Photographie de nuit : la Lune de sang 2015 vue de Québec

Une recherche rapide sur internet a permis de connaître l’endroit exact et le moment où la lune serait au-dessus de l’horizon dans la région de Québec. Le 27 septembre 2015, il fallait regarder vers l’Est, soit le 089 degrés, vers 18 h 25.

Lune de sang du 27 septembre 2015. Photo prise à partir de la Promenade Champlain de la Ville de Québec, avec un Canon 5D MKII.
Lune de sang du 27 septembre 2015. Photo prise à partir de la Promenade Champlain de la Ville de Québec, avec un Canon 5D MKII.

Imaginez être capable de coupler votre appareil-photo à un télescope personnel. Cela ferait des photos fantastiques. Mais étant donné que j’utilise un objectif Canon 70-200 f2.8L IS II USM couplé à un doubleur de focale, je ne peux espérer les mêmes résultats. Néanmoins, ce n’est pas une raison pour rester à la maison.

Éclipse de lune du 27 septembre 2015. En ce qui concerne la forme bleue à droite de l'écran, vos explications sont bienvenues.
Éclipse de lune du 27 septembre 2015. En ce qui concerne la forme bleue à droite de l’écran, vos explications sont bienvenues.

L’effet le plus intéressant s’est produit tard en soirée. J’ai pris la photo ci-dessus vers 22 : 15. Utilisant une ISO élevée, j’ai aperçu une planète bleue ou ce qui y ressemble. La photo n’a pas été prise à travers une vitre, il n’y avait donc pas de reflets. J’ai été surpris de constater cette addition à la scène de l’éclipse de Lune. J’ai donc écrit à un club d’astronomie local, leur demandant ce que cela pourrait être. Ils m’ont indiqué que, à moins que la photo ne soit prise à travers une vitre, causant une réflexion, ils ne savaient pas ce que c’était.

Je ne connais rien de l’astronomie. S’il s’agit d’une réflexion de la lune, je ne sais pas comment elle s’est retrouvée là étant donné que j’ai pris la photo à l’extérieur, sans filtre polarisant. Selon un commentaire récent envoyé par Mario Cloutier et qui pointe vers un blog s’intéressant à ce sujet (voir les commentaires), il est possible que la photo de cette lune fantôme soit le résultat d’une surexposition combinée avec des caractéristiques bien précises de température et d’humidité de l’atmosphère qui augmenteraient la réflexion et la réfraction. Cela semble assez logique. La dernière photo a été prise vers 22 : 35 :

Éclipse de la Lune de sang du 27 septembre 2015. Appareil-photo ajusté sur la priorité BULB, avec ISO 100 et ouverture 2.8
Éclipse de la Lune de sang du 27 septembre 2015. Appareil-photo ajusté sur la priorité BULB, avec ISO 100 et ouverture 2.8

Iqaluit FSS et la guerre du Golfe Persique

Markair L-382 en escale à Iqaluit en 1990
Markair L-382 en escale à Iqaluit en 1990

En août 1990, l’Irak envahit le Koweït. Cette invasion est unanimement dénoncée, même par les pays traditionnellement alignés avec l’Irak. L’ONU réagit en donnant à l’Irak jusqu’au 15 janvier 1991 pour se retirer. Cependant, le ton utilisé par Saddam Hussein laisse clairement entendre, dès le début du conflit, qu’il n’y aura pas de retrait et qu’il entend intégrer le Koweït au territoire irakien.

Comprenant que la force sera de toute évidence nécessaire, les États-Unis (représentant une coalition de 34 pays) se préparent immédiatement au conflit. Les mouvements d’aéronefs s’accentuent et certains appareils militaires qui devront traverser l’Atlantique s’arrêtent inévitablement à Iqaluit, sur la terre de Baffin, pour le ravitaillement en carburant, pour ensuite passer par le Groenland, l’Islande, l’Europe et terminer leur voyage au Moyen-Orient.

