il est possible d’apercevoir les lumières de la Basse-Ville de Québec dans la soirée naissante.

Je n’ai pu réussir cette photo à une telle distance et avec un minimum de précision qu’en comptant sur un Canon 5DSR équipé d’un capteur plein format de 50.6 mégapixels et d’un téléobjectif Canon EF 70-200mm f/2.8L IS II USM. Autrement, les personnages auraient été à peine visibles. Un important recadrage a ensuite été requis pour rapprocher encore davantage la scène.

Pour d’autres photographies de rue:

Photographie de rue

Le voilier chilien Esmeralda au RDV 2017 de Québec

Le voilier chilien Esmeralda et son équipage lors du RDV 2017 à Québec.
Le voilier chilien Esmeralda et son équipage lors du RDV 2017 à Québec.

En juillet 2017, le voilier quatre-mâts chilien Esmeralda est accosté à Québec pour le RDV 2017. Son arrivée a été spectaculaire, avec tout l’équipage qui a chanté pendant plusieurs minutes pour le public installé sur le quai.

De façon à éviter toute distraction inutile, la photo avec capteur plein format a été prise en mode portrait et le cadrage a été fait de façon passablement serrée pour mettre en valeur les membres d’équipage installé très haut le long des mâts.

La photo ci-dessous offre un autre point de vue des mâts du voilier, en mettant davantage l’importance sur les chaises de couleur qui sont directement installées dans un bassin d’eau et permettent aux touristes de se rafraîchir un peu durant la chaude journée de juillet.

L’objectif grand-angle utilisé pour l’occasion était un Canon 14mm f/2.8L. La composition fait en sorte que les lignes obliques partent du bassin et pointent directement vers le voilier.

Le voilier Esmeralda au loin, lors du RDV 2017 à Québec.
Le voilier Esmeralda au loin, lors du RDV 2017 à Québec.

Lorsque le rendez-vous naval 2017 s’est terminé, beaucoup de petites embarcations sont venues à la rencontre des grands voiliers pour les accompagner au moment du départ de Québec et le long du voyage autour de l’île d’Orléans. Dans la photo ci-dessous, il est possible d’apercevoir le navire de croisière Maasdam qui avait été positionné de façon différente dans le Port de Québec, pour accommoder tous les voiliers au moment du RDV 2017.

Le navire Maasdam et le voilier Esmeralda lors du RDV 2017 à Québec.
Le navire Maasdam et le voilier Esmeralda lors du RDV 2017 à Québec.

Ci-dessous, le voilier Esmeralda fait route vers le nord de l’île d’Orléans, après la parade finale du départ. À gauche sur la photo, on peut voir le Château Frontenac et, directement derrière l’Hôtel le Concorde Québec avec son anneau où se trouve le restaurant tournant offrant une vue imprenable sur Québec. La photo à main levée a été prise à partir de l’île d’Orléans avec un téléobjectif Canon EF 70-200mm f/2.8L IS II USM. Ce dernier est muni d’un stabilisateur intégré.

Il aurait cependant été passablement difficile d’obtenir un recadrage aussi important sans la capacité du capteur plein format de 50.6 mégapixels du Canon 5DSR. Étant donné la grande étendue d’eau entre l’appareil-photo et le voilier, il se peut que vous notiez l’effet de mirage, malgré la dimension réduite de l’image présentée ici.

Le voilier Esmeralda à Québec lors du RDV 2017. En arrière-plan, le Château Frontenac et l'hôtel Le Concorde.
Le voilier Esmeralda à Québec lors du RDV 2017. En arrière-plan, le Château Frontenac et l’hôtel Le Concorde.

Je croyais que l’équipage utiliserait toutes les voiles une fois le voilier passé l’île d’Orléans, mais ce ne fût pas le cas. La photo ci-dessous a été prise à partir du haut de la tour de bois située à l’extrémité nord-est de l’île d’Orléans, alors que l’Esmeralda navigue toujours à l’aide des moteurs. Cependant, faute de voiles, j’ai pu bénéficier pour la composition photographique d’un magnifique champ fleuri, d’un navire de la marine marchande et d’une ligne d’horizon montrant la chaîne des Appalaches. Le tout a été capté à main levée avec un téléobjectif Canon EF 70-200mm f/2.8L IS II USM et recadré légèrement par la suite.

Une règle des tiers approximative a été suivie : la photo est divisée en trois sections horizontales passablement égales et le voilier se trouve sur une ligne des tiers verticale.

Le voilier Esmeralda, du Chili, naviguant sur le fleuve St-Laurent après son départ de Québec lors du RDV 2017
Le voilier Esmeralda, du Chili, naviguant sur le fleuve St-Laurent après son départ de Québec lors du RDV 2017

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Photographie de nuit: des Bernaches du Canada dans le détroit de Géorgie en Colombie-Britannique

Des Bernaches du Canada dans le détroit de Géorgie en Colombie-Britannique, en 2016
Des Bernaches du Canada dans le détroit de Géorgie en Colombie-Britannique, en 2016

La photographie de nuit n’est pas toujours planifiée et la photo ci-dessus n’est certainement pas une scène que j’aurais été capable de prendre à mes débuts comme photographe.

Il y avait un superbe coucher de soleil sur le détroit de Géorgie en Colombie-Britannique et j’avais pris des photos jusque tard en soirée avec un appareil-photo plein format Canon 5DSR. La session de photographie était pratiquement terminée.

Au moment où je me suis décidé qu’il était temps de tout réemballer, j’ai entendu des Bernaches du Canada (aussi appelées outardes). Elles volaient en formation au-dessus des montagnes à l’ouest et se dirigeaient vers le nord dans la pénombre. Pour photographier ces oiseaux se déplaçant rapidement dans la lumière restante du jour, des ajustements drastiquement différents devraient être faits sur l’appareil-photo, et cela très rapidement.

L’appareil-photo était équipé d’un téléobjectif Canon 70-200 f2.8L IS II USM monté sur un trépied et faisait face à l’ouest. Il était sur mise au point manuelle, le stabilisateur n’était pas en fonction l’ajustement ISO était très bas. De plus, un adaptateur équipé d’un filtre gradué ND était installé sur l’objectif.

Cela signifiait démonter l’appareil-photo du trépied, activer la mise au point automatique de même que le stabilisateur, augmenter l’ISO, enlever le filtre gradué, limiter l’ouverture pour assurer une vitesse d’obturation suffisante, s’assurer que l’appareil-photo fasse entendre le signal que la mise au point avait été effectuée, composer la photo et prendre quelques photos en rafale avant que les bernaches ne se soient trop éloignées.

Quelques secondes plus tard, ces oiseaux et le paysage devenaient un autre souvenir des vacances passés en Colombie-Britannique.

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Photographie de navires dans le détroit Juan de Fuca en Colombie-Britannique

Navire de la marine marchande dans le détroit Juan de Fuca au large de Victoria (2016)
Navire de la marine marchande dans le détroit Juan de Fuca au large de Victoria (2016)

Les amateurs de photographie savent que les plus belles heures pour exercer leur loisir sont tôt le matin ou tard en journée, mais avant l’arrivée de la nuit. C’est à ce moment que l’on bénéficie des couleurs les plus douces et souvent les plus spéciales.

La côte de l’Île de Vancouver possède ce qu’il faut pour attirer toutes les catégories de photographes: la vie sauvage abonde, le brouillard est souvent présent en matinée et en soirée au-dessus des plans d’eau et les montagnes sont visibles presque partout.

De passage en Colombie-Britannique, j’avais noté le nombre élevés de navires de la marine marchande qui circulent au large du détroit Juan de Fuca. Mais les photographier en plein jour aurait donné des photos assez moyennes. Pas facile cependant de se lever aux petites heures pour planter le trépied sur la plage; cependant, cela donne toujours des résultats intéressants.

Le seul problème pour la photographie de navires est que ces derniers circulent souvent très loin du photographe et qu’ils sont, de ce fait, minuscules et inintéressants une fois sur la photo. Cependant l’appareil-photo Canon 5DSR et son capteur plein format de 50.6 mégapixels permettent de régler ce problème : de nouvelles expériences photographiques sont alors possibles.

La scène ci-dessus a été captée à partir d’une plage de Victoria, très tôt le matin. Il fallait s’assurer de l’immobilité la plus complète de l’appareil-photo car il faudrait plus tard procéder à un recadrage très important pour agrandir le navire. La moindre vibration serait alors amplifiée par l’agrandissement et la photo deviendrait inutilisable.

Voici donc la méthode utilisée : l’ISO était réglée à 250, le trépied planté dans le sable (mais pas dans la portion du sable qui est molle sinon le trépied se serait légèrement déplacé). De plus, le déclencheur à distance a été utilisé, de même que la fonction verrouillage du miroir. Pour assurer une mise au point optimale, celle-ci a été faite de façon manuelle en utilisant Liveview à un grossissement de 16X.

Un téléobjectif Canon 70-200 f2.8L IS II USM était installé sur l’appareil-photo avec la focale à 200mm. Un filtre ND gradué était installé pour compenser la grande luminosité occasionnée par le lever du soleil derrière les montagnes. Le fait d’être tôt sur la plage permettait également de bénéficier d’un vent minimal, limitant encore davantage les chances de vibrations du trépied. J’ai effectué plusieurs clichés et choisi de conserver la photo contenant un oiseau qui passait par là, de façon à ajouter une touche de vie à la scène.