OV-10 Broncos en escale à Iqaluit en 1990 et à destination du Golfe Persique.
OV-10 Broncos en escale à Iqaluit en 1990 et à destination du Golfe Persique.

Dès l’été 1990, Iqaluit devient donc un des points de passage obligé pour la traversée de différents aéronefs militaires vers l’Europe à partir des États-Unis et du Canada. Ainsi dans notre paysage nordique arrivent des L382 pour le transport de matériel volumineux et des OV-10 Bronco peints couleur désert. Un peu plus tard à l’automne atterrissent d’autres aéronefs à usage spécialisé, tels que des RU-21 Guardrail Common Sensor.

RU-21 Guardrail Common Sensor en escale à Iqaluit en 1990, à destination du Golfe Persique
RU-21 Guardrail Common Sensor en escale à Iqaluit en 1990, à destination du Golfe Persique

Iqaluit reçoit également la visite d’un L-382 de la Southern Air Transport, une compagnie parfois utilisée par la CIA pour ses déplacements.

Southern Air Transport L-382 N908SJ en escale à Iqaluit en 1990
Southern Air Transport L-382 N908SJ en escale à Iqaluit en 1990

Dès qu’un FSS termine avec les communications radio, il se dirige vers le comptoir de briefing pour recevoir les pilotes militaires venus chercher toutes les informations météo et de planification de vol qui seront nécessaires pour une traversée sécuritaire de l’Atlantique.

Les fréquences HF de la station d’information de vol d’Iqaluit ne dérougissent pas, car en plus des contacts normaux associés aux aéronefs commerciaux traversant l’Atlantique s’ajoutent désormais des contacts avec les C5 Galaxy traversant vers l’Europe. Dans les deux semaines précédant la fin de l’ultimatum de l’ONU, soit entre le 1 et le 15 janvier 1991, la station d’information de vol d’Iqaluit enregistre, par rapport à la même période en 1990, une augmentation de 266 % du trafic océanique transitant sur son aéroport. Les vols sont reliés à des avions à réaction d’affaires privés ou nolisés des grandes banques, des compagnies pétrolières et des organismes militaires plaçant leurs billes en attente des développements à venir. Nous recevons, entre autres, des aéronefs de type G1, G2, G3, G4, HS25, DA50, DA90, CL60, C550, LR25 et B-727.

Occidental Petroleum B-727 N10XY en escale à Iqaluit en 1990, en provenance d'Europe
Occidental Petroleum B-727 N10XY en escale à Iqaluit en 1990, en provenance d’Europe

Et une bonne nuit de janvier 1991, alors que nous sommes au travail, mon confrère m’annonce calmement, en enlevant son casque d’écoute : « Son, the war has started! ». Ce fut une période assez particulière dont je me souviendrai, du fait que notre formation n’était pas militaire, mais que nous avons pu vivre pendant une courte période certains des préparatifs et des mouvements d’aéronefs relatifs à un conflit d’envergure.

De plus, pour une courte période, Iqaluit retrouvait essentiellement ce pour quoi le site avait été créé en 1942, lors de la Deuxième Guerre mondiale, c’est-à-dire une base destinée à des opérations militaires au service d’avions transitant vers l’Europe.

Pour d’autres histoires vécues en tant que FSS à Iqaluit, cliquez sur le lien suivant: Spécialiste en information de vol (FSS) à Iqaluit

Simulation de vol : FSGRW et REX ensemble sous FSX

Glacier en vue! Capture d'écran obtenue au moyen des produits suivants: FSGRW, REX, et une combinaison de créations de la compagnie Orbx. Édition finale avec un logiciel de traitement de photo (légères retouches seulement)
Glacier en vue! Capture d’écran obtenue au moyen des produits suivants: FSGRW, REX, et une combinaison de créations de la compagnie Orbx. Édition finale avec un logiciel de traitement de photo (légères retouches seulement)

La capture d’écran ci-dessus, intitulée « Glacier en vue », représente un vol virtuel sous FSX. Une combinaison de FSGRW et REX est utilisée pour améliorer l’apparence des nuages.

Comme le programme de base de FSX ne reproduit pas avec grande fidélité des nuages réalistes, il est nécessaire de se procurer un set de textures de nuages mieux modélisés. Dans le cas présent, les nuages créés par la compagnie REX ont été utilisés, à travers leurs programmes Texture Direct et Soft Clouds combinés.

Il n’est pas tout d’avoir des nuages de qualité, il faut également utiliser un moteur météo digne de ce nom. Ce moteur ira chercher les données réelles sur internet, les intégrera dans votre ordinateur et les renouvellera toutes les quelques minutes si tel est votre choix.

Plusieurs moteurs météo existent, tels que FSGRW, ASN, OpusFSI ou REX, pour ne nommer que les plus populaires. Dans le cas de la photo ci-dessus, j’ai utilisé FSGRW (PILOT’S version 1.7, build 29).

Pour représenter les montagnes et le glacier, les créations d’ORBX, dont SAK, Vector et Open LC Canada-Alaska ont été utilisées. La peinture du DC-3 est téléchargeable gratuitement à partir de grands sites tels que Flightsim.com ou AVSIM.

Sur mon site web, il y a une section intitulée « Liens pour l’aviation et la météo ». Dans cette section, vous trouverez le lien http://aviationweather.gov/adds, lien qui vous permettra de visualiser en un seul coup d’œil, au moyen de points de couleurs, la météo américaine et canadienne. Cela est utile si vous désirez faire un vol virtuel dans autre chose qu’un ciel clair, surtout lorsque vous disposez d’un moteur météo et de nuages aux textures intéressantes.

Dernier point : lorsque la capture d’écran est prise, il est possible d’utiliser un logiciel de traitement de photo (il y en a plusieurs de bonne qualité sur le marché) pour améliorer légèrement un aspect particulier de la photo. Il faudra vraiment peu de temps pour apprendre quelques fonctions de base qui vous permettront d’améliorer vos captures d’écran.

Pour d’autres articles dans la catégorie “Simulation de vol”, cliquez sur le lien suivant : Simulation de vol

Art et aviation: Keith Ferris

The Aviation Art of Keith Ferris

Enfant, Keith Ferris vivait à Kelly Field, au Texas, où son père était Lieutenant dans l’U.S. Air Force. Il commença à dessiner des avions d’après nature dès l’âge de quatre ou cinq ans. Il avait également l’habitude de sculpter des avions en bois, initialement en balsa et plus tard en pin. Cela lui servit pour l’aider à visualiser ses dessins en trois dimensions.

The aviation art of Keith Ferris
The aviation art of Keith Ferris

Très jeune, il savait qu’il aurait une carrière comme pilote militaire. Il réalisa bientôt que ses manuels d’apprentissage du pilotage étaient illustrés par Jo Kotula, un artiste indépendant qui pouvait gagner sa vie de son art.

Keith essaya de poursuivre des études dans l’ingénierie aéronautique mais abandonna éventuellement pour faire ce qu’il aimait le plus, le dessin et la peinture. Il alla étudier à l’Université George Washington et s’inscrivit également à la Corcoran School of Art de New York. Il devint membre de la Society of Illustrators of New York en 1960.

“The Aviation Art of Keith Ferris” est un livre superbe rempli d’esquisses, de dessins et peintures, de faits de l’aviation, d’histoires vécues, d’avis sur la façon de représenter une scène le mieux possible, de citations de pilotes qui ont été impliqués dans des batailles aériennes. Il explique que, parmi les défis les plus importants que doit relever un artiste de l’aviation, se trouvent les représentations d’objets ou de personnes à travers la vitre, de même que celles d’hélices en rotation.

The aviation art of Keith Ferris
The aviation art of Keith Ferris

Les réalisations de Keith Ferris ont paru, entre autres, dans le calendrier Aviation Week and Space Technology et dans la revue Airman Magazine. Plusieurs compagnies internationales lui ont commandé des œuvres pour leur publicité, dont Mitsubishi Aircraft International, General Dynamics et Fairchild Republic Company. Ses peintures sont disséminées dans plusieurs collections, dont celles de l’U.S. Air Force et du National Air and Space Museum of the Smithsonian Institute, Washington D.C.