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Photographie de navires

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Livres de photographie: “Full Frame” par David Noton

Le livre de photographie écrit en anglais « Full Frame », par David Noton, est paru en 2010. Ses propos sont cependant toujours d’actualité. Il s’agit possiblement du meilleur livre de photographie que j’ai lu jusqu’à présent. Les images sont fantastiques et le texte est rempli d’informations pratiques et accessibles.

Livre de photographie en anglais "Full Frame" de David Noton
Livre de photographie en anglais “Full Frame” de David Noton

L’auteur est reconnu comme étant un des meilleurs photographes de paysage au monde. Chaque page du livre est divisée en trois sections : avant, pendant et après. Cela signifie que vous lisez sur tout ce que l’auteur a expérimenté lorsqu’il a fait un voyage autour du monde avec sa femme pour photographier des paysages : la préparation, la technique, les priorités, les obstacles, les succès, etc.

Tout au long du livre, j’avais le sentiment qu’un ami m’écrivait étant donné que le style littéraire emprunté par l’auteur était léger, humoristique et sans prétention. Voici quelques-unes de ses remarques de même que certains conseils. J’ai traduit les passages en italique.

« La chance combine préparation et opportunité. » (p.38) Cela s’applique également à tout ce que l’on fait dans la vie.

« Quelquefois, un nouvel objectif d’appareil-photo favorisera une toute nouvelle façon d’observer. Cela fait partie du processus d’évolution. » (p.64)

Augmentez la netteté de chaque image numérique. Les photos sont composées de pixels carrés et ont besoin de microajustements.

Pour choisir plus aisément parmi vos belles photos similaires laquelle mérite la première place, commencez par choisir une très bonne photo et comparer là avec chaque autre photo, une à la fois, jetant celles qui se révèlent inférieures. Vous sauverez beaucoup de temps.

Un peu de clignotement dans les hautes lumières n’est pas très grave étant donné que les fichiers RAW peuvent facilement être ajustés. N’oubliez pas que l’écran LCD de l’appareil-photo vous montre un histogramme ajusté pour les fichiers JPEG.

Utilisez un filtre gradué seulement pour contrôler les contrastes et non pas pour ajouter de l’atmosphère ou créer des contrastes artificiels.

Il n’est pas nécessaire de toujours montrer le sommet des montagnes.

« Les meilleures photos sont les plus simples. La composition est l’art de reconnaître ce qu’il faut laisser de côté. » (p.71)

« Soyez flexible et tentez de profiter le plus possible de ce qui vous semble être des conditions défavorables. » (p.77)

« Adoptez la qualité du “plein format” et recadrez lorsque requis, bénéficiant de l’information en réserve offerte par [le plus grand] capteur. »

« Pour des vues grand-angles sur le monde, un capteur plein format est impératif. » (p.93)

Quatrième de couverture du livre de photographie "Full Frame" de David Noton
Quatrième de couverture du livre de photographie “Full Frame” de David Noton

« Recherchez le bon site, analysez les options sous différentes lumières, prévisualisez l’image et planifiez la session de photographie en retournant jusqu’à ce que vous ayez obtenu ce que vous recherchez. » (p.113)

« La recherche du site est le but ultime; la photographie est la partie facile. » (p.125)

« Ne craignez pas le clignotement des hautes lumières dans la partie la plus claire du ciel, là où le soleil brille […]. On ne s’attend pas à voir des détails dans cette région. » (p.138)

« L’utilisation du mouvement est une technique essentielle dans le répertoire du photographe. » (p.143)

« La règle des tiers classique est un bon point de départ qui peut être ignoré selon les circonstances. » (p.149)

« Le capteur d’un appareil-photo n’est pas un instrument linéaire; le côté droit de l’histogramme contient beaucoup plus d’informations que le côté gauche. Lorsque le traitement de l’image ramène l’intensité lumineuse au niveau désiré, les photos apparemment surexposées auront des tons plus riches et moins de bruit numérique qu’une photo initialement exposée à gauche. » (p.153)

« Nous les photographes pouvons seulement nous améliorer si nous exigeons toujours davantage de nous-mêmes. » (p.187)

Pour d’autres revues de livres sur la photographie, cliquez sur le lien suivant : Autres livres de photographie

Voici le lien vers le site de l’auteur: David Noton

Titre : Full Frame
Auteur : David Noton
Éditions : David & Charles
ISBN-13: 978-0-7153-3615-1
©2010