Le livre présente les peintures des types d’aéronefs suivants : Lockheed T-33, Boeing P-12, Wright Type A Biplane, Loening OA-1B (amphibie), Spirit of St-Louis, Grumman F-14 Tomcat s’apprêtant à se poser sur une porte-avions, B-52 et KC-135 lors d’une opération de ravitaillement, Thunderbirds (F-100), Harvest Reaper F-111, Supermarine Spitfire et German Messerchmitt 109E dans une bataille aérienne, coupe transversale de l’Atlas Centaur Space Launch Vehicle, China Air Force Mig-15 et un F-86 Sabre (bataille aérienne terminée), Fiat C.R.42, F-15 et un Soviet SU-15 lors d’une bataille aérienne, Boeing B-17G Flying Fortress en action, Republic P-47D Thunderbolt, F-4C et F4E Phantoms en action, F-105D et F-105E Thunderchiefs en action, Mitsubishi’s A6M2 Zero-Sen et MU2, Bell 47G, PBY Catalina, Handley Page 0/400, Skylab.

Il y a également une histoire très intéressante sur les étapes nécessaires à l’élaboration d’une murale gigantesque commandée par la Smithsonian Institution et dans laquelle figurent plusieurs B-17s.

Titre: The aviation art of Keith Ferris
Auteur: Keith Ferris
©1978
Éditions: Peacock Press / Bantam Books et édité par Ian Ballantine
ISBN: 0-553-01196-0

Demande d’asile politique de deux Polonais à Iqaluit

(Histoire précédente : la dame qui se fait voler son sac à main sous mes yeux)

Un DC-8-71 de la Trans Ocean Airways et un Boeing B-727 de la compagnie Sterling à Iqaluit (1989). Vue à partir de la station d'information de vol d'Iqaluit
Un DC-8-71 de la Trans Ocean Airways et un Boeing B-727 de la compagnie Sterling à Iqaluit (1989). Vue à partir de la station d’information de vol d’Iqaluit

Une nuit d’automne 1989, à Iqaluit, dans le Nunavut, un Boeing 727 de la compagnie aérienne Sterling est stationné sur le tarmac pour une courte escale, histoire de refaire le plein. De la tour de la station d’information de vol (FSS) de Transports Canada, nous pouvons apercevoir les véhicules des douanes du Canada et de la GRC stationnés près de l’aéronef, ce qui est inhabituel. Il y a une certaine agitation près de la porte arrière du 727, car plusieurs personnes circulent d’un véhicule à l’autre et semblent faire face à un imprévu. L’escale se prolonge.

Dans les jours qui suivent, soit le 2 octobre 1989, le Journal de Montréal publie l’article suivant : « Deux Polonais, qui avaient prévu de faire défection à Terre-Neuve lors d’une escale technique de leur avion assurant la liaison Gdansk-Vancouver, ont eu la surprise samedi d’apprendre par les autorités canadiennes que l’appareil avait atterri dans le Grand Nord canadien ».

« Les deux hommes, dont l’identité n’a pas été révélée, ont quand même demandé l’asile politique, a affirmé un responsable de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) à la station d’Iqaluit, sur l’île de Baffin, dans l’Arctique. Les Polonais, qui devaient se rendre à Vancouver, sur la côte du Pacifique, pour relayer des marins d’une flottille de pêche, se croyaient à St John’ s, la capitale de Terre-Neuve, a indiqué le responsable, le caporal Gary Asels ».

« L’officier de douane leur a montré sur une carte l’emplacement d’Iqaluit (à 2100 kilomètres au nord de Montréal). Ils s’en fichaient éperdument, l’important, pour eux, c’était d’être au Canada. Ils étaient très heureux d’être ici, a commenté le caporal Asels ».

On m’a rapporté que de façon à réussir leur sortie de l’avion, les deux Polonais avaient choisi un siège situé près de la passerelle arrière du Boeing 727. Ils ont fait semblant de dormir et quand l’escalier a été abaissé et que la surveillance a été diminuée pour un court instant, ils en ont profité pour emprunter rapidement la passerelle et se sont retrouvés sur le sol canadien.

Je ne peux malheureusement pas confirmer aujourd’hui s’ils ont finalement été reçus citoyens canadiens ou s’ils ont dû retourner dans leur pays d’origine.

Pour d’autres histoires vécues en tant que FSS à Iqaluit, cliquez sur le lien suivant: Spécialiste en information de vol (FSS) à Iqaluit

Iqaluit: la dame qui se fait voler son sac à main sous mes yeux

(Histoire précédente : les deux commandants de bord forcés de retarder leur décollage à Iqaluit)

Iqaluit NWT 1989
Iqaluit NWT 1989

Iqaluit, Nunavut 1990. Un jour où je sors à l’extérieur pour faire une promenade, une jeune femme Inuite me crie de rattraper un individu, également Inuit, qui vient de lui voler son sac à main. Une telle demande venant d’une citoyenne d’une grande ville ne m’aurait pas surpris, mais il était très improbable pour moi de ne jamais entendre cela dans une petite ville de l’Arctique comme Iqaluit. Je crois donc immédiatement à une farce avec caméra cachée, mais lorsque je me retourne, je vois le type courir au loin avec quelque chose dans les mains.

Je tente alors de rattraper l’individu et comme je me rapproche progressivement, le fugitif sait qu’il a un choix à faire : soit il ralentit et je le rattrape, soit il maintient sa vitesse en descendant une pente escarpée formée de gros blocs de roches aux arêtes pointues. Il choisit la seconde option et entame sa descente en sautant d’une roche à l’autre, perd pied, et se heurte la tête contre les roches lors de sa chute.

Toujours étendu à travers les roches et le visage ensanglanté, il me voit arriver à sa hauteur. Je lui demande alors le sac, mais il refuse d’obtempérer. Il s’attend probablement à ce que je le frappe, mais je ne suis pas là pour jouer les matamores ou faire justice moi-même. J’attends donc un peu qu’il se calme et lui demande de nouveau de me donner le sac. Il accepte finalement.

L’homme se relève sans trop noter le sang qu’il a sur le visage. Sans dire un mot, il me suit à une distance d’environ deux mètres alors que je remonte lentement la pente pour rejoindre la dame qui nous attend tout en haut. En jetant un rapide coup d’œil, je m’assure qu’il n’a pas dissimulé un couteau ou une autre arme dans ses mains.

Arrivé en haut, je remets le sac à main à la dame. Lorsque le voleur arrive à notre hauteur, la jeune femme commence à l’engueuler, profitant de ma présence au cas où celui-ci voudrait la frapper. J’aurais pu me passer de cette étape, maintenant que le calme est revenu.

Quand la « discussion » est terminée entre elle et l’individu, ce dernier tente de s’approcher de moi. Je m’assure de le tenir à l’écart d’au moins une longueur de bras pour éviter un coup vicieux. Il est assez incompréhensible qu’après un incident de ce genre, un voleur décide d’accompagner la victime et le poursuivant, comme si rien ne s’était passé. Il me dit simplement : « You run fast, like Ben Johnson! ».

Finalement, après une courte marche, nous arrivons tous les trois à notre point de départ et le tout se termine aussi subitement que cela avait commencé. La jeune femme décide qu’elle ne portera pas plainte auprès à la police. Elle me remercie et s’en va de son côté, le voleur s’en retourne au bar d’où il était venu, et je reprends ma marche dans le calme légendaire d’Iqaluit, histoire de prendre l’air avant le prochain quart de travail à la station d’information de vol de Transports Canada à Iqaluit.

(Prochaine histoire : demande d’asile politique de deux Polonais à Iqaluit)

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